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À La Une - Proche-Orient

Esplanade des Mosquées : l'ultra droite fait monter la pression

Netanyahu appelle à la "retenue".

La police israélienne a annoncé l'interpellation de cinq militants d'extrême droite. Ahmad Gharabli/AFP

La droite ultra-nationaliste religieuse israélienne a poursuivi dimanche sa campagne pour obtenir de prier sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, faisant fi des appels à la retenue du Premier ministre Benjamin Netanyahu et attisant un peu plus les tensions dans la Ville sainte.


Pour dénoncer les visites de plus en plus fréquentes de juifs sur le troisième lieu saint de l'islam, perçues comme des provocations, les mouvements politiques palestiniens avaient appelé à manifester à Qalandiya, le check-point reliant le nord de la Cisjordanie occupée à Jérusalem. Ce rassemblement a dégénéré en affrontements entre des dizaines de jeunes jetant des pierres sur des soldats israéliens qui répliquaient par des tirs et des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon les secours palestiniens, 15 manifestants ont été blessés, dont un par balle.


L'Esplanade des Mosquées, où se trouve l'emblématique mosquée Al-Aqsa, est récemment devenue l'objet de toutes les tensions, des heurts y éclatant régulièrement. Les Palestiniens et les Jordaniens, qui en ont la charge, accusent régulièrement Israël de tenter de modifier le statu quo datant de 1967 qui veut que les juifs puissent entrer sur le site, également sacrée dans le judaïsme, sans toutefois avoir le droit d'y prier.


Le roi Abdallah II de Jordanie a d'ailleurs une nouvelle fois promis que son pays protègerait "par tous les moyens dont il dispose, les lieux saints chrétiens et musulmans", tandis que la Ligue arabe a appelé la communauté internationale à intervenir pour faire cesser les "violations" d'Israël à Jérusalem, accusant l'Etat hébreu d'avoir atteint "une ligne rouge".

 

Visite médiatique

Mercredi, Yéhuda Glick, un des militants les plus connus de l'extrême droite nationaliste israélienne a été visé par quatre balles. Quelques heures plus tard, les forces spéciales israéliennes abattaient à son domicile son agresseur présumé et, redoutant une réplique palestinienne, fermaient l'Esplanade des mosquées, une décision rarissime.


Vendredi, jour de grande prière pour les musulmans, l'accès à la mosquée a été de nouveau autorisé, mais seulement aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes. Et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété n'avoir aucune intention de changer le statu quo, exhortant les ultras de droite à faire preuve de "retenue" et de "responsabilité".


Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué "un pas dans la bonne direction" et appelé à "poursuivre les efforts pour créer une atmosphère plus calme" car, "les attaques et les provocations des radicaux produiront des résultats dangereux pour l'ensemble de la région".


Ignorant l'appel de celui qui est pourtant le chef de son parti le Likoud, le député Moshé Feiglin, a fait dimanche matin une entrée sur l'esplanade des Mosquées, non sans avoir prévenu la presse auparavant.
Dans le même temps, le ministre de l'Habitat Uri Ariel, religieux et partisan de la colonisation notamment à Jérusalem-Est annexée et occupée, a une nouvelle fois réclamé sur la radio publique le droit pour les juifs de prier sur l'esplanade.
La police israélienne a annoncé en outre l'interpellation de cinq militants d'extrême droite.
De quoi raviver un peu plus les tensions dans la Ville sainte où 17 Palestiniens ont été interpellés vendredi et samedi, selon la police qui a annoncé avoir arrêté 111 Palestiniens au total depuis le 22 octobre et l'aggravation des tensions à Jérusalem-Est, agitée depuis l'été. Une source policière a ajouté que 900 Palestiniens avaient été arrêtés à Jérusalem au cours des quatre derniers mois.

 

Gaza fermée

Dans la nuit de samedi à dimanche Palestiniens et policiers israéliens se sont d'ailleurs une nouvelle fois affronté dans différents quartiers de Jérusalem-Est, dont la Vieille ville qui jouxte l'Esplanade.


Renforçant encore un peu plus son arsenal juridique à l'encontre des Palestiniens, Israël pourrait durcir les peines pour jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules, qui pourront aller jusqu'à vingt ans de prison.


Plus au sud, les Palestiniens de la bande de Gaza, ravagée durant l'été par une nouvelle guerre, la troisième en six ans, ont vu leur enfermement encore durci, Israël ayant fermé jusqu'à nouvel ordre ses deux points de passage avec le territoire en réponse au tir d'une roquette sur son territoire.


Les 1,8 millions de Gazaouis vivent sous un strict blocus israélien depuis 2006, tandis que l'Egypte tient la plupart du temps fermé l'unique poste-frontière non contrôlé par Israël. Le Caire a de nouveau récemment fermé Rafah après une attaque dans le Sinaï frontalier.
Un dirigeant du Hamas a dénoncé une "punition collective", accusant Israël de "briser les engagements pris lors du cessez-le-feu" conclu il y a deux mois à Gaza.

 

 

Reportage
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La droite ultra-nationaliste religieuse israélienne a poursuivi dimanche sa campagne pour obtenir de prier sur l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem, faisant fi des appels à la retenue du Premier ministre Benjamin Netanyahu et attisant un peu plus les tensions dans la Ville sainte.
Pour dénoncer les visites de plus en plus fréquentes de juifs sur le troisième lieu saint de l'islam, perçues comme des provocations, les mouvements politiques palestiniens avaient appelé à manifester à Qalandiya, le check-point reliant le nord de la Cisjordanie occupée à Jérusalem. Ce rassemblement a dégénéré en affrontements entre des dizaines de jeunes jetant des pierres sur des soldats israéliens qui répliquaient par des tirs et des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Selon les secours palestiniens, 15 manifestants...
commentaires (6)

En réalité, le temple de Jérusalem de ces Juifs n'a jamais été précisément situé, et on n'est même pas sûr qu'il ait réellement existé. En sus, toutes ces carabistouilles ne sont que les résultats de récits bibliques, écrits vers 500 à 700 avant J.C. En fait, cette histoire juive de cinq mille ans n'est strictement qu'un "pur" mythe.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

09 h 32, le 04 novembre 2014

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Commentaires (6)

  • En réalité, le temple de Jérusalem de ces Juifs n'a jamais été précisément situé, et on n'est même pas sûr qu'il ait réellement existé. En sus, toutes ces carabistouilles ne sont que les résultats de récits bibliques, écrits vers 500 à 700 avant J.C. En fait, cette histoire juive de cinq mille ans n'est strictement qu'un "pur" mythe.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 32, le 04 novembre 2014

  • MAIS Où SONT TOUS LES ARABES ET L'IRAN AVEC SES MILICES D'EL KUDSS ? TOUS LES ABRUTIS S'ENTRE-TUENT ! LES AUTRES EN PROFITENT ! LES UNS RÊVENT D'UNE PALESTINE SANS PALESTINIEN... ET LES AUTRES DE JETER LES JUIFS À LA MER... DE L'ABRUTISSEMENT RÉCIPROQUE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 40, le 03 novembre 2014

  • Non, Car il ne s'agit pas de juifs mais de judéo-sionistes criminels et occupants.. C'est là TOUTE la différence! La question n'est pas religieuse en soit mais purement politique. Ce lieu, oh combien saint de l'Islam, quiconque voudrait y venir prier doit demander la permission de le faire et venir en AMI.. Alors NON, ce n'est pas permis à ces criminels qui le font par la force des armes, parce que là il s'agit simplement d'une agression derrière laquelle il y a un projet diabolique de se débarrasser de la sainte mosquée pour y reconstruire le 3ème temple juif profitant des divission des musulmans qu'ils incitent de toutes leurs forces diaboliques, trouvant hélas allié dans une partie de l'Islam obscurantiste sunnite gangréné par les doctrines wahhabites takfirisantes. Seuls les simples d'esprits et les niais pensent qu'il s'agit d'une candide prière de ce peuple ELU (mais par qui!!??)... Tout comme quand les premiers kibboutz venus en paix au début du siècle dernier ont été installés sur les terres de la palestine qui ont finit par prendre toutes les terres et chasser les natifs.

    Ali Farhat

    13 h 39, le 02 novembre 2014

  • La mosquée El Aqsa a été bâtie sur l’emplacement du temple de Jérusalem, lieu saint des juifs depuis l’époque de Salomon, il y a plus de deux mille ans. C’est comme si les musulmans érigeaient une mosquée place Saint-Pierre à Rome. Que diraient les catholiques ? On a bien déplacé le temple d’Abou Simbel en Égypte pour construire le barrage du Nil. Pourquoi n’en ferait-on pas autant de la mosquée El Aqsa, en Arabie Saoudite par exemple ? L’esplanade du temple, renommée injustement celle des mosquées, appartient de plein droit aux juifs, comme d’ailleurs l’intégralité de la ville de Jérusalem, qui est leur capitale et non celle des arabes. Et pour comble d’imposture, les musulmans interdisent même aux juifs d’aller y prier. Ils ne manquent pas d’air. Et d’ailleurs, presque partout où il y a des frictions, des guerres dans le monde, exception faite peut-être de l’Ukraine, en Irak, en Syrie, au Liban, au Nigéria, au Mali et ailleurs, ce sont les islamistes qui les provoquent. Aussi, je n’irai sûrement pas prendre parti pour eux.

    Jacques MARAIS

    13 h 16, le 02 novembre 2014

  • A condition que les arabes musulmans puissent prier sur le mur des lamentations , dans ce conflit judéo /sunnite c'est donnant donnant . Bizarre le silence des moutons arabes sunnites ???!!!!

    FRIK-A-FRAK

    11 h 50, le 02 novembre 2014

  • Vu que cette mosquée , fut construite à l'époque de la conquête islamique sur les assises d'un temple juif à moitié détruit par les incroyants romains ... pourquoi en 2014 , interdire aux juifs de prier en ce lieu saint...? c'est un peu comme demander ....aux Bouddhas de Bamiyan ,s'ils souhaitaient après leurs destruction ..qu'une mosquée soit érigée à leurs places...où que Sainte Sophie redevienne comme à son existence originale une cathédrale......

    M.V.

    11 h 47, le 02 novembre 2014

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