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Moyen Orient et Monde - Gaza

Les Brigades al-Qassam, entre menaces et désir de « vengeance »

Les hostilités reprennent dans l'enclave palestinienne ; Israéliens et Palestiniens retirent leurs délégations du Caire ; l'aéroport Ben-Gourion dans le collimateur du Hamas ; le chef du groupe islamiste toujours insaisissable.

Lors des funérailles de Ali, un bébé de sept mois, et de sa mère, Widad, 27 ans, fils et femme de l’insaisissable chef militaire du Hamas Mohammad Deif, plusieurs milliers de Gazaouis ont réclamé « vengeance ». Mohammad Salem/Reuters

La branche armée du Hamas a lancé hier soir une mise en garde aux compagnies aériennes atterrissant à Tel-Aviv, les exhortant à ne plus s'y poser à compter d'aujourd'hui à 03h00 GMT, après la reprise des hostilités dans la bande de Gaza et une tentative d'élimination ciblée de son chef par Israël.
Les Brigades al-Qassam n'ont pas précisé leur menace, mais elles ont à plusieurs reprises déjà, et de nouveau hier, revendiqué des tirs de roquettes en direction de l'aéroport. Fin juillet, la chute d'un de ces engins à proximité de l'aéroport Ben-Gourion avait entraîné sa brève fermeture et de nombreuses annulations de vols.


Ainsi, l'engrenage de la violence est désormais relancé dans la bande de Gaza, qui a connu une accalmie de neuf jours, après un mois de conflit qui a fait jusqu'ici 2 047 morts, selon le ministère palestinien de la Santé. Au moins 20 Palestiniens, dont neuf enfants, ont été tués depuis que le mouvement islamiste et l'État hébreu ont recommencé à échanger tirs de roquettes et frappes aériennes mardi soir, sans attendre l'expiration à minuit d'un cessez-le-feu.

 

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Les deux premières victimes de ces violences ont été la femme et le bébé de Mohammad Deif, chef des puissantes Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas. Cette dernière a assuré que son chef, qui vit dans la clandestinité et a déjà échappé à cinq tentatives d'assassinat, était bien vivant et toujours aux commandes. Lors des funérailles du bébé de sept mois, de sa mère, Widad, 27 ans, et de deux membres du Hamas, plusieurs milliers de Gazaouis ont réclamé « vengeance ». Les Brigades al-Qassam ont promis d'ouvrir « les portes de l'enfer » pour Israël en représailles à cette frappe contre leur chef.


Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour qui le Hamas et les jihadistes de l'État islamique sont « les branches d'un même arbre », a indiqué hier pour sa part qu'Israël poursuivait son opération Bordure protectrice contre le Hamas et répondrait à toute attaque avec une vigueur plus grande encore. « Si le Hamas tire, nous riposterons avec plus de force encore, et s'ils ne comprennent pas aujourd'hui, ils comprendront demain, et si ce n'est pas demain, ce sera après-demain », a-t-il dit.

 

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« Mort-né »
Et alors que les armes ont recommencé à parler, les Brigades al-Qassam ont appelé les négociateurs palestiniens à quitter « immédiatement » Le Caire pour ne pas y revenir, estimant que les négociations sur un accord déjà « mort-né » avait été « enterrées avec le martyr d'Ali Deif », en référence au fils de Mohammad Deif. « Le cessez-le-feu est mort et Israël est responsable », a dit Azzam al-Ahmad, le chef de la délégation palestinienne aux pourparlers, incluant le Hamas, le Jihad islamique et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui chapeaute l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. « Israël entrave tout type d'accord conduisant à l'apaisement » dans la bande de Gaza, a accusé le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi au Caire.


Israël a également rappelé ses émissaires quand la trêve a été rompue. Rien n'indiquait cependant à ce moment-là que les deux belligérants aux exigences apparemment inconciliables pouvaient s'entendre non seulement sur une cessation des hostilités, mais sur des dispositions de fond censées garantir que les combats ne reprennent pas dans six mois.


Le médiateur égyptien a malgré tout appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations, tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas a entamé une visite à Doha pour rencontrer l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et Khaled Mechaal, le chef en exil du Hamas.
Mais Israël n'a donné aucun signe de reprise rapide des discussions. « Les tirs de roquettes ont non seulement rompu le cessez-le-feu, ils ont aussi brisé les fondations sur lesquelles reposaient les discussions du Caire », a dit Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

 

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