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Moyen Orient et Monde

Haïdar al-Abadi : de l’exil au poste de Premier ministre

Portrait
OLJ
13/08/2014

Haïdar al-Abadi, nommé lundi Premier ministre irakien, est un ancien exilé siégeant depuis longtemps au Parlement et qui était considéré comme proche de son prédécesseur Nouri al-Maliki jusqu'à sa nomination. M. Abadi était ministre des Communications au sein du gouvernement intérimaire mis en place après le renversement de Saddam Hussein en 2003. Il est membre du parti Daawa de M. Maliki. « Jusqu'à très récemment, il était un substitut de M. Maliki. (...) Je n'ai jamais vu beaucoup de différences entre eux », estime Kirk Sowell, éditeur de la lettre d'information spécialisée Inside Iraqi Politics, basée à Amman.
M. Abadi, né en 1952, a été élu au Parlement irakien en 2006, où il a d'abord présidé la commission de l'Économie, de l'Investissement et de la Reconstruction, puis celle des Finances. Il a été élu vice-président du Parlement en juillet, avant d'être appelé à former un gouvernement.
Tout comme Maliki et d'autres hommes politiques de haut rang, M. Abadi a passé des années en exil avant de rentrer en Irak. Il a vécu en Grande-Bretagne, où il a décroché en 1981 un doctorat en ingénierie électrique et électronique à l'université de Manchester. Il était à l'étranger durant l'essentiel du règne de Saddam Hussein. Dans une biographie figurant sur son site Internet, il déclare que deux de ses frères ont été arrêtés par le régime du dictateur au début des années 80 et exécutés pour leur appartenance au parti Daawa, opposé à Saddam Hussein. Un troisième frère a été arrêté et emprisonné pendant dix ans sur la base des mêmes accusations.
S'il réussit à former un gouvernement dans les 30 prochains jours, il devra faire face à d'immenses défis. Le plus grand sera de rétablir la sécurité, face à des jihadistes qui contrôlent de larges zones des cinq provinces irakiennes. Mais sans tendre la main aux sunnites et sans leur accorder une participation significative à la vie politique et au gouvernement, il sera extrêmement difficile de ramener sous un semblant de contrôle la violence affectant le pays.

(Source : AFP)

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