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Moyen Orient et Monde - Irak

Un influent religieux chiite en faveur du départ de Maliki

Les imams sunnites se retrouvent sous la pression des insurgés de l'EI.

Cheikh Ali al-Najafi, porte-parole de son père, le grand ayatollah Bachir al-Najafi, l’un des quatre plus importants leaders religieux chiites qui constituent la marjaïya. Haidar Hamdani/AFP

Le départ du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki constituerait « une part importante » de la solution à la crise politique en Irak, estime le porte-parole d'un influent religieux chiite. Il s'agit de la première fois qu'un leader religieux chiite appuie ouvertement un départ du pouvoir de M. Maliki, lui-même chiite.

Cette déclaration de cheikh Ali al-Najafi, porte-parole de son père, le grand ayatollah Bachir al-Najafi, apparaît comme un signe supplémentaire de la volonté du clergé chiite, habituellement discret, de jouer un rôle plus actif dans les affaires du pays. La formation rapide d'un gouvernement d'union est ainsi vue comme une étape cruciale pour faire face à l'offensive fulgurante des insurgés sunnites, menés par les jihadistes de l'État islamique (EI), qui ont su exploiter les profondes divisions politiques.

« C'est le point de vue du marjaa al-Najafi », a-t-il affirmé en parlant de son père, l'un des quatre plus importants leaders religieux chiites, qui constituent la marjaïya. Le grand ayatollah Ali Sistani, à la tête de la marjaïya, avait déjà appelé le 20 juin, via son porte-parole, à la « formation d'un gouvernement efficace qui soit acceptable sur le (...) plan national (et qui) évite les erreurs du passé ». « L'ampleur et le type des combats sont différents cette fois. Le nombre de combattants est différent. (Daech) est différent d'el-Qaëda », a indiqué M. Najafi, en référence à l'acronyme arabe de l'EIIL. « C'est quelque chose de plus développé qu'el-Qaëda, en termes de force, de coordination, d'organisation et de financement », estime-t-il, alors que les insurgés se sont emparés en l'espace de quelques jours de plusieurs pans du territoire dans le nord et l'est du pays.

La marjaïya avait dans le passé une position plus circonspecte et pris garde de rester à l'écart de l'arène politique. Mais la situation a évolué, a assuré M. Najafi, sous-entendant que la marjaïya allait désormais donner plus de voix. « Dans toute crise, vous aurez le conseil de la marjaïya. Et cela pour la stabilité de l'Irak, sa protection, son unité, et pour rassurer » les Irakiens et leurs voisins, a-t-il poursuivi.

 

(Pour mémoire : En Irak, Maliki affaibli mais bien accroché)

 

Et les sunnites...
Si le clergé chiite a décidé de s'impliquer plus activement dans les affaires du pays, il semblerait selon plusieurs témoignages que les religieux sunnites subissent de très fortes pressions de la part des insurgés. Ainsi, il y a quelques mois, les fidèles sunnites de Falloujah ont eu la surprise de voir un homme armé, lunettes de soleil sur le nez, s'installer dans la chaire de leur imam. Ce dernier, visiblement inquiet, est resté silencieux à côté du militant islamiste prêchant la violence contre les forces de sécurité, selon un fidèle ayant requis l'anonymat. « L'imam semblait extrêmement inquiet. Pendant que l'homme délivrait son sermon, il gardait les yeux rivés au sol comme s'il ne voulait pas l'entendre », raconte-t-il. Dans son discours, l'homme armé affirmait que l'islam autorisait de voler ou de tuer des membres des forces de sécurité, un prêche en totale contradiction avec celui de l'imam, qui avait déclaré la semaine précédente qu'il était interdit de commettre de tels actes. D'autres sources à Falloujah, connue comme « la ville des mosquées », ont corroboré le récit de ce fidèle et indiqué que les insurgés dictaient désormais le contenu des prêches du vendredi.


L'avancée éclair de l'EI a débuté à Mossoul, où des sources tribales et militaires ont indiqué que 13 religieux avaient été exécutés par l'EI pour avoir refusé de prêter allégeance à leur groupe dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi. Un des religieux tués était imam à la grande mosquée Nour al-Din de Mossoul, où Baghdadi a fait une première apparition publique le 4 juillet pour donner un prêche au premier jour du ramadan. Selon une vidéo non authentifiée mise en ligne sur Internet, Baghdadi a appelé tous les musulmans à lui « obéir », après que son groupe l'eut proclamé « calife », soit littéralement le successeur du Prophète pour faire appliquer la loi en terre d'islam. Une telle stratégie a semé la peur parmi les religieux sunnites. « Quand (Daech) est venu à Fallouja, les imams et orateurs religieux n'ont pas reçu de menace directe, mais ils ont quitté la ville après avoir constaté qu'ils n'avaient aucun point commun en matière de religion avec les émirs de (Daech) », explique un religieux sunnite refusant d'être nommé. « Si moi et d'autres religieux retournons à Fallouja, nous ignorons ce qui nous attend. Assassinat ? (Accusation de) trahison ? » s'interroge-t-il. À Bagdad, encore préservée par l'offensive des jihadistes, le religieux sunnite Ahmad al-Ani continue de prêcher contre l'EI. « Le chemin que ces gens sont en train de prendre est un leurre, qui (les) conduira dans les abysses (...) Ces (gens) ne représentent pas du tout les sunnites », assure-t-il.

 

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Le départ du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki constituerait « une part importante » de la solution à la crise politique en Irak, estime le porte-parole d'un influent religieux chiite. Il s'agit de la première fois qu'un leader religieux chiite appuie ouvertement un départ du pouvoir de M. Maliki, lui-même chiite.
Cette déclaration de cheikh Ali al-Najafi, porte-parole de son père, le grand ayatollah Bachir al-Najafi, apparaît comme un signe supplémentaire de la volonté du clergé chiite, habituellement discret, de jouer un rôle plus actif dans les affaires du pays. La formation rapide d'un gouvernement d'union est ainsi vue comme une étape cruciale pour faire face à l'offensive fulgurante des insurgés sunnites, menés par les jihadistes de l'État islamique (EI), qui ont su exploiter les profondes divisions...
commentaires (1)

EN IRAQ, PLUSIEURS IMAMS CHIITES SE SONT PRONONCÉS ET SE PRONONCENT ET SE PRONONCERONT ENCORE CONTRE L'INSISTANCE DE MALIKI DE BRAGUER LE POUVOIR... POUR TROUVER UNE ISSUE À LA CRISE QUI FRAPPE LE PAYS... CONTRAIREMENT À D'AUTRES IMAMS CHIITES AILLEURS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 37, le 17 juillet 2014

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Commentaires (1)

  • EN IRAQ, PLUSIEURS IMAMS CHIITES SE SONT PRONONCÉS ET SE PRONONCENT ET SE PRONONCERONT ENCORE CONTRE L'INSISTANCE DE MALIKI DE BRAGUER LE POUVOIR... POUR TROUVER UNE ISSUE À LA CRISE QUI FRAPPE LE PAYS... CONTRAIREMENT À D'AUTRES IMAMS CHIITES AILLEURS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 37, le 17 juillet 2014

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