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À La Une - France

Hollande condamné à passer à l'action après le revers des municipales

Le président doit s'exprimer "très vite" pour "offrir une nouvelle perspective", estime un proche de l'Elysée.

Après le choc du premier tour des municipales, François Hollande est condamné à passer à l'action pour tenter de reprendre la main avant les élections européennes de la fin mai. REUTERS/Charles Platiau

Après le choc du premier tour des municipales dimanche dernier, le président français, Francois Hollande, à la tête d'un exécutif frappé de discrédit et d'une impopularité record, est condamné à passer à l'action pour tenter de reprendre la main avant les élections européennes de la fin mai.

"Au mois d'avril, il y aura nécessairement une expression et une action", affirme-t-on à l'Elysée. Remaniement, nouvelle étape du quinquennat ? Il faudra quoi qu'il arrive répondre à "l'avertissement, dès lors que l'électorat de gauche est resté pour une part chez lui", explique-t-on. "Il y a des corrections à opérer, il faut être plus efficace, plus rapide et mieux organisé", observe-t-on également.


Après un premier tour marqué par une abstention record, une percée historique du Front national et un vote-sanction contre les socialistes dans plusieurs grandes villes, "les Français attendent le président", reconnaît un proche du chef de l'Etat. Celui-ci, estime-t-il, doit s'exprimer "très vite" pour "offrir une nouvelle perspective" et répondre au "besoin de justice sociale".
Les résultats sur le front du chômage ont été "trop longs à venir", ajoute un autre qui souligne: "être de gauche, c'est vouloir changer la vie des Français", une variante du slogan de François Mitterrand en 1981. Il évoque "une meilleure répartition de l'effort" mais aussi "des fruits" de cet effort "notamment sur le plan fiscal".
"Il faudra rapidement clarifier la situation, que le président dise ce qu'il veut faire, s'il faut un changement de gouvernement ou pas" pour repartir "à la conquête du coeur des Français", abonde un poids lourd du gouvernement.


Dans l'entre-deux tours, François Hollande, sollicité par plusieurs chaînes de télévision, a décidé de garder le silence. Mais par la suite, "il y aura bien une expression, même si la date n'est pas encore fixée", précise son entourage.


Reconnaissant "un désaveu de la méthode", le patron des sénateurs socialistes, François Rebsamen, juge que "les Français veulent de l'explication, de la cohérence, de la justice sociale, de l'autorité". Un conseiller ministériel influent préconise même "un effet de sidération, un saut audacieux, un coup de barre à gauche". "Quand un Premier ministre cristallise trop de mécontentement, il doit partir", assène-t-il.

 

Matignon : "on ne fait pas nos cartons"
Les Français sont sur la même longueur d'onde. Près de huit sur dix (79%) appellent à un remaniement. Ils sont presque aussi nombreux (69%) à souhaiter un changement de Premier ministre dans la foulée des municipales.


A Matignon, on feint le détachement, observant que "ça fait deux ans que, périodiquement, on annonce le départ de Jean-Marc Ayrault". "Nous ne faisons pas nos cartons", insiste-t-on.
Ministre du Travail et proche du président, Michel Sapin estimait lui aussi mardi qu'il fallait entendre le "mécontentement vis-à-vis de la situation économique et sociale" et qu'"évidemment, il faudra évoluer" avec "le Premier ministre que choisira le président", l'actuel ou un autre.


Des noms circulent: Manuel Valls, le populaire ministre de l'Intérieur, Laurent Fabius, qui fait figure de sage à la tête de la diplomatie française et a déjà goûté à Matignon il y a trente ans et, pourquoi pas -son état-major y travaille- Ségolène Royal, l'ancienne compagne du président et mère de leurs quatre enfants.


Reste à composer avec un calendrier contraint. La France doit transmettre fin avril à la Commission européenne une version actualisée de son programme de stabilité avec, à la clef, le détail des 50 milliards d'économies dans les dépenses publiques promis par le chef de de l'Etat d'ici à la fin du quinquennat.
François Hollande montera en première ligne pour se livrer à une défense et illustration de son pacte de responsabilité sur lequel le gouvernement doit engager sa responsabilité devant le Parlement fin avril.


Nul doute que le sort du Premier ministre sera réglé avant cette date, tant l'enjeu est important pour le président. Pour autant, il n'entend pas "se laisser prendre par un calendrier", glisse un proche.
Mais patienter jusqu'aux élections européennes de la fin mai ne semble pas une option. Ce serait synonyme d'"inertie", note l'entourage du président.

 

Eclairage

Municipales en France : Une non-campagne, des enjeux locaux et des répercussions nationales...

Après le choc du premier tour des municipales dimanche dernier, le président français, Francois Hollande, à la tête d'un exécutif frappé de discrédit et d'une impopularité record, est condamné à passer à l'action pour tenter de reprendre la main avant les élections européennes de la fin mai.
"Au mois d'avril, il y aura nécessairement une expression et une action", affirme-t-on à l'Elysée. Remaniement, nouvelle étape du quinquennat ? Il faudra quoi qu'il arrive répondre à "l'avertissement, dès lors que l'électorat de gauche est resté pour une part chez lui", explique-t-on. "Il y a des corrections à opérer, il faut être plus efficace, plus rapide et mieux organisé", observe-t-on également.
Après un premier tour marqué par une abstention record, une percée historique du Front national et un vote-sanction...
commentaires (7)

CONDAMNÉ À PASSER À L'ACTION ! AVEC FRACTION ET SANS RÉACTION ? CHOU HOUWÉ TIYYARA ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

14 h 39, le 28 mars 2014

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Commentaires (7)

  • CONDAMNÉ À PASSER À L'ACTION ! AVEC FRACTION ET SANS RÉACTION ? CHOU HOUWÉ TIYYARA ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 39, le 28 mars 2014

  • Cet homme et une erreur en soi, un looser comme hariri fils chez nous. Il a causé le plus grand tort à son parti pour commencer. Il est comdamné tout court. Tout les français n'attendent plus desormais que la fin de son mandat, qui hélas n'est pas proche. Nous sommes bien plus heureux au Liban!

    Ali Farhat

    00 h 02, le 27 mars 2014

  • COQ SANS C... NE PEUT PAS CHANTER !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 05, le 26 mars 2014

  • SUITE .... Oui, nous nous moquons de vos jeux de chaises musicales ministérielles entre les "copains d'abord" en virant des fusibles sans intérêt Ce non évènement probable à compter de lundi ne fera que la Une des médias pour quelques jours et ne changera hélas rien à votre "maintien de cap" qui nous conduit droit à la cassure sociale et au désastre économique en dépit du vol des hirondelles en ce printemps Non, à ce point désavoué dans les sondages comme dans les urnes, c'est vous qui devez changer en cessant de vous positionner -sans doute par peur- en contre point permanent de la politique de votre prédécesseur ou bien en tirant de la déshérence de votre politique actuelle les conséquences qu'un De Gaulle a su prendre, lui, en son temps... Mais à cette époque, l'honneur et la cohérence faisaient encore partie des valeurs de la République.

    FAKHOURI

    17 h 07, le 26 mars 2014

  • Entendre et Écouter... Un abysse entre ces deux attitudes Lorsque l'on est autiste comme vous l'êtes depuis deux ans, ce n'est pas une claque électorale, comme subissent vos partisans, qui changera votre attitude condescendante envers les français. Englué dans votre utopie de gauche n'ayant hélas que peu évolué depuis Jaurès, vous ne cesser de "dire", "d'affirmer" que vous entendez le peuple alors qu'en fait, vous ne l'écoutez même pas Ca nous vaut depuis deux ans force discours, des commissions, des réunions, voire des conférences dont il ne sort que des dossiers de conciliation ou discordes qui vieillissent dans les tiroirs de quelques fonctionnaires de haut niveau. En fait, vous n'écoutez que vous-même et "vos gens", ce dont les français tristement amusés se moquent

    FAKHOURI

    17 h 06, le 26 mars 2014

  • Les Français sont sur la même longueur d'onde. Près de huit sur dix (79%) appellent à un remaniement. Ils sont presque aussi nombreux (69%) à souhaiter un changement de Premier ministre dans la foulée des municipales.

    Sabbagha Antoine

    13 h 33, le 26 mars 2014

  • F.Hollande ne peut pas passé à l'action...! car la France a le dernier gouvernement socialiste dogmatique en Europe ...et personne....d'ailleurs n'a cautionné en Europe ces 2 ans de politique socialiste...c'est une démission qui pourrait ré-crédibiliser la France...

    M.V.

    12 h 01, le 26 mars 2014

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