À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars, le bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la Méditerranée orientale appelle à « une révision de la législation en matière de notification des cas de tuberculose afin que l'ensemble des personnes atteintes de tuberculose soient diagnostiquées et bénéficient d'un traitement ».
Dans un message, le directeur régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, le Dr Ala Alwan, indique que depuis la découverte de la bactérie à l'origine de l'infection en 1882, « le monde ne parvient toujours pas à dépister les trois millions de nouveaux cas de tuberculose survenant chaque année, soit environ un tiers de la totalité des cas estimés ».
En Méditerranée orientale, « près de 250 000 nouveaux cas de tuberculose n'ont pas été dépistés l'année dernière, ce qui représente un peu plus du tiers de l'ensemble des cas », souligne ainsi le Dr Alwan.
Rappelant que pour l'année 2014, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est placée sous le thème « Atteindre les trois millions de cas non diagnostiqués », le Dr Alwan affirme que « chaque patient compte ».
Il explique que pour dépister les cas de tuberculose non diagnostiqués, les pays de la Méditerranée orientale ont mis en place « de solides programmes nationaux » dotés de « plans d'action stratégiques rigoureux ». Grâce à la stratégie « Halte à la tuberculose », la région de la Méditerranée orientale « a pu maintenir un taux élevé de succès thérapeutique d'environ 88 % au cours des cinq des dernières années ».
« Ces dix dernières années, les pays ont dépisté plus de 4,2 millions de cas de tuberculose, dont plus de 3 millions ont été traités avec succès, poursuit le Dr Alwan. Les décès causés par la tuberculose ont baissé de 50 % par rapport à 1997. »
Et d'insister : « Dans le monde entier ainsi que dans la région, la révision de la législation en matière de santé publique, pour que l'ensemble des cas de tuberculose soient notifiés au système national de santé dès qu'ils sont diagnostiqués, représente une des mesures-clés de lutte contre la maladie qui n'a pas encore été prise. »
Le Dr Alwan souligne en outre que « la notification des cas doit avoir lieu dans des conditions de stricte confidentialité et ne doit pas entraver les droits des patients de décider dans quel établissement ils souhaitent se faire traiter ». « La notification des cas ne doit pas non plus accentuer la marginalisation des patients atteints de tuberculose », insiste-t-il.
Santé
« Un tiers des tuberculeux ne sont pas dépistés... »
OLJ / le 25 mars 2014 à 00h00


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