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Agressions

Toujours des attaques syriennes dans le Akkar et le jurd de la Békaa

Le 14 Mars réclame à cor et à cri le déploiement de forces onusiennes.

Un obus syrien dans les environs de Wadi Khaled dans le Akkar.

Le Premier ministre Tamam Salam a reçu hier au Grand Sérail le coordinateur spécial des Nations unies au Liban, Derek Plumbly, venu officiellement le féliciter d'avoir été investi par le vote de confiance du Parlement.
M. Plumbly a affirmé à l'issue de la rencontre avoir évoqué avec le Premier ministre le dossier des réfugiés syriens notamment. Il a souligné que l'organisation onusienne est disposée à coopérer avec la nouvelle équipe au pouvoir pour tenter de résoudre un certain nombre de questions mises en exergue dans la déclaration ministérielle, dont celle des réfugiés.
« Les Nations unies et leurs partenaires œuvrent activement en ce moment dans deux régions qui ont été le plus affectés à ce niveau, à savoir Ersal et le Akkar », a-t-il dit. Le responsable onusien a précisé qu'une délégation a été dépêchée hier à Ersal pour évaluer les besoins de la région après les derniers événements.
M. Plumbly a saisi l'occasion pour saluer l'armée libanaise et les forces de l'ordre pour leur travail « assidu en vue de protéger le Liban dans des moments difficiles », soulignant son « inquiétude de la violence continue à Tripoli, et des violations répétées et inacceptables de la souveraineté du Liban sur ses frontières nord et sud, et des victimes occasionnées ».
La question de Ersal a d'ailleurs été au centre d'une rencontre entre M. Salam et les membres d'une délégation de cette localité conduite par Ahmad Flayti. Ce dernier a affirmé avoir « remercié » le chef du gouvernement pour l'initiative consistant à consolider la présence de l'armée dans le village, une mesure susceptible de mettre fin « aux accusations de terrorisme adressées à Ersal à qui l'on impute la responsabilité d'abriter des terroristes et des éléments armés ». Ersal, il faut le rappeler, est soumise depuis plusieurs jours à des raids syriens qui ciblent le périmètre du village.
« Nous avons affirmé devant M. Salam que Ersal est un territoire libanais jouissant d'une souveraineté libanaise et que le droit de ses habitants à la libre circulation devrait être préservé par les autorités libanaises et à leur tête l'armée. »
Interrogé sur le nombre « excessif » des réfugiés à Ersal, qui a dépassé de trois fois le nombre des habitants de la localité, il a répondu : « Les habitants de Ersal accueillent les réfugiés et non les éléments armés. Nous sommes ceux qui ont bouté hors du territoire l'armée syrienne. Nous étions parmi les premiers manifestants le jour du 14 mars. »
Et d'ajouter : « Si nous avons ouvert toutes grandes les portes pour la sortie du régime syrien l'invitant à quitter le Liban, ce n'est pas pour ouvrir une autre porte devant les membres de l'ASL. » « Nous sommes attachés à notre identité libanaise et n'accepterons jamais de l'abandonner aux mains de l'Armée syrienne libre, encore moins l'armée régulière syrienne », a encore assuré M. Flayti.
Par ailleurs, le général Jean Kahwagi, commandant en chef de l'armée, s'est penché sur l'incident de la mort de deux bergers dans le jurd de Anjar, dans la Békaa, sous le feu de l'armée syrienne.
Le sujet des frontières a été l'occasion pour les forces du 14 Mars de réitérer leur demande en faveur du déploiement de l'armée libanaise tout au long des frontières avec la Syrie, soutenue en cela par la Finul. Le député Mouïn Merhebi a renchéri, rappelant les clauses de la résolution 1701 qui prévoit un tel déploiement.

Les raids syriens
Les forces du 14 Mars ont également publié un communiqué dans lequel ils dénoncent « les violations continues de la souveraineté libanaise par les forces du régime syrien qui bombardent les régions libanaises limitrophes de la frontière syrienne et tuent des citoyens libanais, qui sont pourchassés par les hélicoptères syriens ».
Pour le 14 Mars, la seule solution de mettre fin à la contagion de la guerre syrienne, qui pèse de tout son poids sur le Liban, précise en substance le communiqué, est de déployer l'armée libanaise tout au long de la frontière aux côtés des forces multinationales, comme prévu par la résolution 1701.
De leur côté, les députés du Akkar ont demandé au nouveau gouvernement de s'adresser au Conseil de sécurité de l'ONU « pour réclamer l'application de la résolution 1701, consistant à déployer les forces de la Finul aux côtés de l'armée libanaise à la frontière, pour protéger les habitants et empêcher toutes les parties de s'immiscer dans les affaires syriennes ».
Les députés ont dénoncé le pilonnage de l'armée régulière syrienne « qui a atteint le territoire libanais, visant même un poste de l'armée libanaise. Il a tué des civils au su et au vu des Libanais qui se trouvaient en face ».
Le passage au niveau de Nahr el-Kabir a d'ailleurs été pris sous le feu des combats qui se déroulaient de l'autre côté de la frontière en Syrie, près de Fraydess et Kachalak, et les tirs ont atteint l'autoroute qui relie Abboudiyeh à Menjez, un village libanais chrétien.
En soirée, les hélicoptères syriens ont sévi une fois de plus dans l'espace aérien libanais, bombardant les localités de Wadi Ajram et le jurd de Ersal, visant vraisemblablement des éléments armés dans cette région. Des obus en provenance de la Syrie également ont touché les villages de Bkay'aa et de Wadi Khaled.

 


Le Premier ministre Tamam Salam a reçu hier au Grand Sérail le coordinateur spécial des Nations unies au Liban, Derek Plumbly, venu officiellement le féliciter d'avoir été investi par le vote de confiance du Parlement.M. Plumbly a affirmé à l'issue de la rencontre avoir évoqué avec le Premier ministre le dossier des réfugiés syriens notamment. Il a souligné que l'organisation...

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