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Élie Khoury, magicien des couleurs et des pixels !

Dans le hall de la bibliothèque de l'USEK, des photos représentant des paysages urbains aux États-Unis tapissent les murs. L'impression qui s'en dégage est celle de tableaux de peinture surréalistes où les gratte-ciel prennent des couleurs bariolées.

Beaucoup de détermination dans le regard d’Élie Khoury.

Le salon d'accueil de la bibliothèque de l'USEK a toujours été une agora où des artistes de renom exposent leurs chefs-d'œuvre. Élie Khoury, diplômé en photographie de la faculté des beaux-arts de l'USEK, a une ambition. « Pourquoi ne pas me hisser au rang de mes professeurs ? Il faut toujours encourager les talents prometteurs, et cela s'adresse surtout au gratin artistique », dit-il sur un ton déterminé. Son sujet de prédilection. Les courbes des gratte-ciel, des lotissements, des quartiers populaires qui parsèment le pays de l'Oncle Sam. Pourquoi ? « Là-bas, les édifices sont sublimes. Ils s'imposent majestueusement en reflétant leurs ombres sur le sol. Ils sont figés, en train de nous regarder nous battre avec nos crises existentielles. Eux, ils résistent au temps, tandis que nous, nous sommes condamnés à la finitude », confie le photographe de 26 ans.

Réussir en allant à l'aventure !
Élie a pris la clé des champs en juillet 2013. Le défi pour lui était de prouver aux personnes qui avaient sous-estimé qu'il avait un potentiel. « Je peux montrer dans mes photos beaucoup plus qu'un bâtiment inerte ! » se disait-il. Il s'est fixé sur trois villes des États-Unis : New York, Las Vegas et San Francisco. Le périple d'Élie avait pour fin « faire la découverte de soi », souligne le jeune artiste. L'architecture moderne des villes qu'il a traversées
véhicule un message : d'assumer l'ère où l'on vit, en l'occurrence celle de la mondialisation. « La ferraille des anciens ponts, les tags vulgaires, le béton se sont enjolivés grâce à la photographie. Il n'est nullement nécessaire de prendre des photos d'anciennes demeures traditionnelles, tendance très en vogue au Liban, pour faire de beaux clichés. Il faut apprendre à avoir le regard rivé à l'avenir et non au passé révolu », ajoute-t-il. Pour ce jeune homme, le premier but a été atteint « au risque de perdre la vie en me penchant du haut d'un gratte-ciel à New York pour prendre un cliché en plongée », raconte-t-il, souriant. L'exposition « Still Image Creativity of Indefinite Superstructures », qui s'est clôturée le 4 mars dernier à l'USEK, se poursuivra à Artlab Gallery, Gemmayzé, en juillet 2014.

Le salon d'accueil de la bibliothèque de l'USEK a toujours été une agora où des artistes de renom exposent leurs chefs-d'œuvre. Élie Khoury, diplômé en photographie de la faculté des beaux-arts de l'USEK, a une ambition. « Pourquoi ne pas me hisser au rang de mes professeurs ? Il faut toujours encourager les talents prometteurs, et cela s'adresse surtout au gratin artistique »,...
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