Appel

« Les réfugiés syriens, un problème existentiel pour notre pays », martèle Antoine Chédid

Les Nations unies viennent de voter une résolution pour assurer une aide humanitaire aux Syriens vivant dans leur pays en guerre. À Washington, on s'inquiète pour le Liban.

« Le thème de cette conférence est explicite en lui-même : Pas de solution en vue : les réfugiés syriens et les répercussions régionales. Mon intervention à ce sujet veut faire entendre à la communauté internationale le cri de douleur de mon pays. Le nombre des réfugiés, les statistiques, l'assistance sont certes la préoccupation de tout un chacun, mais le vrai problème est que cette crise est devenue un problème existentiel pour nous. Donc, il est urgemment demandé une solution réaliste. »
Ces mots sont ceux de l'ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, qui participait à un débat organisé à ce sujet par le think tank Brooking Institution. Y avaient pris part Kelly Clements, secrétaire d'État adjointe pour les Réfugiés et la Migration, l'ambassadeur d'Irak Lukman Faily, Dina Sabbah du Corps de salut, Kemal Kirisci, expert en politique étrangère du Centre des États-Unis et de l'Europe, et Megan Bradley de la Brooking Institution, pour le projet de déplacement intérieur.
Antoine Chédid s'en est référé à le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés des Nations unies (en ce qui concerne la progression du flux massif des réfugiés) et à la Banque mondiale pour les dégâts subis par le Liban dans le domaine socio-économique : une perte de 7, 5 milliards de dollars entre 2012 et 2014. Avec notamment pour conséquence une plongée du chômage jusqu'à 20 %.
Sans compter que la présence syrienne pèse très lourd sur les 1 650 communautés locales où elle s'est étalée et avec lesquelles elle entre en compétition sur le marché du travail. Une présence que l'on pensait courte au début et qui, en perdurant, est donc en train de se refléter sur le tissu socio- économique du pays. Malgré la rapide réponse des agences internationales et des ONG qui, à la longue, s'essoufflent.
« Et, malgré tout, a poursuivi M. Chédid, le Liban reste fidèle à son engagement international et humain de ne pas fermer ses frontières face à quelqu'un fuyant la violence. »

Un même engagement
Au regard d'une telle situation, les Libanais ont besoin du support des pays amis pour faire face aux néfastes conséquences d'un conflit extérieur qui n'est pas de leur fait et qui, de surcroît, menace leur sécurité et leur stabilité et porte préjudice à leur équilibre socio-économique. À prendre aussi en considération la délicate situation géographique du Liban, ses ressources limitées et son équilibre sensible. Autant de facteurs qui font qu'il n'est pas « possible » d'imposer à une nation et à des individus l'« impossible ».
L'ambassadeur Chédid a notamment réitéré son appel, entre autres, à la consolidation d'une infrastructure pour les réfugiés dans les zones sûres du territoire syrien et à la tenue d'une conférence internationale, non seulement pour une assistance financière, mais pour trouver le moyen de partager ce fardeau.
Et, il a conclu : « Comme vous le savez, le Liban possède aujourd'hui un nouveau gouvernement prêt à soutenir, selon ses capacités, les familles des déplacés syriens qui attendent de rentrer chez eux. Cependant, ces capacités ont atteint un point de non-retour et une aide immédiate est requise, vu l'escalade de la violence qui poussera à une plus grande fuite des zones de combat. » Et à plus d'impacts dévastateurs sur le Liban, pays voisin d'accès si aisé.

 

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« Le thème de cette conférence est explicite en lui-même : Pas de solution en vue : les réfugiés syriens et les répercussions régionales. Mon intervention à ce sujet veut faire entendre à la communauté internationale le cri de douleur de mon pays. Le nombre des réfugiés, les statistiques, l'assistance sont certes la préoccupation de tout un chacun, mais le vrai problème est...

commentaires (1)

"Les Libanais(h) ont besoin du support des pays amis pour faire face aux néfastes conséquences d'un conflit extérieur qui n'est pas de leur fait." ! Pas de leur fait, comment ça pas de leur fait ? Et les "libanais" Miliciens takfiristes fakkihistes de ce hézébbb membre de gouvernements successifs libanais, et qui participe sur place au carnage aux côtés du régime aSSadique, c'est "pas de son fait" ? Walaouh ! On prend ces "pays amis" pour des Niais ou quoi ?!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 32, le 26 février 2014

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Commentaires (1)

  • "Les Libanais(h) ont besoin du support des pays amis pour faire face aux néfastes conséquences d'un conflit extérieur qui n'est pas de leur fait." ! Pas de leur fait, comment ça pas de leur fait ? Et les "libanais" Miliciens takfiristes fakkihistes de ce hézébbb membre de gouvernements successifs libanais, et qui participe sur place au carnage aux côtés du régime aSSadique, c'est "pas de son fait" ? Walaouh ! On prend ces "pays amis" pour des Niais ou quoi ?!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 32, le 26 février 2014