La décision de sévir contre les extrémistes au sein de la puissante police religieuse saoudienne coïncide avec un durcissement de la loi contre l'extrémisme religieux.
Le chef de la police religieuse saoudienne a admis la présence d'extrémistes au sein de son organisme et promis de s'en débarrasser, dans une déclaration publiée mardi. "Il y a des partisans de la sédition au sein de la commission" de la promotion de la vertu et de la prévention du vice, et "nous allons exclure tous ceux qui provoquent la sédition dans le pays", a déclaré cheikh Abdel Latif el-Cheikh, cité par le quotidien Okaz.
La décision de sévir contre les extrémistes au sein de la puissante police religieuse coïncide avec un durcissement de la loi contre l'extrémisme religieux, annoncé lundi par décret royal et prévoyant jusqu'à 20 ans de prison pour la participation de Saoudiens à des combats à l'étranger et appartenance à des "groupes terroristes".
Cheikh Abdel Latif el-Cheikh a jugé "illicites" les "appels au jihad" dans les pays voisins, se faisant ainsi l'écho du décret royal selon lequel "prendre part à des combats à l'extérieur du royaume, sous n'importe quelle forme", est désormais puni par des peines allant de trois à 20 ans de prison.
Depuis un an, les autorités saoudiennes multiplient les mises en garde aux Saoudiens tentés de s'engager aux côtés des rebelles syriens, majoritairement sunnites, qui combattent le régime de Bachar el-Assad. Selon des diplomates, des centaines de Saoudiens, peut-être même des milliers, se sont néanmoins rendus en Syrie.
L'implication de Saoudiens dans des groupes jihadistes fait craindre à Ryad la résurgence à leur retour des attaques meurtrières menées entre 2003 et 2006 par el-Qaëda dans le royaume.
La police religieuse, qui doit veiller au respect des bonnes mœurs, est souvent accusée d'abus. Ses hommes prennent en chasse les couples non mariés, veillent à ce que les femmes soient voilées et respectent l'interdiction de conduire, ou encore que les commerces ferment pendant les heures de prière. Mais ses membres se font un peu plus discrets depuis la nomination en janvier 2012 de cheikh Abdel Latif el-Cheikh, qui a renoncé à la contribution de "volontaires", souvent accusés d'abus et de violences, et a mis fin à l'utilisation de voitures banalisées. Il est connu pour ses positions modérées concernant la mixité, qu'il ne prohibe pas lorsqu'elle n'enfreint pas les règles islamiques, alors que le royaume impose une stricte ségrégation des sexes.
Lire aussi
L'Arabie tente de dissuader ses jihadistes d'aller en Syrie
Arabie: la police religieuse met en garde contre toute célébration du Nouvel An
La décision de sévir contre les extrémistes au sein de la puissante police religieuse coïncide avec un durcissement de la loi contre l'extrémisme religieux, annoncé lundi par décret royal et prévoyant jusqu'à 20 ans de prison pour la participation de Saoudiens à des combats à l'étranger et appartenance à des "groupes terroristes".
Cheikh Abdel Latif el-Cheikh a jugé "illicites" les...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je pense que bandar doit avoir une fievre localisee , et PLUS transmissible a d'autres . Les antibiots yanky ont neutralise les virus .Good news fox ,,.
16 h 39, le 04 février 2014