REUTERS/Philippe Wojazer
La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, a quitté samedi l'hôpital parisien où elle avait été admise le 10 janvier après la révélation d'une liaison du chef de l’État français avec une comédienne.
Au même moment, le président Hollande se trouvait en déplacement dans son fief de Corrèze, dans le sud-ouest de la France, respectant strictement son agenda politique comme il l'a fait toute la semaine, à l'exception d'une visite jeudi soir à sa compagne.
Mme Trierweiler a quitté l'hôpital de la Pitié Salpêtrière entre 15H00 (14H00 GMT) et 16H00 (15H00 GMT) pour se rendre directement au Pavillon de la Lanterne, résidence présidentielle proche du château de Versailles, près de Paris, où elle doit "se reposer quelques jours", a précisé à l'AFP le cabinet de la Première dame.
Elle a remercié samedi, par un message sur Twitter, ceux qui lui ont apporté leur soutien depuis son hospitalisation, il y a dix jours. "Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont envoyé des messages de soutien et de rétablissement via Twitter, SMS ou courriels.
Valérie Trierweiler, 48 ans, journaliste et mère de trois enfants, avait été hospitalisée le 10 janvier, après, selon son entourage, un "coup de blues" provoqué par la publication par l'hebdomadaire people Closer d'un dossier spécial intitulé "l'amour secret du président" dans lequel était relaté la liaison de François Hollande, 59 ans, avec la comédienne Julie Gayet, 41 ans.
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En Corrèze, département rural dont il a longtemps été l'élu, François Hollande a soigneusement évité le sujet tout au long de la journée, tout comme il a renoncé aux traditionnels bains de foule et limité les contacts avec une presse inhabituellement nombreuse.
Il a également évité le marché de Tulle où il avait pris l'habitude de "déambuler" depuis son élection à l’Élysée.
Sa dernière visite dans cette ville, dont il a été maire et député, remontait au 20 juillet. Ce jour-là, il était accompagné, selon la presse locale, de l'actrice Julie Gayet.
Pas moins de 93 journalistes, dont des envoyés spéciaux du New York Times, de la BBC ou du magazine allemand Stern, avaient fait le déplacement à Tulle, témoignant de l'intérêt médiatique pour les démêlés sentimentaux du chef de l’État français.
"Il est temps que le débat soit clos"
Dans les rues et sur les marchés, les conversations sur la vie privée du président allaient en revanche bon train. "Il faut qu'il se fasse tout petit", jugeaient de bon matin Nadine et Régis, alignant leurs saucissons artisanaux sur l'étal et assurant, comme beaucoup d'autres, que "sa vie privée ne nous intéresse pas du tout".
"Il est temps que notre président prenne des décisions sur sa vie personnelle et que le débat soit clos, qu'il n'y ait plus de rumeurs et de photos", estimait pour sa part Cécile At, la patronne de la Taverne du Sommelier où François Hollande a sa table, marquée de son nom.
Même son de cloche auprès de Bernard Combes, le maire socialiste de Tulle, par ailleurs conseiller à l’Élysée : "La situation politique française requiert toute la vigilance du président de la République, toute sa disponibilité et bien évidemment, s'il peut régler parallèlement et dans de bonnes conditions ses problèmes de vie personnelle, ce sera mieux pour tout le monde", a-t-il observé devant les caméras.
Depuis plusieurs jours, la presse s'interroge sur l'avenir de la Première dame, qui n'a pas de statut officiel en France même si elle dispose d'un cabinet à l’Élysée.
François Hollande, qui n'a jamais été marié, a vécu pendant près de trente ans avec Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à la présidence de la République et la mère de ses quatre enfants, dont il s'est officiellement séparé en 2007.
Mardi, lors d'une conférence de presse, il avait admis que son couple avec Valérie Trierweiler traversait des "moments douloureux", promettant une clarification de sa situation avant une visite d’État le 11 février aux États-Unis.
Selon un sondage BVA pour i>TELE publié samedi, la majorité des Français (62%) estiment qu'il s'agit "d'une affaire privée qui ne concerne que François Hollande", et les trois quarts d'entre eux donnent raison à leur président qui a refusé mardi de répondre aux questions sur sa vie privée, au grand dam de la presse étrangère, en particulier britannique.
"La France est très différente des pays anglo-saxons, car il n'y a pas de jugement moral sur le fait que le président ait une double vie. Il n'y aura pas de conséquence politique sur son image", estime Patrick Eveno, historien des médias.
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Au même moment, le président Hollande se trouvait en déplacement dans son fief de Corrèze, dans le sud-ouest de la France, respectant strictement son agenda politique comme il l'a fait toute la semaine, à l'exception d'une visite jeudi soir à sa compagne.Mme Trierweiler a quitté l'hôpital de la Pitié Salpêtrière entre 15H00 (14H00 GMT) et 16H00 (15H00 GMT) pour se rendre directement au Pavillon de la Lanterne, résidence présidentielle proche du château de Versailles, près de Paris, où elle doit "se reposer quelques jours", a précisé à l'AFP le cabinet de la Première dame.Elle a remercié samedi,...


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Quelle quitte l'histoire de France ..ca ne dérange personne ...
17 h 37, le 19 janvier 2014