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Moyen Orient et Monde

Un an après, l’État observateur de Palestine toujours spectateur

ONU
OLJ
30/11/2013

Un an après l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU, la pression monte sur ses dirigeants pour utiliser enfin sur la scène internationale, face à Israël, leurs nouveaux pouvoirs gelés pendant les négociations de paix.
Aucune cérémonie officielle n'était prévue hier dans les territoires palestiniens pour l'anniversaire du vote de l'Assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 2012, qui a permis à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations internationales, y compris des juridictions à compétence mondiale. Dans un message jeudi soir à cette occasion, le président Mahmoud Abbas a promis de tout faire pour établir un État palestinien, assurant qu'il ne « renoncerait pas à une once des revendications palestiniennes et ne signerait pas un accord de paix qui ne réponde pas aux aspirations de (son) peuple ».
Une majorité (50,5 %) de Palestiniens considère comme une « erreur » la décision de M. Abbas de reprendre les pourparlers de paix avec Israël fin juillet, et plus des deux tiers s'attendant à un échec, selon un sondage publié cette semaine. M. Abbas s'est engagé à poursuivre les négociations pendant neuf mois et à suspendre pendant cette période toute démarche d'adhésion de la Palestine aux organisations internationales en échange de la libération par Israël de 104 détenus palestiniens emprisonnés avant les accords de paix d'Oslo de 1993.
Une dirigeante palestinienne, Hanane Achraoui, qui plaide pour enclencher immédiatement des procédures sur la scène internationale, a confié jeudi soir « ne pas comprendre pourquoi nous sommes toujours sous pression pour ne pas y aller, pour reporter » ces initiatives. « Il y a un problème qui empoisonne le processus de paix : l'exclusion de la Palestine du droit (international) », a-t-elle souligné au cours de l'inauguration d'une exposition sur les archives audiovisuelles de l'ONU sur les réfugiés palestiniens.

Pour les prisonniers
Dans une interview à une radio arabe israélienne, le chef des négociateurs palestiniens, Saëb Erakat, a également affirmé mercredi que si cela ne tenait qu'à lui, les Palestiniens n'attendraient pas la fin des neuf mois pour se tourner vers les instances internationales, y compris la Cour pénale internationale (CPI). La délégation palestinienne a présenté au début du mois sa démission collective, repoussée par M. Abbas, pour protester contre la dégradation de la situation sur le terrain pendant les pourparlers.
« C'est à cause des prisonniers (dont seule la moitié a été libérée) que nous n'arrêtons pas les négociations et que nous ne nous tournons pas vers l'ONU », a expliqué un autre dirigeant palestinien, Nabil Chaath, dans une interview publiée hier par le quotidien israélien Maariv. Le député indépendant Moustapha Barghouthi a, de son côté, appelé à « ne pas laisser Israël utiliser les négociations comme couverture pour l'expansion de la colonisation ». « Le plus important est d'aller à l'ONU, et à partir de là, éventuellement à la CPI. C'est ce qui pourrait avoir le plus d'impact sur Israël, en particulier en ce qui concerne la colonisation », a-t-il plaidé cette semaine.
L'organisation de défense des droits palestiniens al-Haq a exhorté « les représentants palestiniens à prendre des mesures auprès de la CPI pour traduire en justice les dirigeants israéliens », à l'occasion de la publication mercredi d'un rapport dénonçant « l'impunité de fait » des violences des colons.

Le Conseil international de l'olive
La Palestine a voté pour la première fois en tant qu'État à l'ONU le 18 novembre, pour l'élection d'un juge du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), « avançant d'un pas vers l'accession tant attendue au statut de membre à part entière », s'est félicité le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki. Mais, selon le quotidien israélien Haaretz, son ministère a renoncé à présenter cette semaine la candidature de la Palestine au Conseil international de l'olive, un organisme technique, faute du soutien unanime de l'Union européenne, l'Allemagne et la Grande-Bretagne s'y opposant au motif des négociations avec Israël, selon le journal. Interrogé, M. Malki a affirmé n'avoir pas connaissance de ce projet, réitérant l'engagement palestinien de suspendre toute adhésion aux organisations internationales pendant la durée des pourparlers.
D'autre part, à Gaza, le Hamas a annoncé hier renoncer aux festivités de son 26e anniversaire en décembre en raison de la situation dans le territoire palestinien, en proie à une pénurie d'énergie.
(Source : AFP)

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