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À La Une - La Femme De La Semaine

La flamboyante Gulnara, fille du président ouzbek, serait-elle tombée en disgrâce?

Jadis puissante, cette chanteuse et femme d'affaires était la prétendante à la succession de son père.

Goulnara Karimov, la fille du président ouzbek, est notamment accusée de corruption. AFP

Jusqu'à présent influente et même considérée en Ouzbékistan comme possible prétendante à la succession de son père, Gulnara, la flamboyante fille aînée du président Islam Karimov, est apparemment tombée en disgrâce.

 

Depuis octobre, les déboires se sont accumulés pour cette quadragénaire aux multiples activités, allant des cosmétiques à la mode, en passant par la chanson. Jeudi dernier, son compte Twitter, suivi par plus de 41.000 personnes et qui était devenu sa seule tribune d'expression, a contre toute attente été supprimé.

Peu avant, celle qui est aussi connue en Ouzbékistan comme chanteuse pop sous le nom de scène de Googoosha, avait annoncé sur Twitter un nouveau revers : la fermeture de sa fondation "Forum", qui avait pour but de promouvoir la culture, les sports, l'éducation et la science, et était considéré comme plus puissant que le ministère de la Culture ouzbek.

Le même jour, elle avait annoncé sur le réseau social que plusieurs de ses partisans avaient été arrêtés par la police, sans donner de précision si ce n'est qu'ils avaient été relâchés après qu'elle se soit rendue en personne au poste.

 

Une campagne contre elle
Fille aînée d'Islam Karimov, 75 ans, qui dirige cette ex-république soviétique depuis 1989, Gulnara était jusqu'en juillet dernier la représentante permanente de son pays auprès des Nations unies à Genève.
Mais une campagne aurait été lancée contre elle par Rustam Inoyatov, le chef du service national de sécurité, au sein des élites du pays, sans que son père y trouve mot à dire.

"Actuellement nous observons que les principaux clans financiers et industriels s'unissent contre Goulnara Karimova", note Andreï Grozine, directeur des études pour l'Asie centrale à l'institut CIS à Moscou. "Elle n'a pas satisfait les principales figures politiques ouzbèkes. Ils ont vu en elle une opposante dangereuse qui devait être éliminée", ajoute-t-il.

Véritable adepte de Twitter, où elle postait aussi bien des liens vers ses chansons que des photos de ses activités quotidiennes comme ses séances de yoga, cette femme de 41 ans n'a pas hésité à y raconter ses déboires.
Sur le réseau social, elle avait notamment confirmé la fermeture fin octobre de son empire médiatique : les trois chaînes ForumTV, SofTS et Markaz-TVM, qui diffusaient essentiellement des clips musicaux de Googoosha, ainsi que des informations sur ses activités.

Peu après, elle s'en était prise directement à Rustam Inoyatov, l'accusant de comploter contre elle et de vouloir prendre les rênes du pouvoir. Elle affirmait au passage avoir été empoisonnée. "(Ils) ont déjà essayé de m'empoisonner avec des métaux lourds comme du mercure. Mais grâce à Dieu, j'ai résisté, bien que je sois toujours sous traitement", affirmait-elle sur Twitter.

Les déboires continuant de s'accumuler, la fille du président a finalement dû clamer haut et fort, toujours sur Twitter, qu'elle n'avait aucune ambition politique. Et dans un changement de style radical, celle qui n'hésitait pas à poser en short en train de faire du yoga s'est montré portant une robe musulmane.

 

Pas assez loyale ?
"Papa n'a rien à voir avec ça... Il est TRES conscient de ce qui se passe", a-t-elle encore tweeté, alors que la fermeture de ses activités se poursuivait. Pourtant, le puissant Islam Karimov n'a, jusqu'à présent, pas réagi officiellement. Et dans ce pays autoritaire, où les ONG dénoncent régulièrement des violations des droits de l'homme, il paraît impossible qu'il n'ait pas donné son accord.

 

"Il est possible que Karimov ait été déçu et qu'il ait décidé que c'était une incapable et qu'elle n'était pas assez loyale", estime M. Grozine. Selon l'analyste, le chef des services secrets Rustam Inoyatov aurait même pu déposer un dossier contre elle sur le bureau du président. "La méfiance est apparue entre le père et la fille et est maintenant utilisé par tous ceux qui sont contre elle", a-t-il ajouté.

 

Depuis des années, Gulnara est notamment soupçonnée de blanchiment d'argent en Europe, des accusations qui ont notamment abouti à l'ouverture d'une enquête en France.
Par ailleurs, il est de notoriété publique que les relations de Gulnara avec sa soeur Lola, représentante permanente de l'Ouzbékistan à l'Unesco à Paris, sont très tendues.

 

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Jusqu'à présent influente et même considérée en Ouzbékistan comme possible prétendante à la succession de son père, Gulnara, la flamboyante fille aînée du président Islam Karimov, est apparemment tombée en disgrâce.
 
Depuis octobre, les déboires se sont accumulés pour cette quadragénaire aux multiples activités, allant des cosmétiques à la mode, en passant par la chanson. Jeudi dernier, son compte Twitter, suivi par plus de 41.000 personnes et qui était devenu sa seule tribune d'expression, a contre toute attente été supprimé.
Peu avant, celle qui est aussi connue en Ouzbékistan comme chanteuse pop sous le nom de scène de Googoosha, avait annoncé sur Twitter un nouveau revers : la fermeture de sa fondation "Forum", qui avait pour but de promouvoir la culture, les sports, l'éducation et la science, et...
commentaires (1)

Ouzbékistan pays ou sévit le système tribal par excellence ou il suffit à un chef de tribu, ou un simple problème de jalousie au sein d ’une même famille pour renverser toutes les données .

Sabbagha Antoine

16 h 31, le 28 novembre 2013

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Commentaires (1)

  • Ouzbékistan pays ou sévit le système tribal par excellence ou il suffit à un chef de tribu, ou un simple problème de jalousie au sein d ’une même famille pour renverser toutes les données .

    Sabbagha Antoine

    16 h 31, le 28 novembre 2013

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