Nos Lecteurs ont la Parole

Amel, le chemin des fraternités

Dr Joseph KREIKER
OLJ
13/11/2013
Amel, une organisation non gouvernementale (ONG), une association humanitaire ? Fondée et présidée par le Dr Kamel Mohanna, elle est née en pleine guerre, pour secourir les blessés, pour lutter contre les discriminations confessionnelles, combattre la pauvreté et l’illettrisme, promouvoir le développement durable. Née pour offrir des soins médicaux curatifs et préventifs, encourager la formation professionnelle, défendre les droits de l’homme et les droits à une vie digne pour tous. Un champ d’action extrêmement vaste et qui continue de grandir et de s’ouvrir sur l’action humanitaire internationale. Un bilan que je ne saurais résumer en quelques lignes. Oui, Amel est tout cela. En fait, elle est bien plus que cela ; elle est surtout un nid d’humanisme, une école de tolérance et d’amitié, un foyer où se tissent des fraternités intercommunautaires indéfectibles, une association qui place l’homme au centre de ses préoccupations.
Mon adhésion à Amel remonte au jour où j’ai offert d’importants équipements d’exploration cardiaque qui m’étaient adressés en donation par une association suisse. Et aussi, je ne l’oublie pas, grâce à un ami commun, Bernard Kouchner. Je témoigne de l’action remarquable d’Amel pour avoir, durant des années, eu le plaisir de participer activement au développement de cette association en qualité de vice-président.
Depuis sa création en 1978, Amel a accompli un travail gigantesque. Je me souviens de chaque mouvement, de chaque action entreprise car nous le faisions avec passion, détermination et conviction. Une volonté qui a défié toutes les difficultés et surmonté toutes les épreuves. Je me souviens toujours des efforts déployés pour réhabiliter et fonder le centre médical et social de Khiam, après la libération du Liban-Sud, du centre de formation professionnelle construit en collaboration avec l’institut Byblos, des nombreuses visites effectuées dans les centres d’Amel avec Bernard Kouchner, les équipes de Médecins sans frontières (MSF) et de Médecins du monde (MDM). Je me souviens aussi des multiples activités médicales et sociales créées dans de nombreux villages du Liban-Sud et de la Békaa. Ces activités étaient couronnées par l’octroi de diplômes de formation professionnelle aux infirmières, aux couturières, aux secrétaires, aux informaticiens, etc.
Je n’oublie pas non plus les séminaires de formation dans le village de Khiara, dans la Békaa, au couvent du Saint-Sauveur à Saïda, les campagnes de vaccination d’enfants dans les zones les plus éloignées du pays, les centres de rééducation, de physiothérapie, des laboratoires, des soins de psychothérapies. Je n’oublie pas les blessés de guerre qui ont été soignés au Liban, en France et au Koweït, et tout dernièrement l’aide appréciable aux réfugiés syriens au Liban, etc. Des conférences sur les droits de la femme, la protection des enfants, les droits de l’homme, les valeurs de la démocratie, la promotion de l’éducation et de la culture sont régulièrement organisées dans les diverses régions du pays. Tout cela grâce aux efforts continus du président Kamel et de tous les collaborateurs qui travaillent avec lui au sein de cette association. Amel a réellement accompli un travail social, humanitaire et culturel gigantesque, et se hisse aujourd’hui au rang d’une association internationale. Quel courage ! Ce petit mot est tout simplement un modeste témoignage de vérité. Au Salon du livre, une élite du monde politique, culturel, humanitaire et médiatique a contribué à la projection du monde humanitaire dans l’enceinte du cercle culturel. Un livre intitulé Un médecin engagé dans la tourmente des peuples, les choix difficiles, une biographie de Kamel Mohanna, qui a fait l’objet d’une table ronde et d’un débat ouvert, a offert au public le plaisir de connaître toute la traversée de cette association.
L’action humanitaire et la culture sont deux univers intimement liés et nous désignent le chemin du monde de demain ; un monde de tolérance et de fraternités, au-delà des clivages identitaires. Sans aucun doute, je soutiendrais sans hésitation aucune toutes les actions humanitaires et culturelles de l’association Amel, une ONG au sein de laquelle j’ai passé de longues années de volontariat au service des plus pauvres et des plus démunis. Je partage avec le Dr Mehanna toutes les options du combat humanitaire. Un monde que j’ai fréquenté pendant des décennies durant la guerre sur tout le territoire libanais et au sein de toutes les communautés.

Dr Joseph KREIKER

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