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Liban

Le chef Maroun Chédid décroche un prestigieux prix à Lyon

La bonne nouvelle du lundi Coupures d’électricité, crise économique, malaise social, clivages politiques accrus, tensions communautaires... Face à l’ambiance générale quelque peu délétère, « L’Orient-Le Jour » se lance un défi : trouver une bonne nouvelle chaque lundi.
Rita SASSINE | OLJ
11/11/2013

Une nouvelle fois, la cuisine libanaise est à l’honneur. Lors de la sixième édition des Trophées de la gastronomie et des vins, un concours organisé chaque année par l’association des Toques blanches et par le journal lyonnais Le Progrès, le chef libanais Maroun Chédid a décroché le prestigieux prix des Toques blanches à l’international.


Maroun Chédid connaît très bien Lyon. C’est dans cette ville qu’il a participé en 2005 au Bocuse d’or organisé tous les deux ans et au cours duquel des chefs présélectionnés, venus de plusieurs pays, s’affrontent pendant plus de cinq heures, face au public, en préparant des plats imposés. Cette année-là, le chef libanais avait remporté la septième place dans la catégorie poisson. Quatre ans plus tard, il participait au Bocuse d’or en tant que président de la sélection libanaise.
« Mon inlassable activité dans le domaine de la gastronomie au niveau mondial est l’une des raisons qui ont fait que je sois, aujourd’hui, lauréat de ce prix, estime Maroun Chédid, contacté par lorientlejour.com. La qualité de ma cuisine et ma persévérance sont aussi des ingrédients incontournables de cette reconnaissance », ajoute-t-il.

 

(Pour mémoire: Les voyages culinaires de Maroun Chédid)


Le chef rappelle qu’en novembre 2012, alors que 240 chefs totalisant 300 étoiles célébraient le 25e anniversaire du restaurant Le Louis XV, à Monaco, il a eu le privilège, avec 13 autres chefs, de préparer une siyyadiyé (un plat à base de poisson), sur une place de marché éphémère de 1 000 m2, avec les 100 produits emblématiques de la Méditerranée.
Maroun Chédid attache à ces expériences mondiales une très grande importance. « C’est ainsi que l’on apprend de nouvelles techniques et que l’on découvre de nouvelles tendances, que l’on pourra incorporer à sa propre cuisine. Le but est d’affiner les traits de la cuisine libanaise et de la valoriser tout en préservant son identité », assure-t-il.
Aujourd’hui, Maroun Chédid dirige une société de consultation et de développement conceptuel, Maroun Chédid SAL. « Au-delà du succès personnel, mon ambition ultime est de passer le savoir-faire culinaire à la nouvelle génération à travers le développement de jeunes talents. C’est le seul moyen d’assurer la continuité et de faire en sorte que la cuisine libanaise soit mondialement reconnue », déclare-t-il.

 

Son grand projet pour l’année à venir : l’ouverture de son propre restaurant.

 

Photo tirée de la page Facebook de Maroun Chédid.




Le prix décroché par Maroun Chédid s’ajoute à deux distinctions internationales attribuées cette année à la gastronomie libanaise.
Fin octobre, l’Unesco a reconnu le patrimoine culinaire libanais en intégrant Zahlé dans son Réseau des villes créatives, dans la catégorie gastronomie, une première pour une ville du monde arabe.
En mars dernier, le prestigieux éditeur de guides de voyages Lonely Planet avait également fait figurer le Liban dans un de ses classements des « meilleures destinations pour l’année 2013 » pour ses merveilles « gastronomiques ».

 

 

 

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M.V.

La bonne nouvelle ...c'est que l'Orient le Jour existe toujours...! après les disparitions du Soir...du Réveil...de la revue immobilière et de chez André... ! et etc....Bravo Madame ! vous nous indiquez élégamment que l'avenir incertain est bien devant nous....!
P.S. : mais faut vite interroger aussi ... Paul Bocuse pour savoir ce qu'il en pense...

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