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L’AUB décroche une subvention US de 2,1 millions de dollars pour étudier l’e-cigarette

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olj.com
21/10/2013

L’Université américaine de Beyrouth (AUB) vient d’obtenir une subvention du gouvernement américain s’élevant à 2,1 millions de dollars sur 5 ans pour étudier la cigarette électronique (ou e-cigarette ou encore "produits du tabac à risque modifié" en jargon scientifique) et son impact sur la santé des consommateurs.

Cette subvention s’inscrit dans un projet plus large : celui de la Food and Drug Administration (FDA, administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments) et des National Institutes of Health (NIH, institutions gouvernementales américaines qui s’occupent de la recherche médicale), qui avec un financement total de 18,1 millions de dollars veulent établir un Centre pour l’étude des produits du tabac (CSTP) réunissant des chercheurs de la Virginia Commonwealth University (VCU), de Penn State College of Medicine et de l'AUB.

 

"Le fait que la FDA et les NIH aient souhaité financer à l’AUB un programme qui a pour objectif de conseiller la FDA sur la façon de protéger la santé humaine grâce à la science règlementaire en dit long sur la stature et la crédibilité croissantes de l’AUB, s’enthousiasme Ahmad Dallal, recteur de l’Université. Je pense que nous devrions tous être fiers de cette réussite, en particulier compte tenu de la concurrence très forte entre les candidats".

 

Les chercheurs du CSTP vont développer et tester une approche pluridisciplinaire utilisant l’analyse technique, la recherche comportementale clinique et des essais de contrôle aléatoires pour étudier les effets des nouveaux produits de tabac. Les informations tirées de ces recherches aideront à mettre en œuvre la loi de 2009 sur la lutte contre le tabagisme (Family Smoking Prevention and Tobacco Control Act), qui donne à la FDA le pouvoir de réglementer la fabrication, la distribution et la commercialisation des produits du tabac afin de protéger la santé publique.

 

 

 

 

Installé administrativement à Virginia Commonwealth University, le centre comprend quatre projets scientifiques. Celui attribué à l’AUB porte sur l’examen des facteurs influençant la teneur en nicotine et produits toxiques des cigarettes électroniques. Il est placé sous la direction d’Alan Shihadeh, professeur de génie mécanique.

 

"Alors que de nouveaux produits (du tabac) font leur apparition sur le marché à un rythme vertigineux (beaucoup étant en outre aromatisés d’une manière pouvant plaire aux enfants), nul n'est en mesure aujourd'hui de répondre aux questions de base, à savoir si ces produits aideront les gens à cesser de fumer et amélioreront la santé publique, ou si au contraire ils entraîneront indirectement une augmentation de la consommation de cigarettes et des problèmes de santé", explique Alan Shihadeh.

 

Pour mener cette étude, Alan Shihadeh (faculté de génie et d’architecture) sera accompagné de deux collègues de l’AUB, Najat Saliba, professeur de chimie (Faculté des arts et des sciences) et Rima Nakkash, professeur adjoint de promotion de la santé et de la santé communautaire (Faculté des sciences de la santé).

 

"Le projet de l’AUB doit mettre au point un modèle mathématique validé empiriquement qui permettra aux chercheurs de calculer la teneur en nicotine à partir des données de conception des cigarettes électroniques et des caractéristiques des consommateurs", explique Shihadeh. "Cela va permettre aux régulateurs, par exemple, d'identifier rapidement des produits qui, s'ils sont utilisés de manière réaliste, sont susceptibles de produire des doses trop élevées de nicotine".

 

S'appuyant sur des méthodes développées à l’AUB pour étudier l’impact du narguilé, le projet a aussi pour objectif d'étudier les émissions de substances toxiques autres que la nicotine lorsque les cigarettes électroniques sont utilisées comme prévu, et lorsqu’elles sont mal utilisées.

 

La cigarette électronique, ses effets et son statut suscitent débats et questions à travers le monde. Le 8 octobre dernier, le Parlement européen a voté, dans le cadre d’un projet de loi anti-tabac, contre un amendement permettant de commercialiser la e-cigarette en pharmacie, tel qu'un médicament à diffusion limitée. En conséquence de quoi elle reste donc un produit de consommation courante.

La cigarette électronique est toutefois interdite aux mineurs et ne pourra pas faire l’objet de publicités.

 

 

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