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À La Une - Processus De Paix

Une intervention US vitale pour sauver les négociations israélo-palestiniennes

"Les négociations traversent une véritable crise et les positions des deux parties s'éloignent".

Israël a lancé récemment des appels d'offres pour la construction de milliers de nouvelles unités dans les colonies. Ahmad Gharabli/AFP

Malgré 18 rencontres en trois mois entre négociateurs israéliens et palestiniens, les pourparlers de paix courent à l'échec à moins d'une intervention du médiateur américain, selon responsables palestiniens et médias israéliens.

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, attendu sur place mercredi, a tenu à démentir lundi à Riyad l'existence de "tout autre plan" que ces pourparlers.

 

"Toutes les parties restent déterminées à parvenir à un accord définitif au terme de la période de négociations de neuf mois", avait déjà assuré dimanche sa porte-parole Jennifer Psaki. Elle réagissait à un article du quotidien israélien Yediot Aharonot affirmant que M. Kerry et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu seraient convenus que les Etats-Unis présentent début 2014 une proposition d'accord intérimaire traçant les grandes lignes d'un accord final.

Le quotidien israélien Haaretz, citant la chef du parti d'opposition de gauche Meretz, Zehava Gal-On, rapporte également lundi que Washington compte proposer en janvier un plan comprenant un calendrier d'application graduel.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a martelé son exigence d'un "accord complet et définitif", mais la radio israélienne croit savoir qu'il pourrait assouplir son refus catégorique de nouvel accord intérimaire.

 

Palestiniens et Israéliens "n'ont pas reçu jusqu'à présent les propositions officielles américaines anticipées pour parvenir à une percée dans le processus", a confié à l'AFP une source palestinienne proche du dossier. "Les négociations traversent une véritable crise et les positions des deux parties s'éloignent", a-t-elle dit. "En trois mois, il y a eu plus de 18 réunions de négociations au cours desquelles la partie palestinienne a présenté sa proposition de solution", a-t-on ajouté, relevant que les représentants israéliens avaient émis des commentaires, sans exposer la leur.

"Nous sommes les seuls à faire des propositions sérieuses", a également déploré le négociateur palestinien Yasser Abed Rabbo dans une déclaration à la radio Voix de la Palestine, estimant qu'il n'y a "pas de véritables pourparlers actuellement".



Retrait israélien sur trois ans

Les négociateurs palestiniens exigent que les discussions se tiennent sur la base des lignes antérieures au début de l'occupation israélienne de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza en juin 1967.

La proposition palestinienne prévoit "un Etat de Palestine avec un passage protégé entre la Cisjordanie et Gaza", a souligné la source proche du dossier, précisant qu'il aurait des droits sur les eaux de la Méditerranée, de la mer Morte et du Jourdain.

"L'Etat de Palestine accepte un retrait par étapes des forces d'occupation qui ne dépasse pas trois ans", aura un "armement limité" et "n'acceptera aucune présence israélienne sur son territoire après la fin du retrait israélien mais acceptera celle d'une tierce partie", selon elle.

 

M. Netanyahu a déjà rejeté cette revendication, répétant dimanche qu'un accord de paix devait être fondé notamment sur le fait que "la frontière de sécurité d'Israël reste le long du Jourdain". Israël exige de maintenir une présence militaire à long terme dans la vallée du Jourdain, à la frontière entre un futur Etat palestinien et la Jordanie.

 

La position palestinienne affirme que "l'Etat de Palestine est souverain sur son espace aérien, ses passages frontaliers, ses ports et son champ électromagnétique et accepte un léger échange de territoires d'une valeur d'1,9%", selon la même source.

S'agissant des réfugiés palestiniens, elle se fonde sur la résolution 194 de l'Assemblée générale de l'ONU qui prévoit leur "droit au retour", ainsi que la reconnaissance "par Israël de ses responsabilités dans la tragédie des réfugiés", et le droit pour chacun de choisir son mode de réparation, a-t-elle ajouté. Dans ce cas, "nous pouvons nous engager au principe de fin du conflit et des revendications", a-t-on assuré.

 

Les négociateurs israéliens ont récusé les lignes de 1967, affirmant que les échanges de territoires seraient dictés par la sécurité d'Israël, et contestant le taux d'1,9% qui selon eux ne correspond pas aux "changements démographiques intervenus depuis 1967", en allusion à la colonisation juive, a-t-on précisé. Ils ont également jugé impossible un partage de l'espace aérien, de l'eau et du champ électromagnétique en raison de la petitesse de la zone, suggérant l'allocation de couloirs aériens et de quantités d'eau, mais sans souveraineté palestinienne, a-t-on poursuivi.

 

"L'ensemble des positions israéliennes signifie aucune souveraineté palestinienne sur quoi que ce soit, qu'il s'agisse des frontières terrestres, maritimes, fluviales ou aériennes", a conclu la source palestinienne.

 

 

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commentaires (3)

A QUAND UNE INTERVENTION AUSSI "VITALE" N'EST-CE PAS, QU'IRANIENNE !

Antoine-Serge KARAMAOUN

14 h 31, le 06 novembre 2013

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Commentaires (3)

  • A QUAND UNE INTERVENTION AUSSI "VITALE" N'EST-CE PAS, QU'IRANIENNE !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    14 h 31, le 06 novembre 2013

  • POUR SAUVER QUOI ? IL N'Y A QU'UNE SOLUTION... LES FRONTIÈRES D'AVANT 1967 ! ET IL EST GRAND TEMPS QUE LE MONDE SE RÉVEILLE ET L'IMPOSE !

    SAKR LOUBNAN

    09 h 03, le 06 novembre 2013

  • A quoi peuvent bien servir ces négociations , Nathan/videur disait hier je voudrai entendre abbas me dire je veux un état juif à coté d'un état palestinien . Il dit bien un état JUIF à coté d'un état PALESTINIEN . Et pas un état juif à coté d'un état musulman , ou encore un état israelien à coté d'un état arabe , mais bien juif à coté d'un état palestinien !!! et de quel état palestinien parle t il ?? ya haram les palesto , remercions Dieu de nous avoir débarrasser de ces prédateurs usurpateurs grâce à la puissance de notre résistance nationale , sinon ça aurait été même tarif pour les libanais .

    Jaber Kamel

    12 h 37, le 05 novembre 2013

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