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À La Une - Conflit

Syrie : plus de 100 morts dans des combats autour d'un important dépôt d'armes

Brahimi en visite à Téhéran ; les rebelles remportent un nouveau succès à Deraa.

Un combattant du Front al-Nosra posant devant un barrage à Alep. Molhem Barakat/Reuters

Des combats d'une violence inouïe opposant l'armée à des rebelles et des jihadistes qui cherchent à s'emparer d'une très vaste armurerie dans le centre de la Syrie ont fait plus de cent morts en moins d'une semaine, a indiqué samedi une ONG syrienne.


Le dépôt en question est situé à Mahin et "regorge de tant d'armes qu'il pourrait permettre (aux insurgés) de libérer toute la Syrie", selon un dirigeant rebelle, Oussama Idris.

"Il y a eu en six jours au moins cent morts dans les rangs de l'armée, qui défend un important arsenal, et des dizaines d'autres parmi les rebelles et les jihadistes, dont des combattants étrangers", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les combats ont lieu à Mahin et dans les villages alentours de Sadad (majoritairement chrétien) et d'As Soukhna, selon cette organisation qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales à travers le pays.

 

(Lire aussi: Dans la campagne bavaroise, des experts en armes chimiques se préparent au pire de la Syrie)

 

Dans l'est, des combattants kurdes ont conquis un poste-frontière avec l'Irak, contrôlé jusque là par des jihadistes, a indiqué l'OSDH, une position importante car lieu de transit pour les hommes et munitions. Cette bataille territoriale, qui met aux prises les Comités de protection du peuple (YPJ, principale milice kurde en Syrie) et les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et du Front al-Nosra, se poursuivait dans la ville d'Alyaaroubié, a précisé l'OSDH.

 

Depuis plusieurs mois, jihadistes et Kurdes se disputent le contrôle du nord-est de la Syrie, riche en pétrole et grenier à blé du pays.

Dans un conflit où l'opposition est de plus en plus atomisée les Kurdes défendent surtout leur territoire, d'où s'est retiré l'armée, désirant créer une zone autonome à l'instar des Kurdes d'Irak qui auto-administrent une région depuis plus de vingt ans.

Les groupes jihadistes eux, combattent à la fois le régime, les autres rebelles et les Kurdes afin d'instaurer leur pouvoir sur tout le nord et l'est et d'assurer la liaison avec l'Irak, où se trouve une réserve de combattants aguerris.

 

 

Brahimi veut l'Iran à Genève

Au sud, les rebelles qui avancent depuis plusieurs mois dans la province de Deraa face aux troupes du régime, se sont emparés samedi de la localité de Tafas, qui relie l'est et l'ouest de la province.

Depuis début octobre, ils contrôlent une bande de territoire le long de la frontière jordanienne allant des environs de Deraa au plateau du Golan, occupé par Israël.

Damas accuse la Jordanie de laisser transiter les militants de l'opposition et d'accueillir des camps d'entraînement de combattants syriens.

 

(Lire aussi: Le Liban penche vers la participation à Genève 2... s’il est invité)

 

Dans un nouveau bombardement de l'aviation du régime, trois enfants et un adulte ont été tués et au moins 15 civils blessés dans la ville rebelle de Raqa, tandis que sept soldats ont été tués dans une embuscade des jihadistes dans l'est de la province de Hama, au centre de la Syrie, selon l'OSDH.

 

Pour tenter de contrer cette violence, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi était samedi à Téhéran pour plaider en faveur de Genève-2. Il a estimé, après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères iranien, que la participation de l'Iran y était "naturelle et nécessaire", tout en ajoutant qu'aucune invitation n'avait pour l'instant été lancée.

 

M. Brahimi s'est déjà rendu en Turquie, en Jordanie, en Irak, en Egypte, au Koweït, au sultanat d'Oman et au Qatar dans le cadre de cette tournée qui doit aussi le mener une nouvelle fois en Syrie. Il essaye de convaincre toutes les parties de la nécessité de rassembler autour d'une table représentants du régime et de l'opposition pour tenter de trouver une solution politique au conflit qui a fait plus de 115.000 morts selon l'OSDH.

 

 

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