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Liban

Le Liban penche vers la participation à Genève 2... s’il est invité

Avant même de recevoir une invitation officielle pour participer à la conférence de Genève 2 – qui devrait se tenir à partir du 23 novembre –, les Libanais commencent à étaler leurs divergences sur le sujet. En principe, l’émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi devrait arriver à Beyrouth soit aujourd’hui samedi, soit dans le courant de la semaine prochaine pour adresser une invitation officielle au Liban à Genève. Il devrait avoir, dans ce cadre, des entretiens avec les responsables libanais et avec le ministre des Affaires étrangères, avant de se rendre à Damas où il devrait passer 48 heures. En réalité, sa visite à Beyrouth est tributaire de ses rendez-vous à Damas. Mais en attendant, la classe politique est partagée sur l’idée de la participation à cette conférence. Selon des sources bien informées, certaines parties au 14 Mars seraient hostiles à cette participation, en principe, pour éviter que le ministre des Affaires étrangères engage le Liban dans des positions qui ne font pas l’unanimité. Mais en réalité, selon les sources du 8 Mars, ces parties s’y opposent car l’Arabie saoudite est opposée à la tenue de cette conférence. De son côté, le Premier ministre chargé des affaires courantes Nagib Mikati étudie la possibilité de participer à cette conférence, sans remettre en cause la politique de dissociation à l’égard du dossier syrien. Avec le président de la République Michel Sleiman, ils étudient la possibilité de participer à cette conférence en tant que « pays concerné » par le dossier syrien, en raison, d’une part, du voisinage, et, d’autre part, de la présence de réfugiés syriens sur son sol. Des sources proches de Baabda révèlent que si le Liban veut se tenir à l’écart de la guerre en Syrie, il ne peut pas se tenir à l’écart de la solution. Au contraire, il ne peut que l’encourager et la souhaiter. Dans ce contexte, le Liban ne peut pas être absent d’une telle conférence. Mais il faut attendre d’en connaître les détails et le niveau de participation, avant de définir une position claire. En tout cas, s’il se rend à Genève, le Liban ne devrait pas participer aux discussions, mais faire acte de présence, car il est concerné par les décisions qui pourraient être prises. Les sources proches de Baabda rappellent que c’est dans ce même esprit que le Liban avait participé à la conférence de paix de Madrid en 1991, parce qu’il se sentait concerné par les décisions qui y ont été prises.
Il est à noter que la participation du Liban avait été évoquée lors des entretiens du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et de son adjoint Jeffrey Feltman avec le Premier ministre Nagib Mikati durant sa visite à New York. Mikati avait alors déclaré que si le Liban ne doit pas participer aux combats en Syrie, il est concerné par l’arrêt du bain de sang et la confirmation de l’unité de la Syrie, terre, peuple et institutions.
Cette position a été réitérée hier par le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour au cours d’un entretien radiophonique. Mansour a affirmé que le Liban doit assister à cette conférence d’autant qu’il est le pays qui subit le plus les conséquences de la crise syrienne, d’abord par l’afflux de réfugiés et ensuite par les incidents sécuritaires au Nord, dans la Békaa et dans d’autres régions du pays. Mansour a encore déclaré que le Liban n’a pas été informé de la visite de Brahimi à Beyrouth, ajoutant qu’il serait possible qu’il ne vienne pas au Liban. Enfin, le député membre du bloc du 14 Mars Henri Hélou a estimé, de son côté, que le Liban devrait participer à la conférence de Genève, à condition que la position libanaise soit contrôlée avec précision et exprime réellement la décision de dissocier le pays de la crise syrienne.
Avant même de recevoir une invitation officielle pour participer à la conférence de Genève 2 – qui devrait se tenir à partir du 23 novembre –, les Libanais commencent à étaler leurs divergences sur le sujet. En principe, l’émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi devrait arriver à Beyrouth soit aujourd’hui samedi, soit dans le courant de la semaine prochaine pour adresser une...
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