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Machnouk à Nasrallah : Votre seul succès est d’avoir créé un parti regroupant tous les assassins du monde...

Les phrases de Nohad Machnouk, deuxième à prendre la parole au BIEL, tombent comme des obus de mortier sur le Hezbollah et son chef, Hassan Nasrallah. « L’on nous parle, avec une insolence sans limite, des ingérences extérieures et des paris fondés sur l’étranger, alors qu’eux-mêmes comptent les minutes les séparant du rapprochement iranien avec l’ex-Grand Satan, afin de créer une nouvelle équation au plan interne. Je vous le dis clairement : tous les compromis du monde, qu’ils soient réels ou illusoires, ne peuvent pas assurer des gains au Liban hors du cadre d’un partenariat national sain. Même si nous restons seuls dans ce monde, notre option sera celle de la résistance pacifique nationale et pure, seule capable de créer la vie et de fonder l’avenir. Nul ne pourra nous inciter à choisir entre la guerre civile ou la frustration », affirme Machnouk.


Le député s’en prend ensuite directement à Hassan Nasrallah : « Le Liban, sayyed Nasrallah, n’est pas né du triptyque monstrueux armée-peuple-résistance pour que l’on vienne dire aux Libanais que la fin de cette équation signifie la fin du pays. Le Liban est né bien avant vos armes et continuera à exister bien après elles. Ne liez pas le sort du Liban à celui d’équations nées après le crime du 7 Mai et le funeste accord de Doha. Très sincèrement, ce que vous réclamez, sayyed Nasrallah, n’est pas un cabinet respectant l’ampleur des blocs parlementaires, mais un cabinet de l’ampleur de la haine que votre parti continue d’engranger depuis le 14 février 2005. Si cette équation que vous posez était sincère, Saad Hariri serait aujourd’hui le seul chef de gouvernement. Mais vous avez sciemment falsifié la volonté des électeurs et agressé leurs options nationales et politiques à travers ce gouvernement d’usurpateurs. N’est-ce pas vous qui avez fait tomber l’accord de Doha ? Quel en a été le résultat ? Le cabinet le plus raté de l’histoire du Liban, à tous les niveaux, et une blessure profonde dans la vie nationale, une rupture profonde dans les relations entre les composantes libanaises... Et voilà que vous manifestez toute l’arrogance du monde dans une tentative perverse de raviver les causes des blessures et des ruptures : vous souhaitez aujourd’hui ressusciter le funeste accord de Doha, à travers la mise sur pied d’un cabinet servile, acquis à vos positions et vos illusions. Notre réponse est la suivante : Nous ne serons jamais une part de la politique iranienne, ni au sein du cabinet ni ailleurs. Accusez qui vous voulez de trahison et faites ce que vous voulez, tout cela n’y changera rien. Nous ne serons pas un point de passage vers un cabinet résigné à un régime d’assassins, comme l’est aujourd’hui le gouvernement qui facilite au régime syrien ses crimes contre les Libanais. »


Le député appelle ensuite, sur le même ton abrupt, le Premier ministre désigné et le président de la République à faire preuve de courage et « cesser de vivre dans la peur d’une réaction des armes à une décision nationale protégée par la Constitution ». « Soit un cabinet pour les Libanais, et non pour que s’y affrontent leurs partis, soit pas de gouvernement. Il est temps de mettre fin à la politique qui veut que l’on reste attaché aux cartes de celui qui n’attend plus, sur la rive, que le cadavre de son ennemi passe dans le courant du fleuve... », lance-t-il, en allusion aux conditions variables de Walid Joumblatt.

 


« Le Nobel de l’assassinat chimique »
« Votre seul succès, sayyed Nasrallah, est d’avoir fondé un club abritant tous les assassins de par le monde, pour ne pas en dire plus : des cinq ″saints″ – et bravo pour le cinquième, en attendant les autres qui vont suivre ! – faisant partie du groupe qui a assassiné Rafic Hariri à la protection du grand saint à Damas, qui nous a envoyés hier ses bombes à Tripoli et qui a été pris en flagrant délit grâce aux valeureux efforts des camarades de Wissam el-Hassan. Les gens n’oublient pas que Wissam el-Hassan a découvert pour la première fois dans l’histoire des crimes syriens contre le Liban un accusé principal. Voilà que ses camarades découvrent aujourd’hui un nouveau cycle de crimes, tandis que votre parti, sayyed, pousse la fine fleur des jeunes du Sud et de la Békaa à protéger l’assassin et à agresser la victime », poursuit Machnouk.
Et de marteler : « Aucune personne sensée dans ce monde ne peut songer un instant qu’un effort militaire ou politique est capable de ramener Assad au pouvoir, après qu’il lui a été arraché par son peuple. Ce peuple résistant, patient et vainqueur sait que le seul prix que mérite le boucher de Damas est celui du Nobel de l’assassinat à l’aide des armes chimiques et autres. Le Hezbollah souhaite-t-il en être le dauphin à la remise des prix, ou bien peut-être même partager le prix à part égale avec lui ? »


« Avec une insistance hypocrite, certains tentent de faire passer les sunnites du Liban pour des takfiristes fous, en liaison avec certaines images de la révolution syrienne. Las de vos mensonges, de vos menaces et de votre propagande pour entretenir une terreur illusoire ! N’avez-vous pas remarqué, sayyed Nasrallah, que toutes les tentatives de pousser les Libanais à s’armer, à laquelle vous n’êtes pas étranger, et en dépit des tentatives médiatiques et politiques d’amplifier ce phénomène, n’ont pas créé un chef militaire dont la légitimité dépasse une ruelle ou un quartier ? Savez-vous pourquoi ? Parce que les gens que vous accusez tantôt d’être à la solde du projet américain et tantôt de collaborer avec Israël n’ont jamais lâché le projet de la modération, du pardon et du vivre-ensemble », ajoute-t-il.


« Vous vous êtes adressé aux chiites durant la guerre de juillet en leur disant que certains voulaient les ramener à l’état de cireurs de chaussures. Ceux que vous accusez de vouloir ramener les chiites au stade de cireurs de chaussures se font manger par des requins sur les rives de l’Indonésie : leur radeau les a pris à la mort, parce que leur pays n’a plus les moyens de leur offrir une vie digne à cause des armes et du sultan des armes », assène-t-il encore.
Et Nohad Machnouk de conclure par un hommage à Wissam el-Hassan, au public de Rafic Hariri et au peuple syrien, en citant un vers du dramaturge syrien Saadallah Wannous : « Nous sommes condamnés à l’espoir ; et ce qui se produit aujourd’hui ne peut pas être la fin de l’histoire. »

Les phrases de Nohad Machnouk, deuxième à prendre la parole au BIEL, tombent comme des obus de mortier sur le Hezbollah et son chef, Hassan Nasrallah. « L’on nous parle, avec une insolence sans limite, des ingérences extérieures et des paris fondés sur l’étranger, alors qu’eux-mêmes comptent les minutes les séparant du rapprochement iranien avec l’ex-Grand Satan, afin de créer une nouvelle équation au plan interne. Je vous le dis clairement : tous les compromis du monde, qu’ils soient réels ou illusoires, ne peuvent pas assurer des gains au Liban hors du cadre d’un partenariat national sain. Même si nous restons seuls dans ce monde, notre option sera celle de la résistance pacifique nationale et pure, seule capable de créer la vie et de fonder l’avenir. Nul ne pourra nous inciter à choisir entre la guerre...
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