La ville de Tripoli est souvent secouée par des violences confessionnelles. Joseph Eid/AFP
Une délégation du secrétariat général du 14 Mars, menée par l’ancien député Farès Souhaid, s’est rendue mercredi à Tripoli, au Liban-nord, pour y rencontrer plusieurs personnalités de la ville, notamment le mufti Malek al-Chaar.
"Ce qui porte atteinte à Tripoli, porte atteinte à tous les Libanais. Les criminels n’appartiennent pas aux confessions chrétiennes ou musulmanes", a déclaré M. Souhaid au début de la visite. "Nous sommes tous responsables de la paix civile et de la coexistence", a-t-il ajouté.
Tripoli, grande ville du Liban-Nord, est déchirée par des affrontements meurtriers entre sunnites, partisans de l'opposition syrienne, et alaouites, communauté à laquelle appartient le président syrien Bachar el-Assad. La ville a en outre été le théâtre d’un double attentat sanglant à la voiture piégée le 23 aout dernier qui a fait 45 morts.
Le député Kataeb, Samer Saadé, a émis l’espoir que la visite du 14 Mars sera le "début d’une nouvelle ère à Tripoli". Son collègue du Courant du futur, Moustapha Allouch, a indiqué qu'une conférence nationale sera tenue à Tripoli avant la fin de l'année.
Le mufti Chaar a pour sa part fustigé ceux qui détiennent des armes dans la ville, appelant à l’unité des Libanais.
"Le but de la guerre au Liban était de le rayer de la carte. Les armes détenues par nos rivaux sont une provocation", a-t-il dit devant ses visiteurs.
La tension est d'autant plus forte à Tripoli que dans l’affaire du double attentat contre les mosquées d’as-Salam et al-Takwa le 23 août dernier, le juge Sakr Sakr, commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, a engagé lundi des poursuites contre sept personnes, toutes de confession alaouite et habitant Jabal Mohsen à Tripoli. Trois d’entre elles sont déjà arrêtées : Youssef Diab, Hussein Jaafar et Anas Hamdi, et quatre toujours en fuite, notamment Hayan Haydar (le chef du groupuscule), surnommé Ramadan, Ahmad Merhi, Khodr Jdoudou et Salmane Assaad. Ils sont accusés d’avoir créé un groupuscule armé dans l’objectif de mener des actions terroristes et de commettre des attentats à l’explosif contre les deux mosquées.
Quatre personnes, deux Libanais et deux Syriens, avaient déjà été inculpées le 30 août pour ces attentats les plus meurtriers depuis la fin de la guerre civile du liban (1975-1990). Les deux Syriens, qui ne se trouvent pas au Liban, sont accusés "d'avoir placé les deux voitures piégées" et risquent la peine capitale. L'un d'entre eux serait le capitaine Mohammad Ali, est un responsable des services de sécurité syriens à Tartous, une ville côtière syrienne proche de Tripoli.
C'était la deuxième fois que la justice libanaise accuse directement des responsables de sécurité syriens d'être impliqués dans une tentative de déstabilisation du pays.
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"Ce qui porte atteinte à Tripoli, porte atteinte à tous les Libanais. Les criminels n’appartiennent pas aux confessions chrétiennes ou musulmanes", a déclaré M. Souhaid au début de la visite. "Nous sommes tous responsables de la paix civile et de la coexistence", a-t-il ajouté.
Tripoli, grande ville du Liban-Nord, est déchirée par des affrontements meurtriers entre sunnites, partisans de l'opposition syrienne, et alaouites, communauté à laquelle appartient le président syrien Bachar el-Assad. La ville a en outre été le théâtre d’un double attentat sanglant à la voiture...


Rien à faire. Cherchez les "moukhabarat frérotes" ! Tripoli ne sera jamais hors de portée de leurs crimes.
05 h 03, le 17 octobre 2013