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À La Une - Liban

Attentats de Tripoli : Rifaat Eid rejette les accusations contre Jabal Mohsen

"Retirons cette affaire de la rue et des médias, que la justice s’en occupe", lance le chef du Parti arabe démocratique.

Le chef du Parti démocratique arabe, Rifaat Eid. Photo tirée de sa page Facebook.

Le chef du Parti démocratique arabe (PDL), Rifaat Eid, a rejeté lundi les accusations portées contre des habitants du quartier alaouite de Jabal Mohsen dans le double attentat de Tripoli.

 

"Ceux qui ont commis les attentats de Tripoli visaient à semer la discorde", a déclaré M. Eid, un soutien inconditionnel du régime de Damas, lors d’une conférence de presse. "Nous attendons la décision de justice avant de prendre position. Nous acceptons les décisions de la justice libanaise", a-t-il ajouté.

 

L’enquête des services de renseignements des FSI a montré que cinq personnes menées par Hayan Ramadan, de Jabal Mohsen, sont impliquées dans le double attentat de Tripoli, survenu le 23 août dernier devant les mosquées d’as-Salam et al-Takwa, faisant plus de 50 morts et des centaines de blessés.

Parmi les cinq suspects, figure Youssef Diab, 17 ans, également de Jabal Mohsen, dont l’arrestation vendredi dernier par les services de renseignements des FSI, a causé une flambée de violence à Tripoli entre le quartier de Jabal Mohsen, à majorité alaouite, et celui, sunnite, de Bab el-Tebbaneh. Deux quartiers historiquement rivaux.

 

"Ne médiatisons pas cette affaire, c'est un message que j'adresse en premier lieu à Saad Hariri. Retirons cette affaire de la rue et des médias, que la justice s’en occupe", a souligné Rifaat Eid aujourd'hui, mettant en garde contre un recours à la rue.

 

Des responsables du Courant du futur, de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, ont appelé dimanche à l'expulsion de l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali abdel Karim Ali après les résultats de l'enquête.

 

"Si le PDL est reconnu coupable par la justice, que le ministre de l'Intérieur  nous emprisonne tous. Mais si Youssef Diab est innocenté, il faudra alors dissoudre les services de renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI)", a-t-il dit.

 

M. Eid a, au passage, accusé l’Arabie saoudite de se tenir derrière ces accusations afin de mettre en cause le Hezbollah et le régime syrien.

 

D’après ces sources sécuritaires, quelques jours avant le double attentat, trois hommes du groupuscule "Ramadan" se sont rendus discrètement en Syrie empruntant à cet effet la route de Akkar-Hermel à travers le village frontalier al-Qasr. Deux voitures piégées ont été confiées aux trois hommes qui sont retournés au Liban, empruntant le même itinéraire. Ils ont été aidés par Hassan Jaafar qui les a accompagnés jusqu’au barrage de Qobeyate, dans le Akkar. Jaafar a reconnu après son arrestation avoir aidé les deux hommes "sans toutefois connaître de la finalité de l’usage des voitures".

 

De retour à Tripoli, le 21 août, les trois hommes, selon les mêmes sources, ont caché les voitures à Jabal Mohsen, où des réunions intensives ont eu lieu pour répartir les tâches.

Le jour J, Youssef Diab a conduit une voiture et l’a garée devant la mosquée as-Salam tandis qu’ Ahmad Merhi garait la deuxième voiture devant la mosquée al-Takwa. Les sources sécuritaires ajoutent que Diab et Merhi étaient attendus par deux complices qui les ont conduits loin des lieux de l’attentat. Sur l’une des vidéos enregistrées par les caméras de surveillance, Youssef Diab apparaît sur une motocyclette, en compagnie d’un homme, peu de temps après avoir garé la voiture piégée.

 

Toujours selon ces sources, les services de renseignements des FSI ont arrêté Youssef Diab "au terme de deux semaines de filature", sachant que "les SR des FSI ont identifié tous les membres du groupuscule". Les sources ont souligné que "Youssef Diab a démenti être impliqué dans l’attentat, affirmant qu’il était à Jabal Mohsen à l’heure de l’explosion, mais les enquêteurs lui ont montré la preuve irréfutable qu’il était sur les lieux de l’attentat , ce qui l’a poussé à tout avouer".

Également selon les mêmes sources, les SR des FSI possèdent des preuves sur l’implication du groupuscule "Ramadan". Ils ont visionné plus de 350 vidéos enregistrées par des caméras de surveillance au Liban-Nord et se sont basés sur les données téléphoniques et d’autres indices.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le chef du Parti démocratique arabe (PDL), Rifaat Eid, a rejeté lundi les accusations portées contre des habitants du quartier alaouite de Jabal Mohsen dans le double attentat de Tripoli.
 
"Ceux qui ont commis les attentats de Tripoli visaient à semer la discorde", a déclaré M. Eid, un soutien inconditionnel du régime de Damas, lors d’une conférence de presse. "Nous attendons la...

commentaires (1)

Tant que le système tribal triomphera toujours dans notre pays ,difficile de savoir qui tue qui et qui qui fait exploser quoi . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

15 h 02, le 14 octobre 2013

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Commentaires (1)

  • Tant que le système tribal triomphera toujours dans notre pays ,difficile de savoir qui tue qui et qui qui fait exploser quoi . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    15 h 02, le 14 octobre 2013

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