Des experts occidentaux accusent le régime syrien d'avoir développé un programme d'armes biologiques.
L’attaque chimique présumée près de Damas a récemment relancé le débat sur le programme de recherche militaire biologique de la Syrie, rapporte le Washington Post.
Le programme d’armes biologiques de la Syrie, qui sommeille depuis les années 1980 selon des experts américains, comporterait les composants-clé pour la fabrication d’une arme, dont une collection de bactéries et virus ainsi que les équipements modernes pour les transformer en poudres mortelles et aérosols, affirment des responsables américains et du Moyen-Orient ainsi que des experts militaires.
Cette capacité inquiète certains voisins de la Syrie, surtout après les informations sur l’utilisation présumée le 21 août par le régime de Bachar el-Assad d’armes chimiques interdites contre des civils dans la banlieue de Damas.
Des responsables du renseignement dans deux pays du Moyen-Orient ont indiqué avoir étudié la possibilité d'une utilisation d’armes biologiques par la Syrie, comme riposte à une frappe occidentale contre Damas. Le régime syrien pourrait avoir recours aux armes biologiques qui se répandent facilement tout en laissant peu de traces sur leur origine.
"Le gaz sarin nous inquiète, mais la Syrie a aussi des armes biologiques, et en comparaison, le gaz sarin ce n'est rien", affirme un haut responsable au Moyen-Orient ayant requis l’anonymat. "Nous le savons, d’autres dans la région le savent et les Américains le savent certainement", ajoute-t-il.
Les responsables américains sont toutefois divisés sur la capacité de la Syrie à mener une attaque biologique de grande ampleur. Une demi-douzaine de pays ont mis au point des armes biologiques, dont les Etats-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne. Mais tous ont abandonné leurs programmes. La Syrie est l’un des rares pays soupçonné d’avoir poursuivi ses recherches.
En juillet 2012, l'ancien porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdessi avait fait référence à ces armes biologiques assurant qu'"aucune arme chimique ou non conventionnelle ne sera utilisée contre nos propres citoyens (...), ces armes ne seront utilisées qu'en cas d'agression étrangère". "Ces différentes armes sont stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées et ne seront utilisées que dans le cas où la Syrie fait face à une agression extérieure", avait insisté le porte-parole. M. Makdessi avait par la suite rectifié ses propos, affirmant que la Syrie n’avait pas d’armes non conventionnelles.
Mais plusieurs pays, dont les Etats-Unis, croient fermement que la Syrie a développé au moins des armes biologiques rudimentaires en sus de son stock important de munitions chimiques.
Selon un rapport du Congrès, la Syrie possède "un programme d’armes biologiques" et il "pourrait avoir dépassé le stade de la recherche et du développement".
Dans une étude publiée en 2008, le Centre d’études stratégiques et internationales, basé à Washington, souligne que la Syrie a développé "une capacité de production d’anthrax, de toxine botulique et d’autres agents".
Bien que très peu d'informations aient filtré sur le programme biologique de la Syrie, le pays aurait acquis de nouvelles capacités à travers des investissements massifs dans l’industrie pharmaceutique.
Mais en l'absence de preuves tangibles, d’autres sources du renseignement sont plus prudentes.
Des experts estiment d'ailleurs que le programme syrien est inquiétant mais pas alarmant.
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Le programme d’armes biologiques de la Syrie, qui sommeille depuis les années 1980 selon des experts américains, comporterait les composants-clé pour la fabrication d’une arme, dont une collection de bactéries et virus ainsi que les équipements modernes pour les transformer en poudres mortelles et aérosols, affirment des responsables américains et du Moyen-Orient ainsi que des experts militaires.
Cette capacité inquiète certains voisins de la Syrie, surtout après les informations sur l’utilisation présumée le 21 août par le régime de Bachar el-Assad d’armes chimiques interdites contre des civils dans la banlieue de Damas.
Des responsables...


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MÊME PAS, CAR SON SORT SERA DÉJÀ SCELLÉ....
16 h 54, le 06 septembre 2013