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À La Une - Syrie

L'armée syrienne a repris un quartier clé de Homs, "capitale de la révolution"

Le régime n'a plus devant lui que quelques zones rebelles avant la chute totale de la ville.

Vue aérienne du quartier de Khaldiyé, secteur rebelle clé de la ville de Homs, tombé lundi aux mains du régime syrien après une offensive d'envergure. AFP PHOTO / HO / SHAAM NEWS NETWORK

Le quartier de Khaldiyé, secteur rebelle clé de la ville de Homs (centre), est tombé aux mains de l'armée syrienne un mois après le lancement d'une offensive d'envergure, a annoncé lundi la télévision d'Etat syrienne. "Les forces armées ont rétabli la sécurité et la stabilité dans tout le quartier de Khaldiyé", un des plus importants de la troisième ville de Syrie, a précisé la chaîne.

 

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la prise du secteur a été précédée lundi matin d'intenses combats dans le dernier carré où s'étaient retranchés les rebelles. "Il s'agit des combats les plus violents" depuis le début de l'offensive contre ce quartier, selon l'ONG.

 

Khaldiyé était devenu un des symboles de la rébellion contre le régime de Bachar el-Assad. Sa capture signifie que le régime n'a plus devant lui que quelques zones rebelles, notamment dans le Vieux Homs, avant la chute totale de la ville surnommée "capitale de la révolution" par les militants.

L'aviation syrienne a ainsi mené lundi matin deux raids sur le quartier Bab Houd, au sud de Khaldiyé, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

 

Le régime, fort de son armée de l'air, de son artillerie et appuyé par le puissant Hezbollah libanais, espère rééditer son succès militaire de Qousseir, repris en juin après avoir été un bastion rebelle de la province de Homs pendant un an.

 

Les soldats syriens, en patrouille, à Khaldiyé, quartier clé de Homs. AFP/STR

 

 

Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH avait annoncé depuis dimanche que "l'armée et le Hezbollah contrôlent la majeure partie de Khaldiyé", mais la Coalition de l'opposition syrienne a minimisé dans un communiqué leur avancée, dénonçant le "bombardement aveugle" du secteur et estimant que le régime "fait la promotion de victoires fictives".

 

Samedi, selon l'OSDH et les médias officiels, l'armée s'était emparée de la mosquée historique Khaled Ben walid, dans le centre du quartier, après avoir détruit en début de semaine le mausolée de Khaled Ben Walid, un compagnon du prophète Mahomet. Les manifestants avaient pour habitude de sortir en masse de ce lieu saint pour défiler contre le pouvoir, avant que la révolte ne se transforme en une guerre qui a fait plus de 100.000 morts selon l'ONU.

 

Egalement sur place, la chaîne panarabe Al-Mayadeen, dont le quartier général se trouve à Beyrouth, a montré des images de l'intérieur de la mosquée connue pour son architecture mamelouke, où des soldats ont suspendu un drapeau syrien en signe de victoire. Selon la télévision officielle, les rebelles avaient transformé cette mosquée, symbole de la révolte lancée en mars 2011 contre le régime, en un centre "pour le stockage d'armes et de munitions".

 

Ailleurs en Syrie, le bilan des victimes civiles tuées vendredi par un missile sol-sol à Alep (nord), dans le quartier de Bab Nairab, s'est alourdi à 32 morts dont 19 enfants, selon un nouveau bilan de l'OSDH. L'attaque visait, selon l'ONG, des QG de combattants mais le missile s'est abattu sur les maisons des civils.

L'OSDH a également communiqué un nouveau bilan de 120 morts dans des combats entre jihadistes et Kurdes dans le nord-est, déclenchés par la prise de Ras al-Aïn mi-juillet par des combattants kurdes.

 

Sur le plan politique, l'opposition syrienne a réclamé à l'ONU de révéler les "détails" de l'accord passé avec le régime pour enquêter sur l'emploi éventuel d'armes chimiques, après la visite de deux émissaires des Nations unies à Damas cette semaine. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui doit rencontrer lundi ces émissaires, a indiqué samedi qu'il ne divulguerait pas le contenu de l'accord avant d'avoir pu l'examiner de près.

 

La Coalition a enfin réclamé à l'Egypte de libérer des dizaines de Syriens arrêtés arbitrairement cette semaine, à priori pour avoir participé à des manifestations de soutien au président déchu Mohamed Morsi.

 

 

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Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la prise du secteur a été précédée lundi matin d'intenses combats dans le dernier carré où s'étaient retranchés les rebelles. "Il s'agit des combats les plus violents" depuis le début de l'offensive contre ce quartier, selon l'ONG.
 
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