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À La Une - Révolte

Les soldats d’Assad et le Hezbollah sur le point de prendre Homs ?

L’opposition demande à l’ONU de révéler les « détails » de l’accord passé avec Damas sur les armes chimiques.

Il ne reste plus grand-chose du quartier de Khaldiyé à Homs, un mois après l’offensive du régime.  Photo AFP

L’armée syrienne, appuyée par le Hezbollah, s’apprêtait hier à prendre le dernier carré du plus grand quartier rebelle de Homs, troisième ville de Syrie et surnommée « capitale de la révolution » par les militants. La prise de Khaldiyé, un des hauts lieux de la rébellion contre Bachar el-Assad, signifierait que le régime n’aurait plus devant lui que quelques zones rebelles, notamment dans le Vieux Homs, avant la chute totale de la ville.


Le régime, fort de son aviation, de son artillerie et appuyé par le puissant parti de Dieu dans sa guerre contre les rebelles, avait lancé il y a 29 jours l’offensive contre ce quartier du nord de Homs, espérant rééditer son succès militaire de Qousseir, dans la même province, reprise en juin après une résistance farouche des rebelles pendant un an. Dans l’après-midi, le Vieux Homs, qui se situe au sud de Khaldiyé, était ainsi bombardé par l’armée, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un large réseau de militants et sources médicales en Syrie. La télévision d’État syrienne a de son côté annoncé que l’armée contrôlait « la quasi-totalité » du secteur et montré des images de corps, vraisemblablement de combattants, gisant parmi les immeubles détruits. Un officier de l’armée interviewé par la chaîne a affirmé qu’il « ne reste plus que le nord du secteur qui sera libéré dans les prochaines 24 heures ». Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, a confirmé que « l’armée et le Hezbollah contrôlent Khaldiyé en majorité », mais la Coalition de l’opposition syrienne a minimisé dans un communiqué leur avancée, dénonçant le « bombardement aveugle » du secteur et estimant que le régime « fait la promotion de victoires fictives ».


Samedi, selon l’OSDH et les médias officiels, l’armée s’est aussi emparée de la mosquée historique Khaled ben Walid, dans le centre du quartier, après avoir détruit en début de semaine le mausolée de Khaled ben Walid, un compagnon de Mohammad. Les manifestants avaient pour habitude de sortir en masse de ce lieu saint pour défiler contre le pouvoir, avant que la révolte ne se transforme en une guerre qui a fait plus de 100 000 morts selon l’ONU. Également sur place, la chaîne panarabe al-Mayadeen, basée à Beyrouth, a montré des images de l’intérieur de la mosquée connue pour son architecture mamelouke, où des soldats ont suspendu un drapeau syrien en signe de victoire. Selon la télévision officielle, les rebelles avaient transformé cette mosquée, symbole de la révolte lancée en mars 2011 contre le régime Assad, en un centre « pour le stockage d’armes et de munitions ».

 


À Bab Naïrab...
Ailleurs en Syrie, le bilan des victimes civiles tuées vendredi par un missile sol-sol à Alep, dans le quartier de Bab Nairab, s’est alourdi à 32 morts dont 19 enfants, selon un nouveau bilan de l’OSDH. L’attaque visait, selon l’OSDH, des QG de combattants, mais le missile s’est abattu sur les maisons des civils. L’OSDH
a également communiqué un nouveau bilan de 120 morts dans des combats entre jihadistes et Kurdes dans le Nord-Est, déclenchés par la prise de Ras el-Aïn mi-juillet par des combattants kurdes.


Sur le plan politique, l’opposition syrienne a réclamé à l’ONU de révéler les « détails » de l’accord passé avec le régime pour enquêter sur l’emploi éventuel d’armes chimiques, après la visite de deux émissaires des Nations unies à Damas cette semaine. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui doit rencontrer aujourd’hui ces émissaires, a indiqué samedi qu’il ne divulguerait pas le contenu de l’accord avant d’avoir pu l’examiner de près.


La Coalition a enfin réclamé à l’Égypte de libérer des dizaines de Syriens arrêtés arbitrairement cette semaine, a priori pour avoir participé à des manifestations de soutien au président déchu Mohammad Morsi. Vendredi, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) avait attribué ces arrestations à une vague de xénophobie, alimentée notamment par des médias égyptiens qui accusent les Syriens d’avoir participé « par centaines » aux manifestations pro-Morsi.

 

 

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Le régime, fort de son aviation, de son artillerie et appuyé par le puissant parti de Dieu dans sa guerre contre les rebelles, avait lancé il y a 29 jours l’offensive contre ce quartier du nord de Homs, espérant rééditer son succès militaire de Qousseir, dans la même province, reprise en juin après une résistance farouche des rebelles pendant un an. Dans l’après-midi,...
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