Dans un entretien accordé à L’Orient-Le Jour, Philippe Dauba-Patanacce, expert économiste à la Standard Chartered en charge des marchés de la région MENA et de la Turquie, et Dan Azzi, président-directeur général de la branche libanaise de la banque, sont revenus sur l’instabilité politique et sécuritaire qui règne au Liban et dans les pays voisins. « Les Libanais sont très résilients face aux crises qui secouent leur pays et se sont résignés à l’idée qu’il y aurait souvent des secousses et un certain niveau d’instabilité », a expliqué M. Azzi. Et d’ajouter : « La Standard Chartered est basée au Liban sur le long terme, et elle est réticente à fermer ses bureaux dans les pays en développement, même si ceux-là subissent des tensions politiques et sécuritaires. » L’expert a souligné toutefois les flux intrants de capitaux et rendu hommage à la diaspora libanaise dont les transferts soutiennent le secteur bancaire. Pour M. Dauba-Patanacce, « le secteur bancaire est un pilier de l’économie libanaise ». Il a mis l’accent sur le rôle de la BDL comme étant le pilote par excellence de l’économie. Pour appuyer ses convictions, il a souligné que les dépôts en devises atteignent 35 milliards de dollars. À titre de rappel et selon les dernières estimations de la BDL, les dépôts en devises ont augmenté de 9 % en glissement annuel, et les dépôts bancaires ont eux augmenté de 7 % sur la même période. « Les dépôts en devises ainsi que les actifs bancaires sont des indicateurs qui rassurent les investisseurs », ont souligné les experts de la Standard Chartered. Par ailleurs, M. Dauba-Patanacce a insisté sur l’avantage compétitif ultime des Libanais, à savoir leur système éducatif, et mis l’accent sur l’importance d’investir dans ce secteur qui permet d’accroître la compétitivité des ressources humaines locales. Enfin et en ce qui concerne l’afflux de réfugiés syriens au Liban, les experts de la Standard Chartered ont estimé, à juste titre, que le Liban est l’un des pays les plus denses et n’a pas l’infrastructure nécessaire pour absorber des flux de réfugiés qui s’intensifient tous les mois depuis la crise syrienne. Ils ont souligné toutefois les avantages économiques que cette situation a engendrés. Ils ont mis ainsi en avant la hausse de certains biens de consommation, l’augmentation des transactions immobilières locatives et aussi la hausse de la demande pour les services éducatifs.
Dans un entretien accordé à L’Orient-Le Jour, Philippe Dauba-Patanacce, expert économiste à la Standard Chartered en charge des marchés de la région MENA et de la Turquie, et Dan Azzi, président-directeur général de la branche libanaise de la banque, sont revenus sur l’instabilité politique et sécuritaire qui règne au Liban et dans les pays voisins. « Les Libanais sont très résilients face aux crises qui secouent leur pays et se sont résignés à l’idée qu’il y aurait souvent des secousses et un certain niveau d’instabilité », a expliqué M. Azzi. Et d’ajouter : « La Standard Chartered est basée au Liban sur le long terme, et elle est réticente à fermer ses bureaux dans les pays en développement, même si ceux-là subissent des tensions politiques et sécuritaires. » L’expert a souligné...
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