Photo fournie par l’établissement
Le projet a nécessité un investissement d’environ 350 000 dollars, financé par la société, qui espère amortir cette somme en deux ans, sous réserve d’une amélioration de la conjoncture. « Si la saison avait démarré normalement, nous aurions probablement pu récupérer l’essentiel de notre investissement dès cette année, explique Anthony Massoud, CEO de Retail Management Initiatives. Mais les expatriés sont arrivés plus tard que prévu, et il faudra sans doute attendre la saison prochaine pour atteindre cet objectif. »
L’exploitation repose sur un contrat de location avec l’hôtel Capo, propriétaire des lieux. RMI paie un loyer et gère l’ensemble de l’espace sous une nouvelle marque, distincte de ses autres concepts.
Un nouveau concept plutôt qu’une déclinaison de The Malt Gallery Experience
L’ouverture de Lumi répond à une opportunité offerte par Capo, qui a sollicité RMI après le départ de l’ancien exploitant. Si l’hôtel souhaitait initialement accueillir une déclinaison balnéaire de The Malt Gallery Experience, le groupe a préféré créer une identité entièrement nouvelle.
« The Malt Gallery Experience est une marque urbaine. Nous avons estimé qu’elle n’était pas adaptée à un environnement de plage, explique Anthony Massoud. Nous avons donc imaginé un véritable beach club, inspiré de ceux que l’on trouve en Grèce ou à Ibiza. »
Le site a été repensé afin de transformer un espace déjà partiellement équipé, mais jugé vieillissant. Les travaux ont notamment permis de rénover les installations existantes, de créer un nouvel accès à la mer et d’ajouter un deck en bois offrant davantage de transats face au littoral.
L’établissement emploie une cinquantaine de personnes et combine plusieurs activités : une plage avec piscines et transats ouverte quotidiennement à partir de 11 heures, un restaurant de près de 100 couverts ouvert au déjeuner et au dîner, un bar dédié aux sunsets en fin d’après-midi, des soirées le samedi ainsi que des concerts live chaque dimanche. Selon l’exploitant, le site peut accueillir jusqu’à 400 visiteurs par jour répartis entre les différents services : plage, coucher de soleil et dîner.
Une offre culinaire méditerranéenne
Le restaurant constitue l’un des piliers du projet et représente déjà environ 40 % du chiffre d’affaires de Lumi, selon Anthony Massoud. L’offre, élaborée par le chef exécutif du groupe, s’articule autour d’une quarantaine de plats inspirés des cuisines les plus populaires auprès de la clientèle estivale libanaise. « Nous avons sélectionné le meilleur des cuisines espagnole, italienne, grecque, libanaise et du sud de la France afin de créer une carte variée mais cohérente », explique le dirigeant. Celle-ci comprend notamment des entrées chaudes et froides, des pâtes, des paellas, des grillades, des plats de poisson ainsi qu’une carte de desserts faisant la part belle aux glaces et coupes glacées. Le ticket moyen au restaurant varie entre 70 et 80 dollars par personne, boissons alcoolisées comprises, tandis qu’une expérience plus haut de gamme peut atteindre une centaine de dollars.
Une saison encore marquée par les incertitudes
Comme de nombreux opérateurs du secteur, Retail Management Initiatives estime que la saison estivale 2026 reste pénalisée par un contexte régional tendu. « Beaucoup de Libanais vivant dans le Golfe sont aujourd’hui plus prudents dans leurs dépenses en raison des incertitudes qui pèsent sur leur situation professionnelle », observe-t-il.
Malgré ce contexte, le groupe se dit satisfait des premiers résultats enregistrés depuis la deuxième quinzaine de juillet. Il prévoit de dresser un premier bilan complet à la mi-septembre avant d’envisager de nouveaux développements.


