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Un monde de solutions

La méthode Copenhague fait le tour du monde

Strøget, zone sans voitures dans le centre de Copenhague, au Danemark. PhotoOlga Itenberg sous licence Creative Commons

Au début des années 60, dans le centre-ville de Copenhague, comme dans toutes les autres capitales européennes, l’automobile individuelle tient le haut du pavé. Au nom d’une certaine idée du progrès, les autorités encouragent la circulation motorisée et aménagent des places de parking en grand nombre. Les piétons sont cantonnés à des trottoirs de plus en plus étroits tandis que les cyclistes, autrefois nombreux, renoncent à se déplacer à vélo.

 

C’est alors que le jeune architecte et urbaniste danois Jan Gehl, insatisfait de voir sa ville devenir de plus en plus bruyante, polluée et dangereuse, suggère de fermer quelques artères à la circulation. La mesure, présentée comme expérimentale, suscite une levée de boucliers, notamment parmi les commerçants convaincus que leur chiffre d’affaires va chuter. D’autres s’y opposèrent, au motif que ce type d’aménagement est incompatible avec la mentalité danoise.

 

Le succès est pourtant immédiat. L’espace libéré des voitures est plébiscité par les résidents, heureux de pouvoir circuler autour de chez eux à pied, tout comme les employés et les touristes, qui chaque été prennent d’assaut les terrasses de cafés. Elargi par vagues successives en 1973, 1980 et 1992, le périmètre s’étend désormais sur une superficie de 100000 mètres carrés, soit cinq fois plus que la zone initiale. De l’aveu général, Strøget est devenu un des quartiers les plus vivants d’Europe.

 

Jan Gehl a donné un nom à cette transformation: « Copenhagenize » - ou « Copenhaguiser » une ville. Ce néologisme est synonyme d’une politique des petits pas qui redonne la priorité aux piétons, aux cyclistes et à toutes les autres formes de mobilité douce pour améliorer la vie au cœur des villes.

 

De la Ciclovia de Bogota aux Ramblas de Barcelone, en passant par Paris Plage, de nombreuses métropoles commencent à s’inspirer de cet exemple qui prouve que prospérité économique et engagement écologique peuvent aller de pair.

 

 

Cet article fait partie de notre notre édition spéciale "Un monde de solutions".

 

Au début des années 60, dans le centre-ville de Copenhague, comme dans toutes les autres capitales européennes, l’automobile individuelle tient le haut du pavé. Au nom d’une certaine idée du progrès, les autorités encouragent la circulation motorisée et aménagent des places de parking en grand nombre. Les piétons sont cantonnés à des trottoirs de plus en plus étroits tandis que...
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