Dans une entrevue accordée à L’OLJ, Mohammad Aziz, conseiller auprès du PDG de la Middle East Airlines (MEA), Mohammad Hout, a indiqué que les frappes israéliennes sur la Syrie n’auront pas d’influence sur les trajectoires empruntées par la MEA, à savoir des corridors sécurisés qui survolent la Syrie. « S’il y avait des risques, c’est tout l’espace aérien qui aurait été fermé », a-t-il ainsi souligné, rappelant qu’en 2006, l’espace aérien libanais avait été fermé à cause des bombardements. « Nous maintenons un contact continu avec le gouvernement libanais et les ambassades afin d’assurer la sécurité de nos passagers et des équipages », a ajouté M. Aziz.
Dans les faits, rappelons qu’un pilote de la MEA, Toni Abi Khalil, avait été récemment suspendu temporairement à cause d’un message électronique comprenant des photos, envoyé à ses collègues afin de les mettre en garde contre le survol au-dessus de la Syrie alors que des combats y faisaient rage. « Nous ne volons que dans les corridors aériens sécurisés », avait alors indiqué M. Aziz à L’OLJ.
Hier, la MEA avait publié un message signé par le pilote dans lequel il affirme s’être réuni avec les responsables de la sécurité de la compagnie nationale et « qu’il avait bien pris conscience du contrôle continu et de la supervision de tous les départements et qu’il volait désormais soulagé dans l’espace aérien syrien ».
Pour mémoire
« En Syrie, nous n’empruntons que les corridors sécurisés », assure la MEA


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