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Cinema-

Les Écrans du réel démarrent le 8 mai avec « El Gusto »

L’Institut français en collaboration avec l’Association Métropolis présente pour la neuvième année Écrans du réel. Un panorama de la création documentaire actuelle qui se déroule du 8 au 15 mai au Métropolis Empire Sofil.

La réalisatrice Safinez Bousbia entourée de son équipe.

Qu’est-ce que le documentaire ? Une recherche sur le passé ? Un regard sur le monde contemporain ? Des entretiens, un journal filmé ou un acte de résistance ? Cet exercice filmique révèle les multiples façons de voir et de croire, et effectue un éclairage sur le monde tout en participant à l’évolution du langage cinématographique.
Les Écrans du réel dans sa 9e édition présente donc cette année une sélection portée sur le monde de la musique (El Gusto, Viramundo), de la danse (Ô mon corps !) et du cinéma (Le Sommeil d’or, Conteurs d’images), sur des portraits de femmes (L’Ombre d’un homme, Morning Fears, Night Chants, Damascus my First Kiss), une chronique militante (Tous au Larzac), mais aussi un documentaire poignant sur l’exercice de la psychiatrie en prison (Être là), ainsi que deux films passionnants sur l’acte même de filmer (Pater, Ceci n’est pas un film).
À cette occasion, un hommage est rendu à Alain Cavalier à travers deux de ses films, Pater et Le Filmeur, et des rencontres avec des réalisateurs libanais (The Children of April, I Left my Shoes in Istanbul, Che Guevara Died in Lebanon) compléteront ce programme.
Enfin, une carte blanche est donnée à Dox Box, festival de documentaires initialement basé à Damas, Homs et Tartous, mais qui continue à exister en dehors de la Syrie depuis deux ans grâce au Dox Box Global Day et à ses nombreux partenariats avec d’autres festivals. Dox Box projettera deux films durant une séance spéciale.

 

« El Gusto »,
de Safinez Bousbia (Irlande/France/Algérie)
2011, 93’, DCP en français et arabe,
sous-titré français

 

Que signifie d’abord El Gusto ? C’est la joie de vivre et c’est aussi la passion qui anime les êtres. C’est cette même passion qui est retracée dans cette merveilleuse aventure musicale et humaine à travers les grandes dates de l’histoire de l’Algérie. El Gusto est l’histoire d’un groupe de musiciens algériens des communautés juive et musulmane, séparés par l’histoire il y a cinquante ans et réunis aujourd’hui sur scène pour partager leur passion commune : la musique « chaâbi ».
Tout commence par l’achat d’un miroir. Née à Alger, Safinez Bousbia a grandi loin du pays de ses parents. En 2003, alors qu’elle visite la capitale algéroise, elle entre dans une boutique pour acheter un miroir, elle est loin de se douter qu’elle va farfouiller dans le passé et, plus particulièrement, dans la mémoire de la musique chaâbi du pays. Le miroitier va déballer des photos jaunies, mais aussi une histoire fascinante. Celle de l’Alger des années 50 et de cette musique arabo-andalouse mélangée à des racines berbères et enseignée par le maître, El Anka, à près de deux cents jeunes musiciens, dans une cave du conservatoire d’Alger.
Touchée par ce récit, Safinez Bousbia s’engage à réunir l’orchestre, dispersé par le temps et l’histoire. Aidée par le fils du maître El Anka, elle met deux ans à retrouver les artistes. Ceux-là vont refaire l’histoire, enregistrer deux disques et effectuer une tournée qui englobera Bercy. Un film qui parle de musique, mais aussi d’amitié et qui s’apparente à un conte.
Le documentaire a obtenu le prix du meilleur réalisateur ainsi que le prix Fipresci au Festival international du film d’Abou Dhabi en 2011.

Qu’est-ce que le documentaire ? Une recherche sur le passé ? Un regard sur le monde contemporain ? Des entretiens, un journal filmé ou un acte de résistance ? Cet exercice filmique révèle les multiples façons de voir et de croire, et effectue un éclairage sur le monde tout en participant à l’évolution du langage cinématographique.Les Écrans du réel dans sa 9e édition présente donc cette année une sélection portée sur le monde de la musique (El Gusto, Viramundo), de la danse (Ô mon corps !) et du cinéma (Le Sommeil d’or, Conteurs d’images), sur des portraits de femmes (L’Ombre d’un homme, Morning Fears, Night Chants, Damascus my First Kiss), une chronique militante (Tous au Larzac), mais aussi un documentaire poignant sur l’exercice de la psychiatrie en prison (Être là), ainsi que deux films passionnants...
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