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À La Une - Diplomatie

La Serbie et le Kosovo sur le point de clore le dernier conflit des Balkans

Belgrade et Pristina ont jusqu'à lundi pour confirmer l'accord paraphé, date à laquelle la question sera à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires européennes à Luxembourg.

Le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi (d), le chef du gouvernement serbe Ivica Dacic (g) et la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, dans les bureaux de l'OTAN à Bruxelles, le 19 avril 2013. AFP PHOTO / POOL / YVES LOGGHE

La Serbie et le Kosovo sont parvenus à un accord de principe en vue de normaliser leurs relations, accord paraphé par des hommes qui, il y a 14 ans, se faisaient encore la guerre, Belgrade et Pristina, sous l'égide de l'UE, étant sur le point de tourner la dernière page des conflits ayant ensanglanté l'ex-Yougoslavie.


Aujourd'hui Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi était le commandant de la guérilla indépendantiste, alors que le chef du gouvernement serbe Ivica Dacic, était le porte-parole de l'ex-homme fort de la Serbie, Slobodan Milosevic, décédé en 2006 dans la prison du TPIY pour l'ex-Yougoslavie, qui le jugeait pour sa responsabilité dans les conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 1990. Et le numéro 2 du gouvernement serbe, le très influent Aleksandar Vucic, était lui, ministre de l'Information de Milosevic.


Une campagne de frappes aériennes de l'OTAN au printemps 1999 a chassé les forces serbes du Kosovo et mis fin à la répression qu'elles menaient contre la guérilla et la population civile. Neuf ans plus tard, appuyé par les Etats-Unis et une majorité des pays de l'Union européenne, Pristina proclamait son indépendance, que Belgrade refuse toujours de reconnaître.

 

"La Serbie a capitulé devant Bruxelles!"
"Un exemple parfait de justice divine: le Kosovo a été reconnu par ceux qui ont mené la Serbie en guerre", a commenté à l'adresse de MM Dacic et Vucic, le journaliste serbe Daniel Bukumirovic sur sa page Facebook.
Samedi, le président serbe Tomislav Nikolic - qui pendant la guerre était vice-Premier ministre de Milosevic -, a affirmé que l'accord paraphé la veille, représente "l'unique solution possible pour garantir une vie en paix" pour les Serbes kosovars.


Samedi, la presse kosovare était enthousiaste. "Accord historique" titrait le quotidien Koha Ditore tandis qu'Express y voyait une "nouvelle confirmation que le Kosovo est indépendant, souverain et libre".
A Belgrade, la presse illustrait les divisions de la société serbe sur ce sujet. Si le très sérieux Politika titrait d'un ton neutre "Belgrade et Pristina sont parvenus à un accord", le quotidien Nase Novine affirmait: "Journée noire! Le Kosovo ne nous appartient plus. La Serbie a capitulé devant Bruxelles!".
En revanche, Kurir se réjouissait d'une "Victoire de la diplomatie serbe" tandis que, plus pragmatique, Blic exigeait que Bruxelles octroie rapidement à la Serbie une date pour démarrer les négociations d'adhésion à l'Union européenne.
C'était cet argument que l'UE a utilisé pour faire pression sur Belgrade car sans accord avec Pristina, la Serbie risquait de voir son rapprochement européen reporté sine die.

 

"La guerre a été remplacée par la paix et le passé par l'avenir"
L'accord, dont les 15 points n'ont pas été rendus publics par l'UE, porte sur le degré d'autonomie accordé aux 40.000 Serbes du nord du Kosovo. Selon une version non-officielle de l'accord publiée vendredi par le quotidien kosovar Express, les Serbes du Kosovo auraient le droit de nommer le chef de la police régionale, qui agirait néanmoins sous le commandement du ministre de l'Intérieur de Pristina. La communauté serbe serait également responsable de la gestion des tribunaux dans les régions où elle est majoritaire, tout en "fonctionnant au sein des institutions légales du Kosovo", selon le quotidien.


L'analyste politique serbe Dragan Bujosevic a fait valoir que désormais "le plus difficile sera de démontrer aux Serbes du Kosovo, que cet accord est dans leur intérêt". Mais, a-t-il assuré, avec cet accord "la guerre a été remplacée par la paix et le passé par l'avenir".


Dans le nord du Kosovo, où les Serbes se sentent trahis par Belgrade, les élus des conseils municipaux de cette région qui échappe au contrôle des autorités de Pristina, ont exigé l'organisation d'un référendum "en Serbie" portant sur "l'acceptation des conditions" de cet accord.
M. Thaçi les a néanmoins encouragés samedi "à ne pas avoir peur de l'accord et des institutions du Kosovo" et leur a promis "de nouvelles opportunités pour des investissements, développement, emplois et la création d'un environnement démocratique et multiethnique".


Belgrade et Pristina ont jusqu'à lundi pour confirmer l'accord paraphé, date à laquelle la question sera à l'ordre du jour d'une réunion des ministres des Affaires européennes à Luxembourg.

 

Pour mémoire

Quatre ans après l'indépendance, le Kosovo accède à la "pleine souveraineté"

La Serbie et le Kosovo sont parvenus à un accord de principe en vue de normaliser leurs relations, accord paraphé par des hommes qui, il y a 14 ans, se faisaient encore la guerre, Belgrade et Pristina, sous l'égide de l'UE, étant sur le point de tourner la dernière page des conflits ayant ensanglanté l'ex-Yougoslavie.
Aujourd'hui Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi était le commandant de la guérilla indépendantiste, alors que le chef du gouvernement serbe Ivica Dacic, était le porte-parole de l'ex-homme fort de la Serbie, Slobodan Milosevic, décédé en 2006 dans la prison du TPIY pour l'ex-Yougoslavie, qui le jugeait pour sa responsabilité dans les conflits ayant déchiré les Balkans dans les années 1990. Et le numéro 2 du gouvernement serbe, le très influent Aleksandar Vucic, était lui, ministre de l'Information...
commentaires (4)

Bof...les accords sont faits pour être violés...elle a une sacrée tête de faux-cul,la premier ministre serbe...enfin,quand je dis serbe,c'est une façon de parler,bien entendu!

GEDEON Christian

06 h 42, le 22 avril 2013

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Commentaires (4)

  • Bof...les accords sont faits pour être violés...elle a une sacrée tête de faux-cul,la premier ministre serbe...enfin,quand je dis serbe,c'est une façon de parler,bien entendu!

    GEDEON Christian

    06 h 42, le 22 avril 2013

  • Plus CONS que les Européens, ils se suicident...

    SAKR LOUBNAN

    17 h 27, le 21 avril 2013

  • Pour l'Europe la Serbie, a vendu ses compatriotes au Kosovo, état musulman

    Talaat Dominique

    13 h 53, le 21 avril 2013

  • Des traîtres qui ont vendu le Kosovo partie intégrale de la Serbie aux colons Albanais ! Les CONNERIES de l'Union (?) Européenne (?), imposées par leur Maître, n'en finissent pas là...

    SAKR LOUBNAN

    13 h 53, le 21 avril 2013

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