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Le film « Wajda » ouvre le festival « Ayam Beyrouth al-Cinema’iya »

Le festival « Journées cinématographiques de Beyrouth », organisé par l’association culturelle pour le cinéma Beirut DC, revient cette année dans sa septième édition et se déroule du 15 au 24 mars au cinéma Métropolis Empire Sofil (Achrafieh).

« Wajda » de Haïfa al-Mansour.

C’est demain soir, vendredi, que le festival « Journées cinématographiques de Beyrouth » démarre avec le film de Haïfa al-Mansour, Wajda. Ayam Beyrouth c’est une sélection d’œuvres en provenance des quatre coins du monde arabe, mais aussi des films, des documentaires et des courts-métrages libanais, l’occasion de voir le nouveau travail documentaire de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige qui sortira bientôt en salle. Mais c’est également d’autres activités qui n’ont été possibles que grâce à des efforts conjugués, une équipe déterminée et un partenariat solide.
Ainsi, outre le programme de films, les cinéphiles auront l’occasion d’assister aux « Nuits blanches » des courts-métrages. Deux longues nuits sont prévues pour que le public découvre 19 courts-métrages arabes qui représentent des œuvres en développement constant dans les pays arabes. C’est pourquoi cette année le festival a voulu accorder un plus grand espace à ce genre.

Les activités parallèles

« Journées cinématographiques de Beyrouth » est un lieu de réflexion et de débat autour du cinéma dans toutes ses formes, un lieu dans lequel les experts partagent leurs expériences avec le public libanais.
DOCmed est un partenaire constant d’Ayam. Ce programme de formation de trois ans, conçu pour les producteurs de documentaires arabes et/ou réalisateurs/producteurs du Moyen-Orient et du Maghreb (Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Palestine et Tunisie), propose cette année trois sessions de formation pour trois groupes différents qui se tiendront au Liban entre le 17 et le 24 mars. Des décideurs des chaînes de télévision internationaux présenteront les cases réservées pour les productions documentaires de création au sein de leurs chaînes respectives. Ce projet est initié par Beirut DC (Liban), Eurodoc (France) et Doc à Tunis (Tunisie), cofinancé par le programme Euromed Audiovisuel II, en association avec Arte France et avec le soutien du Festival international du film de Dubaï (DIFF).

Séminaires

- Le premier se tiendra le samedi 23 mars de 17h à 19h au Métropolis Empire Sofil. Il sera modéré par la réalisatrice Éliane Raheb et porte sur « Les cinéastes arabes et les institutions gouvernementales cinématographiques dans le temps du changement ».
Est-ce que les changements et révolutions ont un impact significatif sur le cinéma arabe ? Et si oui, comment ? Quel a été le rôle des institutions cinématographiques tout au long de ces années ? Et quelles sont les attentes des cinéastes arabes ? Par ailleurs, est-ce que les réalisateurs de cinéma combattent pour les lois nouvelles pour désactiver la censure et donner plus de liberté d’expression ? Les films indépendants auront-ils leur place sur le marché ? Autant de questions autour desquelles seront réunis des cinéastes indépendants d’Égypte, de Tunisie et de Syrie, ainsi que des représentants des institutions du cinéma de ces pays et des militants travaillant sur les lois de cinéma.
- Le second séminaire aura lieu le vendredi 22 mars, de 16h à 18h, au Métropolis Empire Sofil. Il a pour thème « Les portraits de famille dans le documentaire arabe ». Les sujets proposés concernent l’identité. Filmer la famille est-ce donc une solution ou une confrontation ? Est-ce une découverte de soi ? De sa propre identité ?
Quel est le rôle de l’archivage, des photos, des enregistrements audio, et le cinéma peut-il servir d’outil de communication avec soi et, par la suite, avec la patrie ? Les panélistes qui participent à ce séminaire sont Mayss Darwazah, Karim Goury, Rami Nihawi et Ghassan Salhab, avec pour modératrice Carine Doumit (monteuse et professeur de cinéma)

Master class avec Ibrahim el-Batout
(en collaboration avec l’ALBA)

Mercredi 20 mars, de 10h à 14h, à l’ALBA.
Ibrahim el-Batout a commencé sa carrière en tant que reporter de guerre et a très vite obtenu un franc succès grâce à la réalisation de films dans lesquels il défie la censure et n’a jamais pris en considération les permis de tournage. Le cinéaste égyptien partagerait l’expérience de son travail avec les acteurs, l’improvisation durant le tournage et son impact sur le scénario. Le séminaire sera précédé par la projection de son film Hawi.

Table ronde

Mercredi 20 mars, à 16h, au Métropolis Empire Sofil :
« Ensemble pour abolir la censure sur le travail
artistique ».
La Fondation Maharat organise une table ronde en collaboration avec « Marsad Group » pour discuter la loi de « la liberté du travail artistique » qui appelle à l’abolition de la censure sur le travail
artistique.

Rencontre professionnelle

Mercredi 20 mars, de 16h à 20h, à l’hôtel Printania (Broummana).
Journées cinématographiques de Beyrouth, en partenariat avec le programme DOCmed, organise une rencontre professionnelle en présence de quatre délégués d’institutions internationales : Paul Baboudjian de « Screen Institute Beirut », Birgit Kohler du « Forum du Festival international de Berlin », Khalil Benkirane de « Doha Film Institute » et Aaron Spring de Yalla TV (service de vidéo sur
commande).
Le but de cette rencontre est de donner la chance aux participants arabes de DOCmed de connaître de près des personnes confirmées dans l’industrie qui pourraient les aider dans leurs carrières ainsi que dans leurs projets futurs.

Plateforme Yalla TV

En partenariat avec l’Institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l’USJ (Iesav).
Comment distribuer votre film par le biais de service de vidéo sur commande ? Aaron Spring, directeur du marketing Yalla TV, présentera aux professionnels du cinéma le site Web de distribution de films vidéo sur commande, dédié au cinéma arabe indépendant.
Qu’est-ce que la vidéo sur commande ? L’importance de la distribution numérique ? Comment établir un plan de distribution d’un film en tenant compte de la vidéo sur commande ? La vidéo sur commande sera-t-elle la distribution future des films indépendants ?
La session est ouverte au public et a lieu le lundi 18 mars de 12h à 13h à l’Institut d’études scéniques, audiovisuelles et cinématographiques de l’USJ (Iesav) – Université Saint-Joseph – rue de Damas.
Enfin, la septième édition des Journées cinématographiques de Beyrouth, en collaboration avec AFAC (Association des fonds arabes d’arts et culture), présente un prix de $5 000 pour un projet de documentaire libanais en
développement.
Quant au Screen Institute Beirut (SIB), il décernera un prix de distribution de $5 000 pour le producteur ou distributeur d’un film documentaire arabe de la sélection du
festival.

Programme

Vendredi 15 mars
19h30 : Ouverture du festival : Wajda de Haïfa al-Mansour (97 minutes).

Samedi 16 mars
18h : Embers de Tamara Stepanian (77 mn).
20h : The Lebanese Rocket Society de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (95 mn).
22h : Turtles do not Die at Old Age de Hind Benchetroun et Sami Mermer (92 mn).

Dimanche 17 mars
18h : Yema de Djamila Sahraoui (90 mn).
20h : The Last Friday de Yahya al-Abdallah (88 mn).
22h : It was Better Tomorrow de Hinde Bou Jemaa (71 mn).

Lundi 18 mars
18h : A Deep Long Breath de Tahani Rached (64 mn).
19h30 : 1974 (Reconstruction of a Struggle) de Rania et Raed Rafei (95 mn).
21h30 : When I Saw You d’Anne-Marie Jacir (93 mn).

Mardi 19 mars
18h : Gaza 36 mms de Khalil el-Muzain (52 mn).
20h : Coming Forth by Day de Hala Lotfi (95 mn).
22h : On the Edge de Leila Kilani (110 mn).

Mercredi 20 mars
18h : My Father Look Like Abdel Nasser de Farah Kassem (33 mn).
Under Pressure de Julie Bezena Madsen (24 mn).
19h30 : Death for Sale de Faouzi Ben Saidi (117 mn).
22h : The Repentant de Merzak Alouache (82 mn).

Jeudi 21 mars
18h : In My Mother’s Arm de Mohammad et Attia al-Daradji (86 mn).
19h30 : As if we Were Catching a Cobra de Hala al-Abdallah (120 mn).
22h : Horses of God de Nabil Ayouch (115 mn).

Vendredi 22 mars
18h : The Man Inside de Karim Goury (50 mn).
19h30 : Round Trip de Meyar al-Roumi (75 mn).
21h30 : Winter of Discontent d’Ibrahim al-Batout (94 mn).

Samedi 23 mars
17h30 : Al-Hara de Nicolas Khoury (46 mn).
19h : Sleepless Nights d’Éliane Raheb (128 mn).
22h : Asfouri de Fouad Alaywani (90 mn).

Dimanche 24 mars
16h : Infiltrators de Khaled Jamar (70 mn).
18h : Fidaï de Damien Onouri (82 mn).
20h30 : A World Not Ours de Mahdi Fleyfel ( 93 mn).
C’est demain soir, vendredi, que le festival « Journées cinématographiques de Beyrouth » démarre avec le film de Haïfa al-Mansour, Wajda. Ayam Beyrouth c’est une sélection d’œuvres en provenance des quatre coins du monde arabe, mais aussi des films, des documentaires et des courts-métrages libanais, l’occasion de voir le nouveau travail documentaire de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige qui sortira bientôt en salle. Mais c’est également d’autres activités qui n’ont été possibles que grâce à des efforts conjugués, une équipe déterminée et un partenariat solide. Ainsi, outre le programme de films, les cinéphiles auront l’occasion d’assister aux « Nuits blanches » des courts-métrages. Deux longues nuits sont prévues pour que le public découvre 19 courts-métrages arabes qui représentent des...
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