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Santé

Les maladies cardio-vasculaires touchent l’humanité depuis au moins 4 000 ans

L’athérosclérose affecterait l’humanité depuis au moins 4 000 ans, selon une recherche menée sur des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays, publiée dans la revue britannique The Lancet et présentée dimanche à la conférence annuelle de l’American College of Cardiology.
Une équipe internationale de chercheurs a examiné au scanner 137 momies dont 76 égyptiennes, 51 du Pérou et dix provenant du sud-ouest des États-Unis et des îles Aléoutiennes en Alaska, couvrant ensemble quarante siècles, rapporte l’AFP.
Ils ont découvert des signes « certains ou probables » d’athérosclérose –l’obstruction des artères coronaires par des dépôts de graisse et leur durcissement – chez un tiers de ces momies. Les plus âgées étaient aussi celles qui étaient le plus atteintes par cette pathologie principalement responsable des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.
« Il est surprenant de voir que l’athérosclérose est aussi fréquente dans ces anciennes cultures à travers le globe sur une période de temps aussi étendue et parmi des personnes très différentes génétiquement, et avec des modes de vie et des régimes alimentaires aussi variés », souligne le professeur Randall Thompson, de l’Institut du cœur de Kansas City aux États-Unis, principal auteur de l’étude.
« Cette maladie, attribuée au mode de vie et au régime alimentaire de la vie moderne, serait en fait liée au vieillissement ou alors peut-être que nous ne comprenons pas les facteurs de risque aussi bien que nous le pensons » tels la sédentarité, le tabac et des nourritures riches en cholestérol, ajoute-t-il.
« Il ne s’agit pas uniquement d’une maladie liée au mode de vie, mais une caractéristique du vieillissement dans toutes les populations humaines », estime de son côté le Dr Caleb Finch, professeur de gérontologie à l’Université de Californie, un des coauteurs de cette recherche.
Même l’homme de Otzi, mort il y a 5 000 ans et retrouvé bien préservé dans un glacier des Alpes italiennes en 1991, avait les carotides calcifiées, souligne-t-il.
L’âge moyen au moment du décès des momies examinées dans l’étude était de 36 ans. Mais celles qui souffraient d’athérosclérose étaient plus âgées au moment de leur mort, avec un âge moyen de 43 ans.
L’espérance de vie moyenne dans les temps anciens était d’environ 40 ans, ce qui conforte l’hypothèse selon laquelle l’athérosclérose serait bien inhérente au vieillissement, fait valoir le Dr Thompson. Ce qui n’empêche pas, insiste-t-il, d’agir sur les facteurs contrôlables comme l’alimentation, le sport, le tabagisme, le cholestérol et la tension artérielle.
L’athérosclérose affecterait l’humanité depuis au moins 4 000 ans, selon une recherche menée sur des momies datant de plusieurs époques et venant de différents pays, publiée dans la revue britannique The Lancet et présentée dimanche à la conférence annuelle de l’American College of Cardiology.Une équipe internationale de chercheurs a examiné au scanner 137 momies dont 76 égyptiennes, 51 du Pérou et dix provenant du sud-ouest des États-Unis et des îles Aléoutiennes en Alaska, couvrant ensemble quarante siècles, rapporte l’AFP.Ils ont découvert des signes « certains ou probables » d’athérosclérose –l’obstruction des artères coronaires par des dépôts de graisse et leur durcissement – chez un tiers de ces momies. Les plus âgées étaient aussi celles qui étaient le plus atteintes par cette...
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