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À La Une - Nucléaire

Après Almaty, le ministre iranien des AE se dit "très optimiste"

Une nouvelle rencontre entre l'Iran et le groupe 5+1 est prévue en mars.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s'est dit mercredi "très optimiste" sur l'issue des négociations à venir entre son pays et les grandes puissances. REUTERS/Heinz-Peter Bader

Les grandes puissances du groupe 5+1 et l'Iran se sont mis d'accord mercredi sur de nouvelles discussions à partir de mi-mars sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, après deux journées de négociations marquées par des signes "positifs" à Almaty.

 

Après la première réunion plénière de près de trois heures mardi, le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine - plus l'Allemagne) et l'Iran se sont retrouvés mercredi pendant un peu plus d'une heure pour des négociations au niveau politique qui n'ont apparemment abouti à aucune percée.

"Nous nous sommes mis d'accord pour avoir une réunion d'experts à Istanbul le 18 mars, qui sera suivie d'une réunion entre les pays du groupe 5+1 et l'Iran les 5 et 6 avril à Almaty", au Kazakhstan, a déclaré le chef des négociateurs du nucléaire iranien, Saïd Jalili, lors d'une conférence de presse à l'issue des deux journées de pourparlers.

 

Interrogé à Téhéran sur la tenue de ces nouvelles rencontres, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a estimé qu'il s'agissait d'un "bon accord" dans la mesure où "c'est mieux de négocier que de se disputer".

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, en déplacement à Vienne, s'est également dit "très optimiste" sur l'issue des négociations à venir, qualifiant la réunion d'Almaty de "moment clé".


Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a estimé pour sa part que les discussions d'Almaty avaient été "utiles".
"Nous attendons que l'Iran examine sérieusement les propositions crédibles et de nature à bâtir la confiance que le groupe des 5+1 ont mis sur la table", a-t-il déclaré lors d'une visite à Paris.

A Almaty, M. Jalili a souligné que "certaines positions du groupe 5+1 étaient plus positives comparées à celles exprimées par le passé".
Au cours des négociations, le groupe 5+1 a présenté une nouvelle offre à l'Iran, promettant "une réduction de certaines sanctions sur le commerce de l'or, de celles concernant l'industrie pétrochimique et de certaines sanctions bancaires", en échange de concessions de Téhéran, selon une source au sein du groupe 5+1.


"Etablir la confiance"

Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l'Union européenne et chargée des contacts avec Téhéran au nom du groupe 5+1, a dit espérer mercredi une "réponse positive" de l'Iran à l'offre des grandes puissances.

"Cette proposition vise à établir la confiance et à nous permettre d'avancer" vers une solution diplomatique à la crise du nucléaire iranien, a déclaré Mme Ashton lors d'une conférence de presse à Almaty.

 

Aux yeux de M. Jalili, les représentants des grandes puissances ont "essayé de rapprocher leurs positions de celles de l'Iran sur certains points, ce que nous considérons comme positif", a-t-il dit.

Mais il a souligné que l'Iran refusait de fermer le site d'enrichissement de Fordo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire par une attaque militaire. "Le site de Fordo est un site légal et sous le contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et sa fermeture n'a aucune logique", a déclaré M. Jalili.

"L'enrichissement d'uranium à 5% ou 20% est un droit pour l'Iran. Nous faisons de l'enrichissement selon nos besoins", a-t-il souligné.

 

Lors de la réunion prévue à Istanbul, "les experts des deux parties devront examiner comment les initiatives réciproques doivent être menées pour qu'elles soient équilibrées", a estimé M. Jalili.

Bien qu'elle envisage un allègement des sanctions, l'offre du groupe 5+1 renouvelle cependant la demande faite à l'Iran au cours de la rencontre de Bagdad, début 2012, à savoir "l'arrêt de l'enrichissement à 20% (de l'uranium), la fermeture du site de Fordo et l'envoi du stock d'uranium enrichi à 20%" à l'étranger.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté contre l'Iran six résolutions, dont quatre assorties de sanctions.

Les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne ont aussi décidé en 2012 une série de sanctions contre les secteurs énergétique et bancaire de l'Iran réduisant de 40% ses recettes pétrolières et empêchant de fait toutes les transactions bancaires avec le monde extérieur.

Le dernier cycle de négociations remonte à juin 2012 à Moscou, lorsque Téhéran avait présenté ses propres propositions demandant la reconnaissance de son droit à l'enrichissement d'uranium.

 

L'Iran insiste sur le fait que l'enrichissement à 20% est utilisé pour produire du combustible destiné à son réacteur de Téhéran, qui produit des radio-isotopes utilisés contre le cancer, alors que les pays occidentaux et Israël l'accusent de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire pacifique.

 

Pour mémoire

L’essai nucléaire nord-coréen, un test pour le monde entier, la tribune de Christopher R. Hill

 

Téhéran a installé de nouvelles centrifugeuses

Les grandes puissances du groupe 5+1 et l'Iran se sont mis d'accord mercredi sur de nouvelles discussions à partir de mi-mars sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, après deux journées de négociations marquées par des signes "positifs" à Almaty.
 
Après la première réunion plénière de près de trois heures mardi, le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine - plus l'Allemagne) et l'Iran se sont retrouvés mercredi pendant un peu plus d'une heure pour des négociations au niveau politique qui n'ont apparemment abouti à aucune percée.
"Nous nous sommes mis d'accord pour avoir une réunion d'experts à Istanbul le 18 mars, qui sera suivie d'une réunion entre les pays du groupe 5+1 et l'Iran les 5 et 6 avril à Almaty", au...
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Si le MAE Ali Akbar Salehi le dit c'est bien parce qu'on ne peut pas le soupçonner de capitulation. Il peut se permettre d'être optimiste parce que le ton a du être plus à la supplique qu'à la menace qui n'a jamais rien donné quand il s'est agit de la nouvelle puissance régionnale. We trust you Salehi.

Jaber Kamel

18 h 22, le 27 février 2013

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Commentaires (1)

  • Si le MAE Ali Akbar Salehi le dit c'est bien parce qu'on ne peut pas le soupçonner de capitulation. Il peut se permettre d'être optimiste parce que le ton a du être plus à la supplique qu'à la menace qui n'a jamais rien donné quand il s'est agit de la nouvelle puissance régionnale. We trust you Salehi.

    Jaber Kamel

    18 h 22, le 27 février 2013

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