Des manifestants égyptiens scandant des slogans anti-Morsi sur la place Tahrir, au Caire, le lundi 28 janvier 2013. Mahmoud Khaled/
L'armée égyptienne a adressé une sévère mise en garde mardi matin après les violences de ces derniers jours qui ont fait au moins 52 morts.
La crise actuelle en Egypte "pourrait conduire à un effondrement de l'Etat", a assuré mardi le ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi, après cinq jours de violences meurtrières dans le pays. Les défis politiques et économiques de l'Egypte constituent une "menace réelle" contre la sécurité du pays, a-t-il ajouté sur sa page Facebook.
"Si les forces politiques n'agissent pas" pour régler la crise, celle-ci "pourrait conduire à de graves répercussions", a ajouté le ministre devant les étudiants de l'académie militaire, dont les propos étaient publiés sur la page Facebook du porte-parole de l'armée. Il a souligné que les "tentatives de porter atteinte à la stabilité des institutions de l'Etat est une chose dangereuse qui nuit à la sécurité nationale et à l'avenir du pays", mais il a assuré que l'armée, qui a assuré l'intérim du pouvoir entre la chute de Hosni Moubarak et l'élection de Mohamed Morsi, "restera forte et soudée et restera le pilier des fondements de l'Etat". "C'est l'armée de tous les Egyptiens de toutes confessions et ethnies confondues", a-t-il dit.
Le Sénat a ratifié un projet de loi autorisant M. Morsi à déployer l'armée afin qu'elle participe au maintien de l'ordre jusqu'à la fin des législatives prévues dans les prochains mois, a rapporté lundi l'agence officielle Mena. Le Sénat, investi du pouvoir législatif en l'absence d'Assemblée nationale, a accordé à l'armée le pouvoir temporaire d'arrêter des civils.
(Lire aussi : Les vrais révolutionnaires de l’an III, le point de Christian Merville)
Un semblant de calme est revenu mardi matin près de la place Tahrir, au Caire, et aucun incident n'était signalé dans les villes situées le long du canal de Suez où des manifestants ont défié le couvre-feu imposé par Mohamed Morsi.
"Nous avons soigné beaucoup de gens qui sont venus nous voir pour des problèmes liés aux gaz lacrymogènes, ou des blessures provoquées par des balles en caoutchouc", a déclaré à l'AFP un ambulancier à l'entrée de la place, Roschdy Ahmad.
Face aux violences meurtrières déclenchées la semaine dernière, le président égyptien a décrété dimanche soir l'état d'urgence dans les villes de Port-Saïd, Suez et Ismaïlia.
Mais le couvre-feu n'a pas été respecté, des postes de police ont été attaqués et trois hommes au moins ont été tués dans des affrontements qui se sont produits dans la nuit de lundi à mardi à Port-Saïd, épicentre des violences de ces derniers jours.
L'opposition rejette le dialogue
Pour sortir de la crise, M. Morsi a appelé dimanche soir les représentants de l'opposition, comme les partis islamistes le soutenant, à un dialogue national.
"Nous ne participerons pas à un dialogue vide de sens", a toutefois répondu devant la presse Mohamed ElBaradei, figure de proue du Front du salut national (FSN), qui regroupe plusieurs mouvements et partis en majorité de gauche et libéraux.
Le Front réclame notamment que le président assume la responsabilité des violences de ces derniers jours, et la formation d'un gouvernement d'union nationale.
Il a appelé dans un communiqué le "peuple à descendre sur toutes les places Tahrir vendredi 1er février pour (...) réaliser les objectifs de la révolution" et protester contre la mort de dizaines de personnes ces derniers jours.
Les heurts les plus sanglants ont eu lieu à Port-Saïd, où 41 personnes ont péri dans des violences depuis la condamnation à mort samedi de 21 supporteurs du club de football local Al-Masry, impliqués dans des heurts meurtriers l'an dernier à l'issue d'un match contre le club cairote d'Al-Ahly.
Des habitants estiment que ce verdict a été motivé par le souhait d'éviter des troubles plus graves encore avec les supporteurs très organisés d'Al-Ahly, qui avaient menacé les autorités de "chaos" si les peines n'étaient pas assez sévères.
Ces violences reflètent les profondes divisions dans le pays mais aussi la persistance de l'hostilité d'une grande partie de la population envers la police, accusée de violations systématiques des droits de l'Homme.
Amnesty International, s'appuyant sur des témoignages, a condamné "l'usage par les services de sécurité d'une force létale (...) y compris contre des manifestants qui ne représentaient pas de menace imminente".
La Maison Blanche a condamné "avec force" ces violences, les plus meurtrières depuis l'élection en juin de M. Morsi, appelant les Egyptiens au dialogue pacifique.
Pour mémoire
La crise actuelle en Egypte "pourrait conduire à un effondrement de l'Etat", a assuré mardi le ministre de la Défense, le général Abdel Fattah al-Sissi, après cinq jours de violences meurtrières dans le pays. Les défis politiques et économiques de l'Egypte constituent une "menace réelle" contre la sécurité du pays, a-t-il ajouté sur sa page Facebook.
"Si les forces politiques n'agissent pas" pour régler la crise, celle-ci "pourrait conduire à de graves répercussions", a ajouté le ministre devant les étudiants de l'académie militaire, dont les propos étaient publiés sur la page Facebook du porte-parole de l'armée. Il a souligné que les "tentatives de porter atteinte à...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je me marre,discrètement quand même....quand je pense aux textes thuriféraires que j'ai lus ici sur la révolution egyptienne et la grandeur d'âme des ekhwan....je me marre,un peu tristement quand même...fallait être vraiment un peu limité pour penser une seconde que les ekhan pouvaint être une solution pour l'Egypte,et qu'ils seraient démocrates(lol)...ou alors,les gens qui l'écrivaient ne sont jamais allés là-bas!Les Egyptiens sont un peuple adorable,gentil au sens noble du terme,tolérants et bons vivants par nature...la chariaïsation démarrée sous Sadate,poursuivie sous Moubarak,pour "contrer" les ekhwan s'est révelée être une grosse,très grosse connerie....ces deux hommes ont gonflé le crapaud à la taille d'un boeuf...il n'est qu'une souris.Vivement que l'Egypte redevienne l'Egypte...et que le peuple puisse revivre normalement...Ho,El Azhar,une petite fatwa dans le bon sens ,s'il vous plaît....qui rende le sourire aux Egyptiens!
18 h 20, le 30 janvier 2013