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Liban

Loi électorale : Ghanem espère un « dénominateur commun »

Le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Robert Ghanem, a exprimé hier le souhait que la sous-commission ad hoc qui doit se réunir à partir de mardi prochain pour discuter de la réforme électorale parvienne à un « dénominateur commun » entre les divers protagonistes.


M. Ghanem, qui va présider la sous-commission, s’exprimait dans une déclaration à la presse à l’issue d’un entretien à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry. L’entretien était axé sur cette réunion qui doit se tenir dans un hôtel situé près du siège du Parlement, place de l’Étoile.
Sur le point de savoir s’il existe un délai maximal pour les réunions de la sous-commission, M. Ghanem a répondu par la négative. « S’il n’y a pas d’accord en trois jours ou en deux semaines, cela ne veut pas dire que le dialogue entre les membres de la commission a définitivement échoué. »


Par ailleurs, le député Alain Aoun, membre du bloc du Changement et de la Réforme, a déclaré, au terme d’un entretien avec le Premier ministre Nagib Mikati, que les points de vue étaient convergents sur la nécessité de changer la loi de 1960, en vigueur pour les élections législatives.
« Il existe une unanimité nationale sur le fait que les élections législatives (de juin 2013) doivent se dérouler sur la base d’une nouvelle législation », a ajouté M. Aoun.


Son collègue Simon Abiramia a souligné pour sa part que le bloc aouniste demeurait « engagé jusqu’à nouvel ordre » à la mise en œuvre de ce qui avait été convenu dans le cadre du comité de Bkerké, qui rassemblait les principales formations chrétiennes. Selon lui, cet engagement porte en premier sur le projet du Rassemblement orthodoxe et en second sur une formule fondée sur la proportionnelle selon un découpage en 15 circonscriptions.


M. Abiramia n’a toutefois pas précisé comment le bloc concilie cet engagement avec son soutien au projet de loi présenté par le gouvernement, basé lui aussi sur la proportionnelle, mais selon un découpage en treize circonscriptions.
Du côté de l’opposition, le député Nabil de Freige, membre du bloc du Futur, a accusé certaines parties au sein du gouvernement, « et surtout les chrétiens », de « tenter de se dérober aux élections en raison du recul notoire de leur popularité ».


« Pour notre part, nous sommes contre la loi de 1960 que nous n’avions acceptée que sous la pression des armes. Mais ce que nous craignons c’est que d’aucuns viennent prétexter de la trop grande complexité du projet (de la commission que présidait l’ancien ministre) Fouad Boutros afin de proposer la prorogation de la législature actuelle. Cela, nous le refusons de façon totale », a ajouté M. de Freige.


Il a en revanche préconisé le déroulement du scrutin dans les délais prévus sur la base d’une formule qui ferait l’objet d’un accord avant juin prochain, quitte à ce qu’il y ait un accord sur une législature raccourcie à deux ans, période pendant laquelle il faudrait « préparer la mise en œuvre du projet Boutros ».


Plus radical, son collègue Ahmad Fatfat a exprimé son rejet de toute proposition qui serait fondée totalement ou partiellement sur le mode de scrutin proportionnel (donc y compris le projet Boutros), « parce qu’on ne peut pas appliquer la proportionnelle à l’ombre des armes (du Hezbollah) ».


Pour M. Fatfat, « la négociation sur n’importe quelle loi électorale doit se fonder sur le mode majoritaire ».
Ghazi Zeaiter, député de Baalbeck et membre du bloc berryiste, a quant à lui déclaré tout le contraire, à savoir que pour parvenir à une loi assurant une représentation authentique, « il faut se fonder sur la proportionnelle ».
À quatre jours de la réunion de la sous-commission ad hoc, les positions des protagonistes restent donc manifestement très éloignées.


Le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, Robert Ghanem, a exprimé hier le souhait que la sous-commission ad hoc qui doit se réunir à partir de mardi prochain pour discuter de la réforme électorale parvienne à un « dénominateur commun » entre les divers protagonistes.
M. Ghanem, qui va présider la sous-commission, s’exprimait dans une...

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