La Syrie a remis dimanche dernier les corps de trois combattants libanais tués à Tell Kalakh. Omar Ibrahim/Reuters
La tension serait-elle sur le point de remonter d'un cran à Tripoli, capitale du Liban-Nord?
Vendredi, cheikh Mohammad Ibrahim, chef du Comité formé pour suivre l’affaire des islamistes libanais tués dans une embuscade à Tell Kalakh en Syrie, a menacé d’envahir, avec ses partisans, les rues de Tripoli, si les dépouilles mortelles restantes ne sont pas rapatriées avant lundi.
"Notre cause est humanitaire et les autorités libanaises ont échoué à demander le rapatriement des corps de nos hommes. Les responsables ne font rien pour nous aider", a déclaré cheikh Ibrahim lors d'une manifestation des familles des combattants à Tripoli.
Les autorités syriennes ont remis, dimanche dernier, à leurs familles les corps de trois combattants libanais tués à Tell Kalakh, alors que des informations contradictoires ont circulé sur le nombre exact des islamistes qui se sont rendus en Syrie pour combattre aux côtés des rebelles. Selon des informations de presse, 14 d'entre eux ont été tués dans l'embuscade et trois arrêtés.
Selon le quotidien al-Joumhouria, les autorités libanaises mènent des négociations intensives pour le rapatriement de six corps de combattants identifiés par leurs familles. Le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a rencontré mercredi les familles de certains combattants qui les ont identifiés sur photo grâce à des signes distinctifs sur leurs corps.
Selon le journal, les corps de quatre combattants n’ont néanmoins pas encore été identifiés par leurs familles et pourraient ne pas être libanais.
"L'ambassadeur de Syrie, un criminel..."
"Nous exigeons le retour des hommes détenus par les autorités syriennes avant le rapatriement des dépouilles restantes", a souligné cheikh Ibrahim. "L’ambassadeur syrien au Liban (Ali Abdel Karim Ali) est un criminel qui devra rentrer dans son pays", a-t-il ajouté.
"La Sûreté générale nous a informés aujourd’hui que la Syrie nous remettra bientôt sept corps, et quatre autres dépouilles sont complètement défigurées", selon lui. "Si nous ne recevons pas les corps d’ici lundi, nous envahirons les rues", a menacé cheikh Ibrahim.
"Lundi matin, les habitants de Bab el-Tebbaneh, Beddaoui, Kobbé, Akkar et Majdel Anjar descendront dans les rues", a-t-il encore dit. "Les corps de nos enfants sont en décomposition, jetés dans les rues, alors que les dépouilles que nous avons reçues étaient défigurées et n’ont même pas été placées dans une morgue. Le ministère de la Santé n’a même pas pris la peine d’envoyer un médecin légiste pour savoir comment nos enfants ont été tués et quand", a poursuivi cheikh Ibrahim.
Les familles des combattants, qui ont commencé la manifestation dans l’enceinte de la mosquée al-Mansouri al-Kabir à Tripoli, ont sillonné les rues de la grande ville portuaire portant des banderoles noires et d’autres appelant à la chute du régime syrien.
Pour mémoire
Vendredi, cheikh Mohammad Ibrahim, chef du Comité formé pour suivre l’affaire des islamistes libanais tués dans une embuscade à Tell Kalakh en Syrie, a menacé d’envahir, avec ses partisans, les rues de Tripoli, si les dépouilles mortelles restantes ne sont pas rapatriées avant lundi.
"Notre cause est humanitaire et les autorités libanaises ont échoué à demander le rapatriement des corps de nos hommes. Les responsables ne font rien pour nous aider", a déclaré cheikh Ibrahim lors d'une manifestation des familles des combattants à Tripoli.
Les autorités syriennes ont remis, dimanche dernier, à leurs familles les corps de trois combattants libanais tués à Tell Kalakh, alors que des informations contradictoires ont...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mais que donc sont ils allés faire dans cette galèèèèèèère !!! J'attends aussi des donneurs de leçons de nous expliquer pourquoi ils n'y vont pas eux auuuuuussssiiiii.....
04 h 17, le 16 décembre 2012