La réunion de la délégation du 14 Mars à Aïn el-Tiné avec le président de la Chambre, Nabih Berry, s’est tenue dans une «atmosphère positive ». Photo Hassan Ibrahim
C’est dans une atmosphère positive et dans la franchise que s’est tenue hier, à Aïn el-Tiné, une réunion de coordination entre le président de la Chambre, Nabih Berry, et une délégation du 14 Mars regroupant Marwan Hamadé, Samir el-Jisr, Antoine Zahra et Élie Marouni, pour discuter du projet de mise au point d’une nouvelle loi électorale.
L’idée centrale, c’est de prendre le relais de la sous-commission parlementaire chargée de plancher sur ce projet, et d’en poursuivre l’examen, tout en restant cohérent sur la décision de boycotter tout ce qui, de près ou de loin, s’appellerait coopération avec le gouvernement de M. Nagib Mikati.
À l’issue d’une réunion qui a duré environ soixante minutes, le porte-parole du groupe, Marwan Hamadé, a précisé que la réunion avec M. Berry s’est tenue « dans une atmosphère positive », et que les choses y ont été abordées avec « franchise ».
La délégation va prendre quelques jours pour revoir les procès-verbaux des réunions de la commission, puis de la sous-commission parlementaire, pour reprendre le travail là où il s’était arrêté, au moment de l’assassinat du général Wissam el-Hassan, qui a marqué un tournant capital dans la vie politique du pays et forcé les députés du 14 Mars à une semi-clandestinité.
« Nous avons décidé de reprendre contact, pour conduire ce projet à son achèvement et mettre au point une loi électorale qui satisfasse les Libanais, a dit M. Hamadé, mais les modalités de ces rencontres restent à définir. »
En privé, une source parlementaire précise que le 14 Mars souhaite réunir deux conditions pour la reprise de ces réunions : la première consiste à s’assurer que l’intention du 8 Mars de mettre au point une nouvelle loi électorale est sincère, et que l’on ira au-delà de la première réunion formelle de reprise de contact.
Les deux sujets principaux sur lesquels doivent réfléchir les membres de la sous-commission sont le mode de scrutin et le découpage électoral, mais le dernier mot ne leur revient pas. Il appartient aux ténors des deux formations.
La seconde condition est d’ordre logistique, ajoute le parlementaire précité. Elle touche à la sécurité des députés membres du 14 Mars et aux dates des réunions. L’idéal est que les réunions se tiennent aux domiciles des députés menacés.
En effet, précise la source en question, les députés du 14 Mars vivent désormais dans la crainte des attentats et les rendez-vous qu’ils se donnent ou auxquels ils se rendent ne sont connus qu’à la dernière minute, pour déjouer les attentats possibles, si le rendez-vous est connu à l’avance.
« Même le président de la Chambre ne se hasarde plus très souvent hors de chez lui », révèle une source parlementaire.
Makari à Paris
De Paris, où il se trouve, par précaution, après avoir reçu des mises en garde, le vice-président du Parlement, Farid Makari, a affirmé hier, dans un entretien dont on retrouvera le texte intégral dans l’hebdomadaire Magazine, qu’il s’est excusé de ne pouvoir participer aux travaux de ce comité, en raison de sa présence à l’étranger.
« S’il n’en tenait qu’à moi, je rentrerai, a ajouté le député, mais je considère que ma vie ne m’appartient pas et qu’il est de mon devoir d’empêcher que les ennemis du Liban triomphent. »
« Tant que le gouvernement est absent, nous n’avons aucune objection à nous réunir. Le seul empêchement est le danger que courent les députés du 14 Mars. Nous sommes attachés à l’adoption d’une nouvelle loi électorale et à l’organisation des élections aux dates prévues », a encore affirmé le député.
À l’issue d’une réunion qui a duré environ soixante minutes, le porte-parole du groupe, Marwan Hamadé, a précisé que la réunion avec M. Berry s’est tenue « dans...


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