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Michel Eddé : « Une consécration des rôles de l’Église maronite et du Liban »

« La décision du pape Benoît XVI d’élever à la dignité de cardinal le patriarche Béchara Raï est une consécration historique du rôle de l’Église maronite fondée il y a 1 600 ans, comme aussi du rôle du Liban avec ses musulmans et ses chrétiens, exemple unique de convivialité et de dialogue permanent, vécu et enrichissant entre toutes ces communautés. »
« L’accueil unique réservé au pape par les musulmans et les chrétiens a renforcé
Benoît XVI dans sa conviction de la singularité du Liban au double plan religieux et politique, et de l’importance capitale de son système politique basé sur la vie en commun des musulmans et des chrétiens. »
Ces lignes, qui disent l’essentiel, sont de Michel Eddé, dont la Fondation maronite dans le monde a déployé, sous la direction de Hyam Boustany, d’inlassables efforts pour assurer le succès du voyage patriarcal à Rome.
Elles ont été prononcées lors du déjeuner donné par la Fondation maronite en l’honneur du patriarche, dans un grand hôtel de la via Veneto.
« Les maronites du Liban, au nombre de 800 000, ont deux cardinaux, alors qu’un milliard de catholiques dans le monde n’en ont que 120 », remarquera, avec son sourire espiègle, M. Eddé, devant un parterre de convives, dont le chef de l’État, les cardinaux Jean-Louis Tauran et Antonio Maria Veglio, plusieurs ministres et députés libanais, et de nombreux représentants du corps diplomatique.
M. Eddé fera l’éloge d’une société libanaise où musulmans et chrétiens vivent dans une situation d’égalité civique et de communauté culturelle totales, un pays dont les maronites, avec les druzes, ont été les moteurs de sa conscience nationale, et qui ont néanmoins choisi, malgré d’autres possibilités offertes, de fuir toute idée d’un foyer national.
Les maronites sont un modèle d’enracinement et d’ouverture, a ajouté M. Eddé. Le système politique qu’ils ont développé peut servir de modèle, dans un monde dont les sociétés deviennent toutes, progressivement, hétérogènes.
Pour M. Eddé, l’équation est simple : « Le Liban est la réponse aux angoisses du monde. »
Au passage, M. Eddé rend un hommage appuyé au président Sleiman, « qui assume son rôle de chef de l’État dans les plus adverses circonstances », ainsi qu’au patriarche Raï, un « bon pasteur » qui doit songer non seulement aux brebis sous sa houlette, mais aussi à celles qui sont « dans l’autre enclos ».
Dans une très courte présentation de la fondation, Hyam Boustany dira le succès, qui a déjà vingt bureaux dans le monde et qui s’est réorientée pour devenir dans certains pays « la Fondation chrétienne libanaise dans le monde », s’attirant ainsi la bienveillance de toutes les communautés chrétiennes, ainsi que de nouvelles adhésions.
« La décision du pape Benoît XVI d’élever à la dignité de cardinal le patriarche Béchara Raï est une consécration historique du rôle de l’Église maronite fondée il y a 1 600 ans, comme aussi du rôle du Liban avec ses musulmans et ses chrétiens, exemple unique de convivialité et de dialogue permanent, vécu et enrichissant entre toutes ces communautés. »« L’accueil unique réservé au pape par les musulmans et les chrétiens a renforcé Benoît XVI dans sa conviction de la singularité du Liban au double plan religieux et politique, et de l’importance capitale de son système politique basé sur la vie en commun des musulmans et des chrétiens. »Ces lignes, qui disent l’essentiel, sont de Michel Eddé, dont la Fondation maronite dans le monde a déployé, sous la direction de Hyam Boustany,...
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