A Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le cadre de la "Manif pour tous". Christian Hartmann/
Des dizaines de milliers d'opposants au mariage homosexuel ont manifesté samedi dans dix villes de France pour dénoncer le projet de loi présenté en conseil des ministres début novembre à l'appel d'un collectif baptisé "La manif pour tous".
Avec pour slogan "Tous nés d'un homme et d'une femme", les organisateurs ont revendiqué 200.000 manifestants à Paris. La police en a dénombré pour sa part 70.000.
Le mouvement a reçu le soutien du pape Benoît XVI, qui a appelé samedi matin les évêques français à parler avec "détermination" dans "les débats importants de société".
A Paris, les manifestants vêtus en "bleu, blanc, rose" ont défilé de la place Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides en se réclamant d'un mouvement apolitique, "transreligieux", mais aussi "contre l'homophobie".
Des personnes de toutes générations arboraient le même dessin de deux personnes de sexe opposé accompagnées de deux enfants.
Le collectif "La manif pour tous", en réponse au "mariage pour tous" des partisans du mariage homosexuel, entend s'opposer à "un bouleversement majeur et dangereux".
Selon lui, la situation ainsi créée "ignorera désormais les deux piliers de l'identité humaine : la différence sexuelle et la filiation".
L'humoriste catholique Frigide Barjot, l'une des animatrices du mouvement, a brandi le Code civil. "Il ne faut pas que disparaissent (de ce Code civil) les mots père et mère pour laisser la place à des termes indifférenciés", a-t-elle dit.
Le projet de loi dans sa forme actuelle ne prévoit pas la disparition de ces deux mots du Code civil.
Le collectif regroupe l'association "Pour l'Humanité durable", des homosexuels opposés au mariage gay et "La gauche pour le mariage républicain".
Il revendique le soutien de délégations locales des Associations familiales catholiques (AFC), de musulmans "patriotes" ou de l'association pro-vie Alliance Vita.

A Toulouse, plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés face à plusieurs
centaines de contre-manifestants, que les forces de l'ordre ont repoussés en
tirant des gaz lacrymogènes. Pascal Pavani/AFP
Jean-François Copé, secrétaire général et candidat à la présidence de l'UMP, a adressé vendredi une lettre de soutien aux manifestants, tout en précisant qu'il ne défilerait pas.
En revanche, des élus et des maires d'arrondissement parisiens de l'UMP se sont rendus au défilé dans la capitale.
Plus d'un millier de personnes ont défilé à Marseille, en présence de plusieurs parlementaires UMP locaux.
Les manifestants étaient 10.000 à Toulouse, selon les organisateurs, et 5.000 d'après la police. Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, était présent au milieu des manifestants.
"Le mariage entre un homme et un femme est la structure même de la société", a t-il dit pour expliquer sa présence dans le cortège.
Les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes dans la "Ville rose" pour repousser des partisans du mariage homosexuel qui avaient organisé un contre-rassemblement.
A Lyon, le cardinal-archevêque Philippe Barbarin, qui milite avec force contre le projet de loi, a participé "en tant que citoyen" à la manifestation qui a rassemblé 10.000 personnes, selon les organisateurs.
"Je viens là comme tout le monde, comme les protestants, les catholiques, les musulmans, les philosophes, c'est un message envoyé aux politiques pour qu'un débat soit organisé sur un sujet aussi fondamental", a-t-il dit aux journalistes.
A ses côtés, Kamel Kabtane, le recteur de la grande mosquée de Lyon, dit être venu "pour témoigner que la famille est un lieu exceptionnel qui se passe entre des parents et des enfants et qu'il ne doit pas être mis à mal".
Même s'il s'agit d'un rassemblement hétéroclite, les opposants au projet considèrent la journée de samedi comme un "galop d'essai" avant une manifestation nationale le 13 janvier.
Une majorité des Français soutiennent le mariage homosexuel, mais pas le droit à l'adoption pour les couples du même sexe, selon les plus récents sondages.
Avec pour slogan "Tous nés d'un homme et d'une femme", les organisateurs ont revendiqué 200.000 manifestants à Paris. La police en a dénombré pour sa part 70.000.
Le mouvement a reçu le soutien du pape Benoît XVI, qui a appelé samedi matin les évêques français à parler avec "détermination" dans "les débats importants de société".
A Paris, les manifestants vêtus en "bleu, blanc, rose" ont défilé de la place Denfert-Rochereau jusqu'aux Invalides en se réclamant d'un mouvement apolitique, "transreligieux", mais aussi "contre l'homophobie".
Des personnes de toutes...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Dire que nous avons attendu impatiemment ... depuis 5000 ans ! pour que les socialistes français en 2012 inventent le mariage pour tous ! dans le but de faire progresser notre généalogie....! lol !
10 h 35, le 18 novembre 2012