Présidentielle US 2012

Les démocrates gardent le Sénat, les républicains la Chambre

Elections US
OLJ/AFP
08/11/2012

Les démocrates devraient conserver leur majorité au Sénat et les républicains garder la main sur la Chambre des représentants, à l’issue des élections législatives américaines de mardi. Les républicains avaient gagné le contrôle de la Chambre lors des élections de mi-mandat en 2010, avec une avance de 25 élus par rapport à leurs rivaux sur un total de 435 sièges. Les républicains ont toutefois perdu au moins trois sièges au Sénat, dans les États du Massachusetts, de la Virginie et de l’Indiana. Les démocrates conservent donc de leur côté leur majorité au Sénat, selon les chaînes de télévision Fox et CNN. Cette situation de cohabitation risque de prolonger l’impasse politique actuelle alors que les élus du Congrès doivent prendre des décisions cruciales d’ici à la fin de l’année en matière de dette et de budget.


Dans le Massachusetts, où la bataille était très serrée, la démocrate Elizabeth Warren, professeur à Harvard et bête noire de Wall Street, a détrôné le républicain Scott Brown de son siège, longtemps détenu par un membre de la dynastie Kennedy, le démocrate Ted, décédé en 2009. Le clan familial le plus célèbre des États-Unis va cependant revenir sur les bancs du Congrès – dont ils étaient absents depuis 2010 – grâce à l’élection à la Chambre des représentants de Joseph Kennedy III, petit-neveu du président assassiné John F. Kennedy.


Dans l’Indiana, le démocrate Joe Donnelly a ravi le siège du conservateur proche du Tea Party, Richard Mourdock, qui avait suscité un tollé en déclarant qu’une grossesse due à un viol était le signe de la « volonté de Dieu ».
Dans le Missouri, l’ultraconservateur Todd Akin, imposé par le Tea Party lors de la primaire républicaine, a aussi été battu par la sénatrice démocrate sortante, Claire MacCaskill. Il avait suscité la consternation – et provoqué sa chute dans les sondages – avec des propos évoquant un « viol véritable ». Les républicains étaient aussi donnés perdants dans le Maine et le Connecticut.


Le colistier de Mitt Romney, Paul Ryan, a perdu l’élection à la vice-présidence américaine mais conservé son siège de représentant à la Chambre, un éventuel tremplin pour cet élu aux positions très conservatrices sur le plan fiscal ou social.


D’ici à la fin de l’année, les élus démocrates et républicains devront de fait s’entendre pour régler l’épineuse question du « mur budgétaire » (« fiscal cliff » en anglais) qui suscite des inquiétudes croissantes. Sans accord au Congrès, des baisses draconiennes de dépenses et des hausses d’impôts entreront automatiquement en vigueur au 1er janvier, menaçant de faire retomber les États-Unis en récession. Le Congrès devra également rapidement trouver un accord pour relever le plafond de la faramineuse dette publique américaine et éviter au pays de se retrouver en défaut de paiement. Le ministère du Trésor américain a récemment indiqué que le plafond devait être atteint d’ici à la fin décembre. Ce dossier empoisonne la politique américaine depuis l’été 2011, quand l’agence d’évaluation Standard & Poor’s avait privé les États-Unis de son prestigieux triple A.

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