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Présidentielle US 2012

« C’était un long chemin vers le Sénat, baby... »

Élections US
10/11/2012

Chaque nouvelle élection présidentielle est accompagnée d’un renouvellement total de la Chambre des représentant et du tiers du Sénat. Coup de théâtre cette année : les urnes ont donné un grand avantage aux femmes. Du jamais-vu auparavant et un signe que l’Amérique colle aux diverses transformations de sa société. Elle l’a prouvé avec l’élection pour un premier et un second mandat d’un Afro-Américain à la tête de l’État, et, en janvier 2013, et désormais, on retrouvera 20 femmes (16 démocrates et 4 républicaines) dans un Sénat à majorité démocrate qui compte 100 membres.


Dans cette course au législatif, il est de moins en moins question de guerre de sexes. Ni de parité non plus, mais de capacité. C’est plutôt comment l’on se positionne vis-à-vis d’un sujet ; de la philosophie, de l’approche et des relations que l’on entretient avec son État. C’est là le point de vue de Debbie Fischer, la première femme de l’État du Nebraska à être élue au Sénat. Il n’en demeure pas moins qu’on l’a préférée à son rival républicain, Todd Akin (Missouri), quand il avait « légitimé le viol » et que d’autres de ses collègues, républicains toujours, s’étaient prononcés contre l’avortement pour une femme enceinte suite à un viol, arguant « que celle-ci n’aurait pas déclenché le mécanisme l‘empêchant de concevoir si elle avait été forcée sexuellement ».

Première lesbienne 
Cinq autres États ont élu pour la première fois des femmes au Sénat : Hawaï, le Massachusetts, la Caroline du Nord, le Dakota et le Wisconsin. Il y a beaucoup de « premières » pour ce contingent féminin. La représentante du Wisconsin, Tammy Baldwin, sera la première lesbienne ouvertement déclarée du Sénat, celle de Hawaï, Mazie Hirono, est la première Américaine d’origine asiatique et la seconde de race non blanche. D’autre part, il n’existe plus, au niveau de chaque État, d’organismes législatifs purement masculins.


« It was a long way, baby, to the Senate », pourraient-elles dire car on avait considéré 1992 « l’année de la femme » lorsque quatre candidates ont remporté les sièges au Sénat, dont Diane Feinstein et Barbara Boxer. Un long chemin aussi vers la Chambre des représentants qui va voir 81 de ses 435 sièges occupés par des femmes démocrates, républicaines et indépendantes. À noter que le nombre de femmes républicaines au Sénat et à la Chambre a décru. En attendant de grimper vers le « Hill » (nom donné au Congrès américain, construit sur une petite colline de Washington), elles doivent tous les jours suivre des cours d’orientation intenses pour se familiariser avec cet espace et ses dédales aussi immenses que leur tâche.


Qu’importe puisque l’on a constaté, d’après l’expérience, qu’en présence des femmes dans les audiences d’écoute et les comités de négociations, on aboutit à de meilleurs résultats, de meilleures solutions et de meilleures décisions. 
Alors, que le flux continue ! ...

 

 

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