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Liban

Prisonnier d’Abou Ibrahim, comme les pèlerins chiites, le journaliste Fida Itani assure qu’il « va bien »

OLJ
29/10/2012
Le journaliste libanais Fida Itani, enlevé samedi en Syrie, est apparu hier dans une vidéo postée par un groupe rebelle syrien se faisant appeler « Brigade de la tempête du nord à Azaz », localité de la province d’Alep et frontalière de la Turquie.
« Je suis assigné à résidence auprès de la “Brigade de la tempête du nord” et je vais bien », a déclaré le journaliste dans cette vidéo de 20 secondes.
Fida Itani travaille pour le journal al-Akhbar et pour la chaîne libanaise privée LBCI, qui a confirmé sa capture sur son site Internet.
Le groupe rebelle du nord de la Syrie qui a revendiqué samedi « l’arrestation » de M. Itani sur sa page Facebook a affirmé le détenir en raison de ses reportages sur le terrain « non compatibles avec la révolution » syrienne.
« Il s’est avéré après une enquête que le travail du journaliste Fida Itani n’est pas compatible avec la révolution (...), nous l’avons donc mis en résidence surveillée pour une courte période. Il sera libéré dès que le reste des données demandées à son sujet sera réuni », précisait un communiqué posté sur cette page.
Le texte, accompagné d’une photo du journaliste, ne précisait pas la date ou le lieu exact de détention.

Pas impliqué
« Ses reportages et ses vidéos ne prouvent pas son implication auprès de groupes hostiles à la révolution, mais son travail journalistique ne lui permet plus de rester dans les zones contrôlées par les révolutionnaires », précisait le communiqué de la « Brigade de la tempête du nord à Azaz ».
De vastes pans de territoire dans le Nord et le Nord-Ouest frontalier de la Turquie échappent depuis plusieurs mois au contrôle du régime de Bachar el-Assad, selon des ONG et des correspondants de l’AFP sur place.
Selon la LBCI, M. Itani serait aux mains d’Abou Ibrahim, un homme originaire de Azaz qui s’est fait connaître en enlevant des pèlerins chiites libanais cet été.
La chaîne, qui reprend également le communiqué du groupe rebelle, a indiqué samedi avoir contacté Abou Ibrahim qui a confirmé la capture de M. Itani.
D’après des ONG et des militants, Abou Ibrahim n’est pas un rebelle, mais un ancien contrebandier qui se servirait de la révolte pour se faire de l’argent.
De son côté, la chaîne de télévision al-Jadeed a indiqué que le député du bloc du courant du Futur, Oqab Saqr, serait en train de négocier la libération du journaliste libanais.
Enfin, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) a exprimé dans un communiqué « sa vive inquiétude » et réclamé la libération de M. Itani « sans délai ni condition ». « Le travail des journalistes n’est pas destiné à être “compatible” avec la vision des forces en présence », selon elle.
Une réunion ministérielle se tiendra aujourd’hui au ministère de l’Intérieur pour envisager une action de soutien à Fida Itani et les démarches possibles pour obtenir sa libération.

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