La une du 16 octobre 2012 du Figaro.
La "boulette" du Ministre de l'Education nationale Vincent Peillon sur la dépénalisation du cannabis est un nouveau "couac" pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, estiment mardi de nombreux éditorialistes.
"Vincent Peillon a commis une... boulette", assène Didier Louis dans le Courrier Picard, et de souligner : "il est ministre de l'Education nationale, astreint à un discours d'exemplarité dénué d'ambiguïté."
Dimanche, M. Peillon s’est prononcé en faveur d'un "débat" sur la question de la dépénalisation du cannabis, se disant inquiet des "trafics illicites de nos banlieues", du "danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles". Mais lundi matin le ministre a nuancé, parlant de "réflexion personnelle" qui ne contrevient "pas à sa solidarité totale et entière" avec le gouvernement. Au téléphone avec le Premier ministre, il lui a dit qu'il regrettait "d'avoir évoqué ce sujet", a affirmé M. Ayrault.
Un peu plus tôt, Jean-Marc Ayrault avait rappelé à l'ordre son ministre. "Le Premier ministre et M. Peillon se sont parlé au téléphone ce matin (lundi), il n'y aura pas de dépénalisation du cannabis", a annoncé Matignon lundi. En déplacement près de Nantes, Jean-Marc Ayrault a ensuite enfoncé le clou. "Lorsqu'ils (les ministres) sont à la radio et la télévision, ils doivent défendre à la fois la politique de leur ministère et la politique du gouvernement, et rien d'autre", a-t-il lancé. Dépénaliser le cannabis, "ce n'est pas la position ni du gouvernement, ni du président de la République et ça n'a pas changé", a insisté le chef du gouvernement.
"À quoi donc pensait Vincent Peillon en proposant de dépénaliser le cannabis?", se demande Paul-Henri du Limbert, dans le Figaro aujourd’hui. "Les parents, les éducateurs dans les établissements scolaires –qui s’emploient à dissuader leurs adolescents de consommer des drogues– ne l’en remercieront pas", affirme, de son côté, Dominique Quinio dans La Croix.
"Quand on connaît les effets négatifs de la "fumette" sur le psychisme des ados, ce n’est pas le rôle d’un ministre de l’Éducation de les encourager pour exister médiatiquement", s'emporte également Hubert Coudurier, pour le Télégramme.
"Trois couacs en cinq mois, c’est beaucoup pour le patient Peillon", relève Rémi Godeau dans l'Est Républicain. "Tout de même qu’avait-il mangé, bu ou fumé, pour foncer tête baissée dans ce piège grossier?", ironise Denis Daumin, dans la Nouvelle République du Centre-Ouest qui prévient : "Il est un peu récidiviste l’ami Vincent. La prochaine fois ce sera la porte, dernier avertissement!".
Si les éditorialistes ont noté la déclaration de Vincent Peillon, ils ont également remarqué, comme Jacques Camus, pour la République du Centre que "la dernière sortie du ministre de l’Éducation nationale s’ajoute à une liste impressionnante de couacs gouvernementaux".
"Depuis un mois, pas un jour ou presque, sans que l’autorité du Premier ministre, voire ses choix, ne soient mis à mal par des membres de son gouvernement", écrit Patrick Planchenault (L'Est Eclair) qui y voit "un nouveau couac au sein du gouvernement". Michel Urvoy, dans Ouest-France, voit pour sa part une "relance de la cacophonie que le Premier ministre peine à étouffer". Philippe Reinhard (L'Eclair des Pyrénées) va plus loin : "La sortie Vincent Peillon souligne que Jean-Marc Ayrault n'a aucune autorité sur ses ministres".
Pour Francis Laffon (L'Alsace-Le Pays), "Le rappel à l’ordre a été immédiat de la part du professeur Ayrault" mais, ajoute-t-il, "c’est pourtant un nouveau couac".
"François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent impérativement mettre fin à ce tintamarre permanent", conclu Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.
Ce matin, le Premier ministre, en butte à une forte chute de popularité, a reconnu sur Europe 1 "quelques erreurs". "Il y a quelques erreurs, c'est vrai, et il faut les reprendre", a dit Jean-Marc Ayrault qui a imputé ses difficultés du moment à la situation économique et sociale de la France.
"Je crois que c'est la situation la plus difficile qu'un gouvernement ait connue depuis le début de la Ve République, parce que le grand chantier du redressement exige beaucoup de travail, beaucoup d'énergie", a-t-il fait valoir. "Le gouvernement est au travail, donc la moindre bavure (...) se voit, parce que les Français veulent voir tous les ministres au travail, concentrés sur l'action de leur ministère et pas autre chose", a-t-il ajouté.
Comme on lui demandait s'il avait le soutien "vrai" et "durable" du président de la République, le Premier ministre a répondu : "absolument, ça ne peut pas marcher autrement", ajoutant "je vous l'assure totalement".
Pour mémoire
Le couple Hollande-Ayrault : malaimé, malmené
Hollande se pose en patron, la droite et la gauche ultra raillent
"Vincent Peillon a commis une... boulette", assène Didier Louis dans le Courrier Picard, et de souligner : "il est ministre de l'Education nationale, astreint à un discours d'exemplarité dénué d'ambiguïté."
Dimanche, M. Peillon s’est prononcé en faveur d'un "débat" sur la question de la dépénalisation du cannabis, se disant inquiet des "trafics illicites de nos banlieues", du "danger dans lequel vivent nos concitoyens, y compris les enfants des écoles". Mais lundi matin le ministre a nuancé, parlant de "réflexion personnelle" qui ne contrevient "pas à sa solidarité totale et entière" avec le...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
re.. j'oublié peut être qu'en France cela s'appel : - je °joint l'utile à l'agréable...- dans la bouche du ministre de l'éducation ,ça fait tout de même bizarre...!
08 h 36, le 17 octobre 2012