Le député libanais Boutros Harb a annoncé mardi 9 octobre avoir porté plainte contre des officiers syriens. Photo d'archives/AFP
Le député Boutros Harb a affirmé mardi avoir porté plainte, au nom de la famille Tuéni, contre les responsables sécuritaires syriens dont les noms ont été mentionnés dans le document révélé par la chaîne al-Arabiya sur l’implication présumée des services de renseignements syriens et du Hezbollah dans l’assassinat du député Gebran Tuéni.
"Nous avons demandé à ce qu'une plainte soit déposée contre Hassan Abdel Rahman et un autre officier syrien et qu'ils soient interrogés sur le contenu du document" publié par al-Arabiya, a déclaré M. Harb, lors d’une conférence de presse en compagnie de la députée Nayla Tuéni.
"Nous partons du principe que nous voulons connaître la vérité, nous ne voulons pas remuer le couteau dans la plaie, nous ne voulons pas lancer des accusations sans fondement. La justice est obligée de consulter tous les documents, qu'ils soient des faux ou pas", a-t-il dit.
"Nous voulons envoyer un message clair aux criminels : nous rejetons les assassinats politiques et nous ferons face à ceux qui veulent assassiner le Liban", a ajouté le député. "Malgré les pressions politiques exercées, nous sommes déterminés à placer notre confiance dans le système judiciaire libanais".
"Nous allons toutefois demander au Tribunal spécial pour le Liban (TSL) d’instruire le dossier de Gebran Tuéni et s’il accepte, la justice libanaise devra s’en dessaisir. L’enquête sur l’assassinat du député Gebran Tuéni s’est heurtée à de nombreux obstacles", a encore souligné M. Harb. Selon lui, "la juridiction du TSL le place au-dessus des accords signés entre le Liban et la Syrie, et la Syrie ne peut pas refuser une demande d’interrogatoire de l’un de ses officiers".
Interrogés sur une éventuelle implication du Hezbollah dans l’assassinat de Gebran Tuéni, M. Harb a affirmé espérer que "le parti agira de manière à lever tous les soupçons qui pèsent sur lui". "Nous espérons que les doutes suscités par le document d’al-Arabiya ne deviendront pas des réalités et jusqu’à présent aucun suspect n’a été identifié dans le dossier Tuéni".
Le Hezbollah a catégoriquement démenti, lundi, les révélations de la chaîne al-Arabiya sur l’implication des services de renseignements syriens et du parti chiite dans l’assassinat du député Gebran Tuéni, en décembre 2005.
La chaîne de télévision a révélé, il y a quelques jours, des documents qui lui seraient parvenus de Syrie, dont un intitulé "Mission 213". Cette mission aurait été ordonnée le 10 décembre 2005 par les services syriens des renseignements extérieurs – la section des opérations. Le document précise que l’opération commanditée a "brillamment été exécutée" le 12 décembre 2005, c’est-à-dire le jour de l’assassinat de Gebran Tuéni. Le texte ajoute que l’opération a été exécutée "avec l’aide d’éléments relevant du Hezbollah".
Commentant les réactions aux informations diffusées par la chaîne panarabe, le parti chiite a précisé que les positions exprimées par des personnalités du 14 Mars "sur un certain nombre de dossiers se fondent sur des documents et des données fabriqués de toutes pièces et dénués de tout fondement". "Cela prouve, jour après jour, que celui qui est passé maître dans l’art de la fraude ne sait que recourir à la falsification", a poursuivi le parti dans un communiqué.
De manière générale, le Hezbollah a dénoncé les "allégations de la chaîne saoudienne al-Arabiya qui prétend se fonder sur des documents qu’elle aurait obtenus auprès de l’opposition syrienne qui invente des événements et fabrique des accusations – dont l’incident de l’assassinat de feu le député Gebran Tueni – qui ne sont liés à la réalité d’aucune manière que ce soit".
"Nous avons demandé à ce qu'une plainte soit déposée contre Hassan Abdel Rahman et un autre officier syrien et qu'ils soient interrogés sur le contenu du document" publié par al-Arabiya, a déclaré M. Harb, lors d’une conférence de presse en compagnie de la députée Nayla Tuéni.
"Nous partons du principe que nous voulons connaître la vérité, nous ne voulons pas remuer le couteau dans la plaie, nous ne voulons pas lancer des accusations sans fondement. La...


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