Le rial iranien a connu, mardi 2 octobre, 2012 une chute historique face au dollar. AFP /ATTA KENARE
Le calme régnait jeudi à Téhéran au lendemain d'échauffourées entre des protestataires et la police sur fond de baisse historique de la monnaie iranienne due aux sanctions.
Selon des témoins, les changeurs et la plupart des commerces étaient toutefois toujours fermés. Les magasins du Grand bazar, le quartier commerçant de la ville d'ordinaire très animé, étaient également pour la plupart fermés, seules quelques boutiques donnant sur la rue étant ouvertes.
Mercredi, la police est intervenue de manière musclée à Téhéran, selon des témoins, pour arrêter des revendeurs illégaux de devises accusés d'être en partie responsables de la chute vertigineuse du cours du rial iranien. Dans la foulée, la police a ordonné la fermeture de tous les magasins de Ferdossi. Des échauffourées se produites et plusieurs personnes ont été arrêtées alors que des bennes à ordures ont été incendiées et les forces de l'ordre ont été la cible de jets de pierre.
"Je devrais être fermé mais j'ai besoin de clients. Je vais peut-être fermer plus tard", explique un marchand de vêtements sous le couvert de l'anonymat, dans le Bazar étrangement calme pour un jeudi, jour de congé hebdomadaire où il est normalement bondé. "La situation ne peut plus continuer comme ça", dit-il imputant la chute du rial aux sanctions imposées à l'Iran.
La plupart des commerçants avaient déjà fermé mercredi dans le Grand bazar de Téhéran en raison des incertitudes sur la monnaie.
La police a prévenu ces commerçants que s'ils ne rouvraient pas, ils s'exposaient à des poursuites. Jeudi cependant environ 75% des magasins étaient fermés. Dans le quartier proche de Ferdossi, la police patrouillait à proximité des bureaux de change fermés.
L'Union des détaillants et des producteurs du Bazar a indiqué dans un communiqué publié par l'agence Mehr que tout le Bazar serait ouvert samedi "en présence des forces de sécurité". Elle a critiqué le gouvernement qui a "infligé des dégâts à l'économie de la nation en prenant de mauvaises décisions". De son côté, l'Association islamique du Bazar et des Commerces a imputé aux "éléments liés aux ennemis de l'islam" les incidents de la veille. "En dépit des critiques vis-à-vis de la politique économique du gouvernement et du président, (l'association) défendra jusqu'à la mort le régime et le pays", selon le communiqué.
Le rial iranien a connu mardi une chute historique face au dollar.
Mardi soir, le ministre de l'Economie Shamseddine Hosseini, avait annoncé que les autorités allaient intervenir pour "arrêter la foire aux devises" (le marché noir) en renforçant le centre de change officiel.
L'Iran est soumis à des sanctions de l'ONU à cause de son programme nucléaire controversé, renforcées par des sanctions pétrolières et bancaires américaines et européennes. L'objectif est de priver l'Iran de ses revenus pétroliers dans le but de le pousser à cesser ses activités nucléaires sensibles.
Estimant que les sanctions vont déclencher un vaste mouvement de contestation en Iran, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a dit prévoir qu'un "printemps perse succédera au printemps arabe". "L'instabilité se répand en Iran et pas seulement à Téhéran", a affirmé M. Lieberman à la radio militaire. "Il ne fait pas de doute que le mouvement de protestation va se renforcer à l'approche de l'élection présidentielle iranienne de l'été prochain", a-t-il prédit.
Selon des témoins, les changeurs et la plupart des commerces étaient toutefois toujours fermés. Les magasins du Grand bazar, le quartier commerçant de la ville d'ordinaire très animé, étaient également pour la plupart fermés, seules quelques boutiques donnant sur la rue étant ouvertes.
Mercredi, la police est intervenue de manière musclée à Téhéran, selon des témoins, pour arrêter des revendeurs illégaux de devises accusés d'être en partie responsables de la chute vertigineuse du cours du rial iranien. Dans la foulée, la police a ordonné la fermeture de tous les magasins de Ferdossi. Des échauffourées se produites et plusieurs...



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