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À La Une - Syrie

Le plan de "libération de Damas" est sur les rails, selon les rebelles

Le commandement de l’Armée syrienne libre quitte la Turquie pour s'installer en Syrie ; l'armée turque déploie canons et missiles anti-aériens à la frontière syrienne.

Un combattant de l'Armée syrienne libre dans la vieille ville d'Alep. MIGUEL MEDINA/

 

La rébellion syrienne qui combat le régime de Bachar al-Assad a annoncé samedi le transfert de son commandement central de Turquie, où il était installé depuis plus d'un an, en Syrie.

 

"Nous annonçons une bonne nouvelle à notre peuple syrien libre et héroïque (...): le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL) est entré dans les régions libérées" des soldats du régime, a annoncé le chef de l'ASL, Riad al-Assaad dans une vidéo diffusée sur internet (voir ci-dessous).

 

Le commandement central de l'ASL, formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes pour combattre les troupes du régime de Bachar al-Assad, était installé depuis plus d'un an en Turquie. Le colonel Assaad ne précise pas dans quelle région il siégera en Syrie.
Selon lui, la décision de ce transfert a été prise après des "arrangements" avec les bataillons et les brigades rebelles sur place, et que le but était de commencer "bientôt" le plan de "libération de Damas".

Des rivalités opposent Riad al-Assaad au représentant de l'ASL en Syrie, le colonel Kassem Saadeddine. Autre problème majeur au sein du groupe: les généraux à l'extérieur et même à l'intérieur peinent à assurer la coordination avec une multitude de groupuscules qui ont proliféré en Syrie et qui revendiquent une certaine autonomie.
Plusieurs groupes radicaux ont été ainsi accusés des pires violations des droits de l'Homme commises par les rebelles.

"C'est la communauté internationale qui fait pression sur l'ASL pour resserrer ses rangs, car elle s'inquiète de la montée des islamistes et jihadistes au sein de la rébellion", a affirmé à l'AFP un expert sur la Syrie sous couvert de l'anonymat.
"Ce transfert permettra au commandement d'être plus proche des combattants", a affirmé à l'AFP le général Moustapha al-Cheikh, chef du Conseil révolutionnaire supérieur qui chapeaute l'ASL.

 

 

Sur le terrain, dans l'ouest de la province d'Alep, la grande métropole du nord, de violents combats se sont déroulés tôt samedi dans les localités d'Orm et de Kafar Joum, a indiqué l'Observatoire Syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s'appuie sur un large réseau de militants.

Au moins 11 soldats syriens et cinq rebelles ont péri dans ces combats, selon cette organisation basée en Grande-Bretagne.

 

Dans cette région proche de la Turquie, des rebelles ont attaqué des barrages à Abezmo, où une femme a été tuée dans un bombardement.

"Dans cette zone, l'Etat n'a plus de présence sauf dans les postes militaires et administratifs", affirme Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. Selon lui, le régime veut à tout prix éviter que les rebelles parviennent à connecter cette partie de la province d'Alep avec celle d'Idleb, plus à l'ouest, car cela formerait une grande région insurgée aux portes de la Turquie, un pays en première ligne dans le soutien de la rébellion.

 

Dans la ville même d'Alep, théâtre d'une bataille cruciale depuis deux mois, les quartiers de Katergi, Chaar, Sakhour, Hanano, Arkoub (est) et Marjé (sud) ont été bombardés à l'aube, rapporte de son côté l'OSDH.

 

(Lire aussi : Dans la vieille ville d'Alep, la ligne de front au milieu du souk déserté)

 

Les rebelles ont par ailleurs affirmé avoir abattu samedi un chasseur gouvernemental qui survolait la ville d'Atarib, dans la province septentrionale d'Idleb.

Le 27 août, les insurgés ont abattu un hélicoptère de l'armée dans les faubourgs de Damas. Trois jours plus tard, ils annonçaient avoir détruit un avion de combat qui survolait la région d'Iblib, près de la frontière turque.

Jeudi dernier, un hélicoptère militaire s'est écrasé à Douma, près de la capitale, ont annoncé les autorités sans en fournir les raisons.

 

Dans la province de Deraa (sud), les forces de sécurité ont mené une vague d'arrestations à la ville d'al-Hara.

"Chaque jour, des dizaines de personnes sont arrêtées dans la région de Deraa", berceau de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, affirme M. Abdel Rahmane. "Certains sont libérés mais on n'a aucune idée du nombre qui reste derrière les barreaux".

Les violences ont fait samedi au moins 33 morts, dont 12 civils, à travers le pays selon un bilan provisoire de l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants. Les violences avaient fait vendredi 142 morts.

 

Homs, ville dévastée. Yazen Homsy/Reuters

 

Une zone d’exclusion aérienne bientôt instaurée ?

 

Evoquée au mois d'août par la communauté internationale, avant de disparaître du débat public, l'idée d'une zone d'exclusion aérienne, réclamée par l'opposition syrienne pour empêcher les raids aériens des forces gouvernementales sur des secteurs tenus par les insurgés, refait surface.

"Nous travaillons, pas seulement nous, mais beaucoup de pays travaillent sur cette question de zone d'exclusion aérienne, mais il est clair que pour le moment c'est très difficile à mettre en place", a déclaré un haut responsable français à Washington.

 

Un tel projet nécessite le feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, une hypothèse exclue compte tenu de l'opposition de la Russie et de la Chine, fidèles alliés de Damas.

Face à l'imposant arsenal des forces loyalistes syriennes, venant notamment de Russie, les rebelles ont réclamé aux pays occidentaux la mise en place de cette zone, tout comme l'établissement de zones-tampons, et la fourniture d'armes pour affronter le régime.

Mais les grandes puissances se sont généralement prononcées contre ces livraisons.

 

Parallèlement, côté turc, l'armée a déployé samedi des canons et des missiles anti-aériens à proximité d'un poste frontière avec la Syrie, selon les médias turcs.

L'armée a effectué le déploiement de ces armes de manière préventive à la suite de violents affrontements en Syrie pour le contrôle du poste frontière de Tall-al-Abyad, selon la chaîne NTV news.

 

Ce déploiement fait suite à un bombardement, jeudi, par les forces gouvernementales syriennes de la ville de Sanliurfa située à la frontière dans le sud-est du pays et au cours duquel deux Turcs ont été blessés, alors qu'elles tentaient de reprendre cette position aux rebelles. Ces civils ont été blessés par des éclats d'obus qui ont explosés du côté syrien de la frontière. Un autre projectile trouvé à proximité et qui n'a pas explosé, a été désamorcé.

 

 

Lire aussi :

Des rebelles syriens attaquent un poste de l'armée libanaise à Arsal


Témoignage:

Dans les geôles syriennes, « la torture commençait à 23h00 et finissait vers 4h00 du matin »

 
La rébellion syrienne qui combat le régime de Bachar al-Assad a annoncé samedi le transfert de son commandement central de Turquie, où il était installé depuis plus d'un an, en Syrie.
 
"Nous annonçons une bonne nouvelle à notre peuple syrien libre et héroïque (...): le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL) est entré dans les régions libérées" des soldats du régime, a annoncé le chef de l'ASL, Riad al-Assaad dans une vidéo diffusée sur internet (voir ci-dessous).
 
Le commandement central de l'ASL, formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes pour combattre les troupes du régime de Bachar al-Assad, était installé depuis plus d'un an en Turquie. Le colonel Assaad ne précise pas dans quelle région il siégera en Syrie.Selon lui, la décision de ce transfert a été prise après des...
commentaires (2)

Le plan peut être sur les rails, sans train pas de voyage !

SAKR LEBNAN

07 h 48, le 23 septembre 2012

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Commentaires (2)

  • Le plan peut être sur les rails, sans train pas de voyage !

    SAKR LEBNAN

    07 h 48, le 23 septembre 2012

  • Une guerre civile qui semble bien longue comme la guerre civile libanaise de 1975 . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 17, le 23 septembre 2012

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