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À La Une - L'homme De La Semaine

Birkenfeld : ex-banquier, ex-détenu, délateur, et heureux récipiendaire 104 millions USD

Une affaire de fisc.

L'ancien banquier devenu délateur des fraudeurs fiscaux, Bradley Birkenfeld, s'adressant à la presse, le 8 janvier 2010, juste avant d'entrer en prison. Le 11 septembre 2012, Le fisc américain a annoncé lui avoir versé une récompense de 104 millions pour les informations qu'il a données. REUTERS/Tim Shaffer/Files

Le fisc américain a versé une récompense record de 104 millions de dollars à Bradley Birkenfeld, un ex-employé d'UBS, qui avait livré des informations sur les fraudes commises par des clients de la banque suisse.

Il s'agirait de la plus importante récompense jamais remise à un délateur aux Etats-Unis et la première récompense majeure offerte en vertu de la loi sur les fraudes fiscales, a annoncé mardi le Centre national des informateurs (National Whistleblowers Center).

 

La délation de ce ressortissant américain, qui travaillait pour UBS à Genève, a conduit la banque suisse à payer 780 millions de dollars et à livrer au fisc américain les noms de centaines de fraudeurs, au terme d'un long bras de fer, en 2009, sur le secret bancaire entre les autorités américaines et suisses.

 

La législation américaine prévoit, pour les dénonciateurs, une récompense allant jusqu'à 30% des sommes récupérées par le fisc. Selon le Centre national des informateurs, le Trésor américain a récupéré à ce jour cinq milliards de dollars en retour sur impôts, amendes et pénalités.

 

"Les informations complètes fournies par ce dénonciateur étaient exceptionnelles à la fois par leur ampleur et leur étendue" et ont permis des "actions sans précédent contre UBS", se sont félicités les services fiscaux américains (IRS) pour justifier cette récompense. "Birkenfeld a fourni des informations sur le comportement du contribuable que l'IRS avait été incapable de détecter, a procuré une coopération exceptionnelle, identifié des connexions entre les parties et les transactions", a ajouté le fisc américain dans son rapport.

 

L'ancien banquier estimait avoir dénoncé "le plus gros scandale de fraude fiscale du monde", après avoir démasqué 19.000 clients d'UBS, qui auraient investi environ 20 milliards de francs suisses (13,5 milliards d'euros) dans la banque suisse. Il avait cependant été condamné en août 2009 à trois ans et quatre mois de prison après avoir plaidé coupable d'incitation à la fraude fiscale. Il a reconnu avoir omis de dénoncer son plus gros client, le promoteur immobilier californien Igor Olinicoff, qu'il a aidé à cacher 200 millions de dollars d'actifs en Suisse et au Lichtenstein.

 

Le dénonciateur, qui estimait qu'environ 90% de ses clients plaçaient leur argent chez UBS afin d'échapper au fisc de leur pays, avait détaillé aux services américains les différentes techniques employées par UBS pour placer discrètement l'argent des clients étrangers et les moyens d'échapper à la vigilance des autorités.

Il avait expliqué notamment comment il avait acheté des diamants à Genève avant de les transporter dans un tube de dentifrice pour les remettre à un client qui les attendait aux Etats-Unis. Il avait rapporté aussi comment les relevés bancaires étaient dissimulés dans un coffre en Suisse jusqu'au jour où les clients venaient eux-mêmes les consulter avant de les passer au broyeur.

 

"Aujourd'hui est un grand jour pour les dénonciateurs. Aujourd'hui est un grand jour pour la grande majorité des Américains qui travaillent et payent leurs impôts", a déclaré mardi l'un des avocats du délateur, Dean Zerbe. "Avec 5 milliards de dollars récupérés à ce jour, la récompense représente un peu moins de deux cents par dollar collecté par le Trésor. Cela constitue probablement le plus gros retour sur investissement dans l'histoire du gouvernement fédéral", a ajouté l'avocat.

 

Les services fiscaux américains "envoient aujourd'hui 104 millions de messages aux informateurs à travers le monde pour leur dire qu'il y a maintenant une manière sûre de dénoncer des fraudes fiscales et que l'IRS les récompense", a-t-il estimé avec son associé. "L'IRS envoie également 104 millions de messages aux banques à travers le monde pour leur dire d'arrêter de laisser faire les tricheries fiscales car vous serez attrapées", ont ajouté Mes Stephen Kohn et Dean Zerbe.

 

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Le fisc américain a versé une récompense record de 104 millions de dollars à Bradley Birkenfeld, un ex-employé d'UBS, qui avait livré des informations sur les fraudes commises par des clients de la banque suisse.
Il s'agirait de la plus importante récompense jamais remise à un délateur aux Etats-Unis et la première récompense majeure offerte en vertu de la loi sur les fraudes fiscales, a annoncé mardi le Centre national des informateurs (National Whistleblowers Center).
 
La délation de ce ressortissant américain, qui travaillait pour UBS à Genève, a conduit la banque suisse à payer 780 millions de dollars et à livrer au fisc américain les noms de centaines de fraudeurs, au terme d'un long bras de fer, en 2009, sur le secret bancaire entre les autorités américaines et suisses.
 
La législation américaine...
commentaires (3)

ben beurk surtout pour l'UBS...

GEDEON Christian

11 h 18, le 12 septembre 2012

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Commentaires (3)

  • ben beurk surtout pour l'UBS...

    GEDEON Christian

    11 h 18, le 12 septembre 2012

  • Beurk! Pour l'ex-employe de UBS et pour les 104 millions de dollars qu'il a empoches!

    Michele Aoun

    05 h 53, le 12 septembre 2012

  • Purée! Si je travaillai dans une banque libanaise, je serai millionnaire en moins de deux ans (à la condition de ne pas passer par la case prison).

    Daniel Lange

    03 h 59, le 12 septembre 2012

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