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Liban

Le second tome des « Secrets de la guerre du Liban » : un regard sur 1982-1984

Publication L’écrivain et journaliste français Alain Ménargues a présenté hier aux journalistes son nouvel ouvrage sur la guerre libanaise.
12/09/2012

Après son premier livre sur Les Secrets de la guerre du Liban, du coup d’état de Bachir Gemayel aux massacres des camps palestiniens, publié en 2004, l’écrivain français Alain Ménargues a présenté hier le second tome de l’ouvrage, Des massacres de Sabra et Chatila au voyage d’Amine Gemayel à Damas. Ce pavé de plus de 600 pages, édité par la Librairie internationale en français et en arabe, revient sur les événements de la guerre libanaise allant de 1982 à 1984.
Interrogé par L’Orient-Le Jour sur les circonstances dans lesquelles il publie ce second ouvrage, M. Ménargues indique qu’il s’agissait à la base d’un seul livre, mais, comme il faisait quelque 1 600 pages, il a été publié en deux tomes.
Concernant ce qui le pousse à écrire sur cette période en particulier, il rappelle qu’il était journaliste à Beyrouth à cette époque. « J’étais fasciné par le dessous des cartes de la présence israélienne, explique-t-il. Je ne veux pas en rapporter les circonstances, mais j’ai réussi à obtenir une grande partie des archives des Forces libanaises de l’époque, qui m’a servi de trame. J’ai néanmoins complété cette documentation par 350 interviews pour vérifier les informations que je comptais utiliser. Chacune des données a été ainsi confirmée par deux autres personnes au moins ou alors par un texte écrit original. Dans le premier tome, je raconte par exemple que Michel Aoun, alors colonel, avait écrit sur un cahier à spirales un projet de coup d’État. J’ai vu le texte en question, donc je n’avais pas besoin de confirmation. »
Étaient-ils nombreux à protester suite aux informations parues dans le premier tome ? « Certains n’étaient pas contents, répond-il. Une seule personne a voulu m’intenter un procès, mais c’est parce qu’elle n’était pas citée dans le livre, pour une raison qui m’est personnelle. Or elle se vante d’avoir été l’auteure de telle ou telle action, ce qui est vrai par ailleurs. »
Il ajoute : « Toutefois, j’ai été très surpris par le nombre de jeunes qui m’ont écrit après la parution du livre pour me demander davantage de précisions. Pour moi, le drame du Liban est de n’avoir pas de livre d’histoire. »
À la question de savoir si le second tome pourrait contenir des informations qui surpendraient le public, M. Ménargues répond simplement : « Je le pense. »
Quelle est l’importance d’approfondir aujourd’hui les connaissances sur la période 1980-1984 ? « Les Libanais ont parfois la mémoire courte, volontairement ou involontairement, dit-il. À cette époque, il y avait eu l’élection (de l’ancien président de la République) Amine Gemayel, jusqu’à la visite de celui-ci à Damas, en passant par l’épisode de l’accord du 17 Mai et la guerre de la Montagne. C’est énorme. L’époque de Bachir a représenté la montée en puissance d’Israël au Liban. Avec Amine, il y a eu, après des atermoiements, le retour de l’influence syrienne. Et cela a eu une incidence sur toute la suite. »
Par ailleurs, M. Ménargues dit préparer deux autres ouvrages sur le Liban : il termine un livre sur la guerre (israélienne) de 2006 et mène « une enquête sur l’enquête sur l’assassinat de (l’ancien Premier ministre) Rafic Hariri (en 2005) ».

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Henoud Wassim

Amnistie! Amnésie! Cachez-donc ces horreurs qu'on ne saurait voir. Il faut savoir profiter du temps qu'on nous permet de vivre avant la prochaine déflagration. Et quand on voit tous ces apprentis bouchers transformés par la grâce de Dieu sait qui, en doux bergers veillant sur leurs bêlants troupeaux, on comprend pourquoi cette terre a toujours été la terre des croyances... Car on est prêt à tout croire pour éviter d'utiliser son bon sens et son intelligence.

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