Choucair appelle le gouvernement à décréter l’état d’urgence économique
OLJ /
le 22 août 2012 à 00h32
M. Choucair a mis en garde le gouvernement contre les faillites à répétitions de centaines d’entreprises privées.
Le président de l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Liban, Mohammad Choucair, a appelé hier le gouvernement à décréter l’état d’urgence économique dans le pays. Ce n’est pas la première fois que les instances économiques tirent la sonnette d’alarme sur ce qu’elles considèrent être une « année catastrophique pour l’économie ». « Nous avons atteint une telle dégradation de la situation que les solutions traditionnelles ne suffisent plus et des mesures radicales devraient être prises rapidement », a indiqué M. Choucair. Il a évoqué des « faillites à répétition dans les institutions du secteur privé », mettant en garde contre « l’extension de cette dynamique à toutes les entreprises dans le privé, spécialement dans les secteurs du tourisme et du commerce ». Le président des Chambres de commerce a également averti de la menace pesant sur « des milliers de travailleurs qui sont en voie d’être licenciés ». « Tout le monde attendait la saison estivale pour redynamiser l’activité économique et permettre aux entreprises privées de compenser les pertes subies au cours des premiers mois de l’année », a indiqué M. Choucair, qui a déploré que les événements sécuritaires à répétition depuis plusieurs semaines aient plombé tous les espoirs. Selon lui, les réservations dans les hôtels ont chuté de 90 %, avec des taux d’occupation ne dépassant pas les 20 % à Beyrouth et 10 à 15 % dans les régions. Quant aux marchés commerciaux, leur activité a chuté en moyenne de 50 % et jusqu’à 90 % dans certaines régions. Il a également évoqué les investissements étrangers qui ont connu un recul important, dû à la frilosité des investisseurs des pays du Golfe. « C’est le destin de centaines d’entreprises et de milliers de familles qui est en jeu, le destin de l’économie du pays tout entière ! » a répété M. Choucair, qui a indiqué que c’était de son devoir d’alerter la société civile de la gravité de la situation, « afin qu’elle puisse exercer un réel pouvoir de pression sur les autorités publiques ».
Le président de l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Liban, Mohammad Choucair, a appelé hier le gouvernement à décréter l’état d’urgence économique dans le pays. Ce n’est pas la première fois que les instances économiques tirent la sonnette d’alarme sur ce qu’elles considèrent être une « année catastrophique pour l’économie ». « Nous avons atteint une telle dégradation de la situation que les solutions traditionnelles ne suffisent plus et des mesures radicales devraient être prises rapidement », a indiqué M. Choucair. Il a évoqué des « faillites à répétition dans les institutions du secteur privé », mettant en garde contre « l’extension de cette dynamique à toutes les entreprises dans le privé, spécialement dans les secteurs du tourisme et du...
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